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 Netflix and chill ▼ Eames

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MessageSujet: Netflix and chill ▼ Eames   Jeu 5 Nov - 2:12


Eames & Adalyn

Netflix and chill.
Dix-neuf heures cinquante. Adalyn est confortablement installée sur son fauteuil préféré, un verre de vin à la main, attendant sagement que la pizza commandée soit livrée à sa porte. Même si la journée n’a pas été particulièrement chargée, elle est complètement crevée, et n’a qu’une seule envie : regarder deux ou trois épisodes de sa série du moment, et rejoindre les bras de Morphée le plus tôt possible. Elle est toujours dans cet état, lorsqu’elle boucle une enquête. Après des jours entiers où elle est portée par l’adrénaline propice à l’action, elle se retrouve complètement épuisée. D’autant plus qu’elle doit actuellement s’adapter à un nouvel environnement de travail, à de nouveaux collègues, à un nouveau mode de vie. Par chance, sa relation avec son partenaire n’est plus aussi tendue qu’au premier jour. Oh, Eames est toujours très malcontent de la situation, et il ne se gêne absolument pas pour le lui faire savoir. Mais Adalyn a rapidement appris qu’il vaut mieux ne pas prendre ses remarques au sérieux, et elle embarque un peu dans son jeu, multipliant les blagues jusqu’à ce qu’il cède. S’il bougonne continuellement, il perd parfois son masque agacé pour lui offrir un éclat de rire sincère, et ces petits moments lui prouvent bien qu’au fond, il ne la déteste pas complètement. Et puis, leurs méthodes de travail se ressemblent suffisamment pour qu’ils ne s’arrachent pas les cheveux en tentant de comprendre leurs points de vue respectifs. Sur le terrain, elle le laisse souvent aller de l’avant, se contente pour l’instant d’intervenir lorsque le besoin s’en fait réellement sentir. Le seul endroit où elle s’impose véritablement, c’est en salle d’interrogatoire, où elle boucle ses entretiens en un temps record, justifiant le tout sur son instinct infaillible de policière. Jusqu’à maintenant, jamais on ne l’a remise en doute, parce que jamais elle n’a tort.

Aujourd’hui, ils ont réussi à conclure une enquête particulièrement complexe, qui trainait depuis plusieurs semaines. Dès ses premiers jours avec Eames, Adalyn s’était mise au courant du dossier, et c’est ce matin qu’elle avait enfin interrogé le principal suspect. En le manipulant à l’aide de questions particulièrement précises, guidée par son don de détection du mensonge, Adalyn avait enfin réussi à le coincer et il se trouvait présentement derrière les barreaux jusqu’à son procès. Elle avait eu droit aux félicitations du chef en personne, et même Eames lui avait laissé savoir qu’elle avait fait un bon travail. Sur le coup, elle l’avait invité à passer chez elle en soirée pour célébrer la fin de leur première enquête commune. Une remarque passée à la blague, sans plus. Ce n’est pas qu’elle ne souhaitait pas réellement fêter l’événement, mais plutôt qu’elle n’avait pas l’impression qu’Eames et elle étaient suffisamment proches pour se voir en dehors des heures de travail. Elle avait donc quitté le travail sans en rediscuter avec lui. Quelques heures plus tard, la voilà dans un état très végétatif : vêtue d’un vieux pyjama informe et d’un pull du FBI, sa longue chevelure ramassée dans un chignon chaotique sur le dessus de sa tête. Le livreur de pizza sera sans doute amusé par son état délabré, mais elle s’en fiche complètement. D’ailleurs, lorsqu’elle entend cogner à sa porte, elle se lève avec enthousiasme, se dirigeant vers la porte son portefeuille en main.

« Eames?! » La totale surprise dans sa voix et son visage. Elle recule d’un pas, soudainement très mal à l’aise dans ses vêtements informes, et sent qu’elle rougit légèrement au niveau des joues. Elle porte d’ailleurs ses mains à ses joues, pouffant d’un rire timide en secouant la tête. « Je… Bonsoir! Je suis désolée, je ne m’attendais pas à… C’était une blague, cet après-midi. Mais je suis heureuse de te voir! Entre! » Elle ferme la porte derrière lui, se mordant l’intérieur de la joue pour ne pas laisser libre court à l’éclat de rire qui monte en elle. « Tu veux quelque chose à boire? J’ai une bouteille de rouge déjà ouverte, sinon je peux sans doute trouver autre chose.. » L’un des nombreux avantages à vivre avec Ramsay, c’est qu’on ne manque jamais d’alcool dans la maison.


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MessageSujet: Re: Netflix and chill ▼ Eames   Jeu 5 Nov - 4:55



Netflix and Chill.
Adalyn &Eames.

Cela faisait maintenant deux semaines que je devais me coltiner une coéquipière. Etonnamment, malgré la première journée qui s’était un peu mal passée, jusqu’à maintenant, c’était tenable. Je n’allais pas jusqu’à dire qu’on était devenus des supers amis, qu’on était inséparables ou que je l’appréciais, mais au moins, par chance, je pouvais dire par contre qu’au travail, tout se passait à peu près bien. On va dire que j’aurais pu tomber sur bien pire qu’elle, même si, au fond de moi, je préférais quand même me retrouver seul. Je n’avais pas encore l’habitude de devoir travailler en duo, et de temps à autre, ou plutôt assez souvent, je faisais comme si elle n’existait pas. Ce n’était pas très sympa, mais voilà. J’étais comme ça et il me faudra un temps d’adaptation. Oar chance aussi, elle était assez compréhensive et elle avait aussi tendance à travailler de son côté. C’était un bon point. Et sur le terrain, elle me laissait prendre les devants. Je ne sais pas si elle était déjà comme ça avant ou si elle faisait des concessions pour moi, mais heureusement qu’elle était comme ça. Malgré tout ça, justement, je n’allais pas dire que tout se passait pour le mieux. J’étais très bien seul.

Aujourd’hui, par contre, avait été une bonne journée. Depuis son arrivée, on planchait tous les deux sur un homicide. Une femme avait été retrouvée dans une ruelle, dans le coin mal famé d’Edinbourg, qui s’étai avéré être plus tard une prostituée. Pas de chance. Et je commençais légèrement à perdre patience, tellement ce dossier était simple comparé à d’autre, que je ne comprenais pas pourquoi on n’arrivait pas à le boucler. Ce qui n’aidait pas du tout mon humeur du moment, où je me prenais pour une sous-merde. Rien n’allait. Pour ne pas aider, je ressentais constamment le manque, et j’essayais de le cacher tant bien que mal à Adalyn. Je ne voulais pas qu’elle me fasse un commentaire. Qu’elle me juge sans me connaître. Ça m’était déjà arrivé, et oui, ça m’avait blessé, et j’avais aussi pris conscience de mes faits et gestes. J’essayais gentiment d’arrêter, mais c’était trop dur. Là ça faisait environ trois jours que j’en avais plus touchés, et l’effet de manque affectait tout mon être. Mon humeur, ma concentration. Tout. J’étais beaucoup plus irritable aussi. Je commençais donc à désespéré de n’arriver à rien. Jusqu’à aujourd’hui. Nous avions convoqués plusieurs présumés suspects au commissariat, et nous nous étions repartis les interrogatoires, jusqu’au moment où Adalyn vint me rejoindre pour me dire qu’elle avait une touche. Et effectivement, elle avait fait mouche. Elle avait trouvé le bon suspect, qui s’était mis à table en moins de deux. J’étais surpris par son efficacité. Non pas que je m’étais en doutes ces compétences, surtout que c’était une femme, mais … il y avait quelque chose qui ne sonnait pas juste. C’était étrange. Je n’avais jamais vu quelqu’un réussir des interrogatoires autant bien qu’elle. Je me promis d’en apprendre plus. J’avais beau être doué pour interroger les gens, être un des meilleurs de la brigade, surtout avec la formation que j’avais suivi, mais elle, elle avait tendance à me battre, sans rien. Comme si c’était naturel chez elle, et je n’appréciais guère ça. En début de soirée, quand nous avons enfin mis un point final au dossier, le classant au bon endroit, sur le ton de la plaisanterie, elle m’avait invitée à manger chez elle, pour fêter la première enquête bouclée en duo. J’étais un peu sceptique et je ne répondis à rien, avant de lui souhaiter une bonne soirée et de partir.

Arrivé chez moi, j’allais directement me changer, pour me mettre plus à l’aise, en tenue d’intérieur, avant de ressortir avec Odin, mon chiot. Pour la grande ballade du soir. De retour, je partis sous la douche, et tout en me savonnant, je me demandais comment prendre exactement l’invitation de la jeune femme. Certes, elle rigolait, mais, je ne sais pas. C’était comme si c’était pour cacher son malaise. Et en même temps, je me disais pourquoi pas ? Plutôt que rester à la maison et broyer du noir, en laissant ses pensées vagabonder en des terrains minets. Je pris donc ma décision, et je décidais donc de me rendre chez elle. Sans trop savoir pourquoi. C’était sur un coup de tête. Je retournais dans ma chambre pour m’habiller, et au lieu d’enfiler un costard comme à mon habitude au boulot, je choisis un simple jeans et un t-shirt noir, tout simple. Je me coiffais rapidement, j’enfilais ma veste et je sortis de chez moi, sans avoir pris préalablement mon arme avec moi. Je ne sortais jamais sans. Sauf que, gros problème, je ne connaissais pas son adresse. Je retournais donc chez moi, dans mon bureau, ou mon ordinateur était connecté avec celui de mon bureau, et en quelques clics j’avais trouvé son domicile. Je ressortis, avec l’adresse notée sur un petit bout de papier. Apparemment, elle ne vivait pas seule. Son adresse correspondait à un certain Ramsay McGoraith. Perplexe, je me demandais qui c’était.

Une vingtaine de minutes après être sorti de chez moi, j’étais devant chez lui. J’avais choisi d’y aller à pied, son appartement n’étant pas loin du mien. En chemin, je m’étais arrêté pour acheter une bouteille de vin. J’étais peut-être un beau salop avec tout le monde en ce moment, ça ne se faisait pas d’arriver les mains vides, surtout quand on nous invitait. Mais il ne fallait pas qu’elle se fasse des idées dans la tête. C’était par simple politesse. Rien d’autre. Aux environs des 20h, pile à l’heure, je toquais chez elle. Quelle ne fut pas ma surprise quand elle m’ouvrit. Et pour dire, elle avait l’air tout autant surprise que moi. Sa coupe de cheveux ne ressemblait à rien, tirée en un chignon désordonné, son bas … mon dieu. Je dû me retenir de rire sur le moment. Elle portait un bas de pyjama rose pâle, avec la fée clochette partout. Et pour haut, un vieux pull à l’effigie du FBI. Je restais un moment interdit, croyant à une hallucination. « Eames ?! ». Soit, elle avait l’Alzheimer avant l’âge, soit … c’était moi qui avait mal compris. Je n’avais qu’une envie, fuir d’ici le plus vite possible, retrouver mon chez moi, déboucher la bouteille de vin et en profiteur tout seul. Mais en même temps, je devais la confronter sur certains points et c’était la bonne occasion de le faire. « Je … Bonsoir ! Je suis désolée, je ne m’attendais pas à … C’était une blague, cet après-midi. Mais je suis heureuse de te voir ! Entre ! ». Au bout de quelques secondes de réflexion, je décidais tout de même de rentrer, juste pour la voir galérer. Ce n’était pas tous les jours avec un tel accoutrement. Et puis bon, je m’étais déplacé et je ne voulais pas que ça soit pour rien. Un sourire narquois s’afficha de mon visage. Je ne pouvais pas m’en empêcher. « Tu es très charmante ce soir, dis-moi ! Je vois que tu as fait la totale ». Pendant un court instant, mes pensées divaguèrent, et je me mis à l’imaginer avec des poils sur les jambes, de trois kilomètres de long. Vu son habillement, ça ne m’étonnerai même pas qu’elle ne se rase plus. Surtout en hiver. La plupart du temps, c’était caché par des pantalons. Rien que le fait d’y penser, cela me fit encore plus sourire. Mon dieu. Je lui tendis la bouteille de vin. « J’ai pris ça sur le chemin, pour toi, vu que je pensais que … fin voilà quoi ». J’haussais les épaules. Tout de même un peu mal à l’aise de me retrouvé là. Je me sentais soudainement con. « Tu veux quelque chose à boire ? J’ai une bouteille de rouge déjà ouverte, sinon je peux sans doute trouver autre chose ». Je secouais la tête, avant de déposer ma veste en cuir non loin de là, sur un meuble, et de pénétrer plus profondément dans la pièce. Je rejoignis assez rapidement le salon, tout droit devant, et je m’affalais sur le fauteuil, comme si j’étais chez moi. Je remarquais à la va-vite son ordinateur portable ouvert, sur Netflix et j’haussais un sourcil. Programme avorté chérie. Je tournais la tête vers elle. « Un Whisky s’il-te-plaît … bien dosé si possible, j’en ai vraiment besoin là ». Je regardais tout autour de moi. La décoration n’était pas vraiment à mon goût, mais après tout, chacun les siens. Jusqu’à maintenant, je n’avais pas vraiment l’impression qu’elle habitait avec quelqu’un. C’était plutôt féminin. Et il y régnait un peu de bazar ça et là. Je levai les yeux au ciel. Ce n’était vraiment pas comme chez moi. Je me tournais de nouveau elle, soupirant, sur le point de lui demander ce qu’on allait manger pour finir, vu qu’apparemment, rien n’avait été fait, quand on sonna à la porte d’entrée.


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MessageSujet: Re: Netflix and chill ▼ Eames   Lun 9 Nov - 5:37


Eames & Adalyn

Netflix and chill.
Debout face à Eames dans son vieux pyjama informe, Adalyn se sent plutôt mal. C’est la première fois qu’elle voit Eames en dehors d’un contexte professionnel, et elle aurait apprécié être un peu plus présentable pour le faire. Pas qu’elle souhaite l’impressionner… mais disons qu’elle déteste être ainsi prise au dépourvu. Par ailleurs, il ne doit pas se gêner pour la juger présentement. Vêtements confortables mais hideux, cheveux attachés n’importe comment, portable branché sur Netflix, la pizza qui va arriver d’une minute à l’autre… Il doit sans doute se dire qu’elle n’est qu’une pauvre fille paumée. Ce qu’elle est, sans doute. « Tu es très charmante ce soir, dis-moi ! Je vois que tu as fait la totale. » Elle éclate de rire, d’un rire franc, libérateur. C’est sans doute la première fois qu’elle partage une telle hilarité face à Eames, et déjà, elle se sent mieux malgré sa gêne initiale. « Oui, je voulais faire un effort particulier pour toi, ce soir. J’espère que tu apprécies la délicatesse! », ricane-t-elle, entrant dans son jeu. « J’ai pris ça sur le chemin, pour toi, vu que je pensais que … fin voilà quoi. » Elle prend la bouteille de vin dans sa main, réellement surprise par l’attention, et observe un court instant l’étiquette avant de lever son regard vers Eames. Elle ignore quoi dire, tant le geste d’Eames la prend par surprise. On parle toujours de l’homme qui s’efforce quotidiennement de lui montrer à quel point sa présence l’irrite? Il faut croire qu’il ne la déteste pas complètement. Un sourire apparaît sur ses lèvres, et elle pose une main sur l’épaule d’Eames. « Merci. Vraiment, j’apprécie! » En se dirigeant vers l’armoire où les bouteilles d’alcool sont rangées, elle ne cesse de se mordiller la lèvre inférieure, cherchant un moyen de chasser le malaise qui semble s’installer entre eux lentement, mais sûrement. Elle sort la bouteille de whisky, lui en sert un triple, et décide de s’en prendre un elle aussi, même si elle n’apprécie pas particulièrement les alcools forts. Elle ajoute quelques glaçons dans le sien, mais préfère laisser le choix à Eames, et c’est ainsi qu’elle revient vers lui avec deux verres : un rempli d’alcool, l’autre rempli de glaçons. Au passage, elle remarque que le regard d’Eames explore tranquillement la maison, et elle rit doucement en jetant elle-même un coup d’œil aux alentours. La première fois qu’elle avait posé les pieds ici, elle n’était pas trop certaine de réellement vouloir emménager. Avec les poules dans la cour arrière, le jardin mal entretenu, et le petit bazar qui traînait un peu partout, Adalyn était très loin de son élément. Mais Ramsay avait su la séduire, amicalement parlant, et elle avait décidé de se donner une chance. Jamais elle ne l’avait regretté. En moins de quelques jours, elle s’était aussitôt sentie chez elle dans cette petite maison, malgré toutes ses imperfections. « Désolée pour les traîneries. On manque un peu de temps, mon coloc et moi… » En fait, elle remarque que ce sont surtout des choses à Ramsay qui traînent un peu partout, mais elle refuse de mettre toute la faute sur lui. Solidarité oblige.

Elle tend son verre pour trinquer avec Eames, quand la sonnette de la porte entrée retentit. Elle hausse les sourcils, interrogeant Eames du regard – il ne manquerait plus qu’il ait prévenu tous leurs collègues qu’elle les invitait pour la soirée. Mais elle réalise presque immédiatement que c’est simplement le livreur de pizza, et elle s’empresse de le payer pour se débarrasser de lui et de son sourire moqueur face à son apparence débraillée. Ces mecs, ils ne comprendront jamais tout le confort des vêtements informes. Il faut toutefois dire qu’en ce moment, elle ne se sent plus trop confortable… « Tu me laisses une seconde? », demande-t-elle, allant poser la pizza sur un comptoir de la cuisine avant de monter à l’étage. Elle retire son pull et son pantalon, pour enfiler un jeans et un débardeur noir, et redescend rejoindre son collègue, le tout ne lui ayant pris qu’une minute. Dans les escaliers, elle défait ses cheveux, qui retombent le long de son dos dans une cascade ondulée. Au moins, elle n’aura plus l’air complètement ridicule à côté de lui. « Tu as faim? », lance-t-elle en se dirigeant de nouveau vers la cuisine, où elle sort deux assiettes d’une armoire et des couverts d’un tiroir. Puis, mettant le tout en équilibre sur la boîte de pizza qui dégage un parfum appétissant, elle se rend vers la salle à manger. « Eames? », demande-t-elle soudainement, arrêtant son geste alors qu’elle est tout près de la table. « Je suis vraiment désolée de ce malentendu. Je ne veux pas que… enfin, que tu regrettes d’être venu. En fait, je suis plutôt heureuse que tu sois là. » Elle laisse son regard posé sur lui quelques secondes, et se dépose finalement la vaisselle sur la table, qu’elle place rapidement. « Pour la peine, je te dois un repas. Je te cuisinerai n’importe quoi! », lance-t-elle d’une voix enthousiaste, bien décidée à ne pas se laisser abattre par la situation un peu gênante.


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MessageSujet: Re: Netflix and chill ▼ Eames   Mer 11 Nov - 2:19



Netflix and Chill.
Adalyn &Eames.

J’étais assis depuis environ une petite quinzaine de minutes – dieu que le temps passait vite – quand elle me servi enfin mon verre de whisky. Je sentais que j’en aurais besoin de plus d’un pour réussir à supporter cette soirée. Enfin, non pas que je ne voulais pas me retrouver là, mais c’était tout simplement le fait qu’elle propose quelque chose – et d’ailleurs, je ne savais toujours pourquoi j’avais accepté, alors qu’elle l’avait dit sur le ton de la rigolade – et que pour finir, il n’y avait rien. Elle n’avait fait aucun effort. Alors oui, le whisky me fera le plus grand bien, en sachant que j’aurais pu passer ma soirée ailleurs. Pas forcément dehors à arpenter les bars, mais tout simplement chez moi, comme j’avais prévu de le faire à la base. Rester seul avec mes pensées. Avec … Non rien. Il fallait juste que j’y arrête de penser, avant de me faire encore plus de mal. En tout cas, ce qui était bien pour le moment, c’est qu’en jetant un regard à mon verre, j’avais constaté qu’elle n’y était pas allée de main morte avec la boisson. Bon point pour elle. Je lève mon verre dans sa direction, pour trinquer avec elle, au même moment qu’elle. Je lui souris légèrement quand la sonnette se mit à retentir. Je levais les yeux : quoi encore ? Soupirant, je regardais devant moi, laissant ma collègue allait voir ce qui se passait. Après tout, elle était chez elle. Pendant ce cours laps de temps, je me demandais si, à la fin de mon verre, j’allais déguerpir d’ici ou bien pas. Apparemment je n’avais tout simplement rien à faire là. C’était comme si ma présence était de trop. J’étais toujours en train de me questionner quand sa voix se fit entendre de la cuisine « Tu me laisses une seconde ? ». Je ne répondis pas, j’haussais tout simplement les épaules, tout en sachant qu’elle ne me verrait pas faire. Quoi répondre de toute façon ? Elle était chez elle après tout, je me voyais mal lui dire : non, tu ne peux pas. C’était d’une bêtise, mais je comprenais parfaitement le sens de sa question, c’était juste une habitude que certaines personnes avaient prises. De tout tourner en question. Je bus encore quelques gorgées de mon verre, ne finissant pas tout de suite, n’osant pas vraiment me resservir. Je n’étais pas vraiment du genre à faire comme chez moi, quoique des fois si, mais pas là, et je restais assis bien sagement sur le canapé, pendant … deux minutes. Il me manquait quelque chose avec ce whisky et c’est pour cela que je décidais de me lever et de me diriger vers la porte-fenêtre en face de moi, qui devait certainement donné sur le jardin. Je savais qu’Adalyn fumait, l’ayant déjà vu faire avec moi, durant les quelques pauses ou sur le terrain, mais je ne savais pas du tout par contre si elle s’autorisait à fumer à l’intérieur, et de ce fait, je préférais sortir pour savourer ma dose de nicotine.

Une fois dehors, quelle ne fut ma surprise de nouveau d’entendre des gloussements provenant d’un peu plus loin de l’endroit d’où je me trouvais. Allumant ma cigarette, je sortis en même temps mon téléphone portable pour faire un peu de lumière, et là, dans un coin du jardin, des poules. Enfermées dans leurs enclos. Je me passais une main dans les cheveux, me demandant ou j’avais bien pu atterrir. Déjà son look digne de la reine d’Angleterre, et voilà maintenant qu’elle avait ou plutôt avaient, vu qu’elle m’avait dit un jour qu’elle habitait en colocation, une basse-cour derrière leur maison. J’avais vraiment envie de m’enfuir dans cet endroit, de rentrer chez moi. Je me ferais certainement du mal à rester seul, à me flageller l’esprit, mais au moins, y aurai tout le confort que je voulais. Tirant sur ma cigarette, j’avais donc pris ma décision quand je l’entendais m’interpeler. Je ne l’avais pas du tout entendue descendre, et étant toujours en train de fumer, je restais au bord de la porte, une moitié du corps dedans et l’autre dehors. « Tu as faim ? » Quoi dire ? C’était mal venu de lui dire que pour finir non, je n’avais plus faim, et que je voulais juste partir d’ici. Je me fis violence, m’obligeant à rester quand même encore un peu, avant de décamper. J’allais faire un effort. Une heure au grand max, et ensuite, au revoir. Je finis ma cigarette, la jetant dans une cendrier déjà bien rempli, vive la propreté dans cette maison, et je rentrais, la rejoignant à la cuisine. Pour simple réponse, j’haussais les épaules. Je n’avais déjà pas spécialement faim, mais encore moins d’une pizza, mais je n’allais pas vraiment la contredire. « Sincèrement, pas vraiment. Tu peux seulement la manger toi ». Je la suivis tout de même dans la salle à manger, avant de retourner au salon, embarquant la bouteille de whisky, pour me resservir et je m’assis, pendant qu’elle installait la table. Quand elle ouvrit le carton de la pizza, je grimaçais, si au moins elle avait un bon aspect, mais même pas. Décidément, tout était contre moi ce soir. Je me demandais toujours ce qui m’avait bien poussé à venir ici. Je commençais gentiment à le regretter. Rien contre ma collègue, mais voilà. « Eames ? », je me retournais vers elle, haussant un sourcil. « Je suis vraiment désolée de ce malentendu. Je ne veux pas que … enfin, que tu regrettes d’être venu. En fait, je suis plutôt heureuse que tu sois là. Pour la peine, je te dois un repas. Je te cuisinerais n’importe quoi ! ». Je fis la moue. « Comme ce soir ? Non, ce n’est pas bon. Tu n’as pas besoin de te donner cette peine », et de devoir te ridiculiser une deuxième fois.

Pendant le repas, ou Adalyn mangea seule, ayant refusé son offre, je restais la plupart silencieux. Je ne savais juste pas quoi dire, mal à l’aise, comme si j’avais été pris dans un piège – alors que je savais que ce n’était pas du tout le cas. Mais … Je ne pus quand même pas me retenir de faire deux – trois commentaires. Je désignais son nouvel habillement. « Je vois que tu en as profité de te mettre sur ton trente-et-un », raille-je. « Je préfère presque ton pyjama », je levai les yeux au ciel. « Ta tenue là, c’est pour s’occuper des …poules ? ». Je mis bien l’accent sur ce dernier mot, n’en revenant toujours pas qu’elle en avait dans son jardin. Non mais sérieux, qui c’est qui avait des poules en plein Edimbourg ? Le reste du « repas » resta silencieux, à part ses réponses. Pour ma part je n’avais plus rien à dire et j’attendais juste qu’elle finisse. Dès que ce fut fait, je me levai, je retournais au salon prendre ma veste, avant de retourner dans la salle à manger. « Bah … merci beaucoup pour cette soirée, mais malheureusement, je dois partir ». Je vidais d’un train mon verre de whisky avant de me tourner vers elle. « Pas besoin de me raccompagner ». Et je partis donc en direction de la porte d’entrée. Juste avant de sortir, je me figeai un moment. Tout compte fait, j’avais quelques questions à lui poser, et c’était peut-être le seul moment où je pouvais les lui poser. Je revins vers elle. « Au fait, je voulais savoir une chose », je me grattais le mentor, me resservant du coup un autre verre de whisky, tripe bien sûr. « T’as suivi des formations pour tes interrogatoires ou bien ? Je sais qu'il y a quelque chose, mais je n'y arrive juste pas à y mettre le doigt dessus. Pas encore. »


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MessageSujet: Re: Netflix and chill ▼ Eames   Mar 17 Nov - 2:16


Eames & Adalyn

Netflix and chill.
« Comme ce soir ? Non, ce n’est pas bon. Tu n’as pas besoin de te donner cette peine. » Elle regarde sa pizza en haussant les épaules, mordant à pleines dents dans cet amas de glucides et de gras. « Ça ne paraît sans doute pas vite comme ça, mais je cuisine très bien. Tu ne regretteras pas. », dit-elle, ignorant tout simplement le refus émis par Eames. Elle a bien l’intention de se racheter, éventuellement. « Je vois que tu en as profité de te mettre sur ton trente-et-un. Je préfère presque ton pyjama. » Elle lève les yeux au ciel également, ricanant doucement pour ne pas montrer que la remarque la blesse, étrangement. « Désolée de ne pas être à la hauteur de tes attentes, Montgomery. », répond-elle le plus simplement du monde, se demandant sérieusement ce qui cloche chez elle. « Ta tenue là, c’est pour s’occuper des …poules ? » Cette fois, elle éclate d’un rire sincère, réellement amusée par la remarque. Eames a dû les voir en sortant pour fumer, et doit carrément se demander dans quelle maison de fou il est débarqué. Elle-même s’était posé plusieurs questions au départ, après tout, qui élève des poules en pleine ville?! Elle avait rapidement compris que Ramsay ne les gardaient pas pour le plaisir d’avoir des œufs frais chaque matin, mais bien pour des besoins un peu plus… sanglants. Il était un sorcier, tout comme elle, et il lui semblait bien que ses rituels étaient assez… étranges. Elle n’avait jamais cherché à en savoir davantage, mais il arrivait de temps à autre qu’elle le voit sortir de sa chambre avec du sang sur lui. Disons que l’affection qu’elle portait pour son colocataire justifiait qu’elle ne veuille pas en savoir plus. Elle ne voulait pas prendre la chance de le trouver complètement dérangé. « C’est à mon colocataire. Je ne les approcherais pas, même avec un bâton. » Adalyn termine son repas en silence, jetant de temps à autres des regards furtifs vers Eames, regrettant sincèrement la tournure des événements. Mais il n’aurait pas pu la prévenir qu’il prenait sa blague au sérieux, merde?! Pour une fois qu’il semble ouvert à ce qu’ils se rapprochent un peu, elle gâche tout. Elle a bien l’impression que leur collaboration au travail deviendra de nouveau très tendue, d’autant plus qu’il lui semble être quelqu’un d’assez rancunier. Retour à la case départ.

« Bah … merci beaucoup pour cette soirée, mais malheureusement, je dois partir. » Elle hoche la tête, vaincue d’avance. Toute cette soirée est un complet fiasco, et elle ignore si elle en veut davantage à Eames ou à elle-même. Mieux vaut en effet qu’il parte, ainsi elle pourra reprendre ses projets là où elle les avait laissés, et tenter de se rattraper au courant des prochains jours. « Pas besoin de me raccompagner. » Écoutant bien ces dernières paroles, elle reste assise, passant ses mains sur son visage en soupirant doucement. Mais alors qu’elle le croyait parti, Eames revient vers elle, attrapant la bouteille d’alcool, attisant ainsi sa curiosité. « Au fait, je voulais savoir une chose. T’as suivi des formations pour tes interrogatoires ou bien ? Je sais qu'il y a quelque chose, mais je n'y arrive juste pas à y mettre le doigt dessus. Pas encore. » Adalyn pince les lèvres, écarquillant légèrement les yeux sous l’effet de la surprise. Il était évident qu’on remarquerait bien rapidement son aptitude particulière, et elle avait prévu une réponse toute établie pour justifier son succès infaillible lors des interrogatoires. Mais, assez curieusement, elle n’a pas envie de mentir à Eames, bien qu’elle ignore si elle puisse vraiment lui dire la vérité. « Ça te semble si improbable, que je sois simplement douée dans mon travail? », dit-elle d’une manière un peu plus abrupte qu’elle ne l’aurait souhaité, avant d’hausser les épaules. « J’ai une aptitude un peu particulière. Je sais toujours lorsqu’on me ment. Toujours. » Elle observe Eames un moment, histoire de juger sa réaction. Au moins, il ne semble pas la prendre pour une folle, ce qui semble être un bon départ. « Comme l’autre jour. Tu te souviens, quand O’Neil nous a parlé des meurtres violents dans le northside? Il a mentionné des créatures surnaturelles, et tu t’es moqué, tu as dit que ce genre de trucs n’existaient pas. Et tu mentais. » Son sourire s’élargit légèrement, parce qu’elle sait qu’elle vient de le coincer, d’une certaine manière, « Je ne sais pas exactement ce que tu sais, c’est bien là les limites de mes… capacités. Mais disons qu’il est très facile d’obtenir ce qu’on veut, lors d’un interrogatoire, lorsqu’on sait exactement lorsqu’on nous ment, et lorsqu’on nous dit la vérité. Il suffit d’orienter la conversation dans la bonne direction, et le tour est joué. » Elle prend la bouteille de whisky, et se sert un verre, duquel elle prend aussitôt une gorgée. « C’est peut-être de la triche, mais ça a le mérite de fonctionner. Disons que je ne me trompe que très rarement. » Sur ces dernières paroles, un souvenir amer s’impose dans son esprit. Celui de son ancien petit ami, qui avait réussi à manipuler son pouvoir, ou du moins à contourner celui-ci pendant de nombreuses années. Aveuglée par ses propres capacités, confiante dans son jugement, Adalyn n’avait pas vu le coup venir, et encore aujourd’hui, elle souffrait beaucoup de cette trahison. « Je me doute bien que tu es différent, toi aussi? Sinon, je me demande bien comment tu serais au courant… »


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MessageSujet: Re: Netflix and chill ▼ Eames   Sam 21 Nov - 3:26



Netflix and Chill.
Adalyn &Eames.

Revenant sur mes pas, devant Adalyn, je me demandais encore qu’est-ce qu’il m’avait pris de revenir. J’étais à deux doigts de partir, tout près de la porte, même la main sur la poignée, quand mes pas avaient fait demi-tour, alors que j’avais une occasion de rentrer chez moi, de partir de cette soirée ratée du début à la fin. Ce n’était aucunement de sa faute, quoique, mais voilà. Je me trouvais con des fois. Ma curiosité avait été plus forte que ma volonté de partir, et me revoilà donc, devant elle, l’énigme en question ayant franchi mes lèvres. En attendant une réponse de sa part, et ayant remarqué la surprise sur son visage, un petit sourire se dessina sur mon visage. Apparemment, elle ne s’y attendait pas à celle-là. Je m’étais donc servi de nouveau, la même quantité que tout à l’heure, plongeant mon regard dans le sien. Je lui avais demandé si elle avait suivi des cours particuliers en interrogatoire, ou si c’était autre chose, ce que je soupçonnais. J’avais comme un sixième sens, et, personnellement ayant suivi pour ma part des cours, je scrutais ses moindres faits et gestes. J’avais la capacité de faire parler le langage non verbal, dès que c’était voyant. Je ne décryptais pas tout non plus. A mon grand malheur. J’aurais pu éviter bien des ennuis si je saurais le faire. La réponse arriva enfin, me disant qu’elle avait eu le temps d’y réfléchir. Elle n’était pas venue spontanément. J’étais presque déçu. « Ça te semble si improbable que je sois simplement douée dans mon travail ? ». J’haussais les épaules, faisant en même temps un pas en arrière, dû à son ton un peu plus brusque. Je devais avoir touché le point sensible là, alors que je ne remettais pas du tout en question ses compétences. C’était de la simple curiosité. Rien de plus. « J’ai une aptitude un peu particulière. Je sais toujours lorsqu’on me ment. Toujours ». Je fis une moue dubitative. Elle y allait fort là et j’avais tout de même un peu de peine à la croire. C’était son toujours qui me dérangeait. Pas modeste pour un sou elle. J’allais dire quelque chose quand elle reprit la parole. A la place, je portais mon verre à ma bouche. « Comme l’autre jour. Tu te souviens, quand O’Neil nous a parlé des meurtres violents dans le Northside ? Il a mentionné des créatures surnaturelles, et tu t’es moqué, tu as dit que ce genre de trucs n’existaient pas. Et tu mentais ». Je la regardais, sans réagir, tout en étant ébahi, sans que cela se voie. Comment ? Je me souvenais bien de ce jour-là, et effectivement, j’avais dit que les créatures surnaturelles n’existaient pas. En même temps, ce n’était pas une chose qu’on criait sur tous les toits, surtout quand on en était une, et pas tout le monde était au courant de leur existence, mais comment se pouvait-il qu’elle soit au courant de mon mensonge ? Que savait-elle exactement que je ne savais pas ? Qu’est-ce qui m’avait trahi dans mon comportement ? Je ne voyais pas autre chose, ou du moins je ne voulais pas le voir. « C’est peut-être de la triche, mais ça a le mérite de fonctionner. Disons que je ne me trompe que très rarement ». Re voilà la modestie. Décidément. Me repassant ses paroles en tête, je vidais mon verre d’un train, me resevant droit derrière. Après tout, ce n’était pas plus mal. « Je me doute bien que tu es différent, toi aussi ? Sinon, je me demande bien comment tu serais au courant … ». Quoi répondre exactement ? Surtout, si elle disait vrai, je ne pouvais pas lui mentir. Je ne pouvais pas me faire passer pour un simple humain, elle le saurait. Comment, je ne le savais pas, mais vu qu’elle avait insisté sur le fait qu’elle reconnaissait les mensonges, mieux ne valait pas lui mentir alors.

Je grimaçais légèrement, buvant une gorgée de ma boisson. « Déjà de un, je n’ai jamais remis en question tes capacités, ce n’était pas ça. Alors pas besoin d’hausser le ton. Ensuite, oui, je me souviens de ce jour-là. Et oui, peut-être que j’ai menti. Mais tu voulais que je dise quoi ? Balancer à tout va que oui, les créatures surnaturelles existent ? Il y a des gens qui sont dans l’ignorance, contrairement à moi, et qui nous prendrait juste pour des fous si on disait le contraire », je secouais la tête. « Donc non, je ne suis pas du genre à crier sur tous les toits que vampires et autres existent bel et bien ». Je me tus un moment. Réfléchissant à la suite des événements. Qu’est-ce que je pouvais bien lui dire et ne pas lui dire ? Comment éviter le fait que je sois un sorcier ? Ce n’était pas simple. « Je sais ça, et j’ai aussi la capacité de savoir quand quelqu’un ment, peut-être pas autant que toi, mais je le peux aussi. Donc je suis tout à fait au courant qu’on peut orienter un interrogatoire de cette façon. A la seule différence, c’est que, j’ai dû prendre des cours moi et apparemment toi pas. Et c’est bien ça qui m’intrigue. Le reste je m’en fou ». Sa dernière remarque m’avait fait assez sourire et j’avais peut-être trouvé un moyen pour ne pas dévoiler ma vraie nature, pas tout de suite dans tous les cas. « Différent ? Comment ça différent ? Tu me parles de quoi là ? » L’avantage, là, c’était qu’elle m’avait dit qu’elle reconnaissait le mensonge et non pas qu’elle savait lire dans les pensées. « Et que je sois au courant de quoi ? Des créatures surnaturelles ? » J’haussais les épaules. « Bah, je n’ai rien de spécial, j’ai juste un sixième sens et je suis au courant de leur existence par un pur hasard. Rien de plus. Je ne vois pas en quoi je suis différent des autres ». Je lui souris légèrement. Bon, et maintenant ? Je pouvais m’en prendre qu’à moi-même d’être revenu, et pour ce faire, mon verre à la main, je pris la bouteille de l’autre et je retournais m’asseoir sur le canapé, au même endroit qu’avant, donnant des légers coups d’œil à son ordinateur. Je m’affalais, tenant toujours mon verre en main. « Tu regardais quoi là d’intéressant ? » Sans forcément attendre de réponse, et à l’aide de mon troisième verre de triple whisky – on va dire qu’on ressentait son effet beaucoup plus qu’un whisky normal, avec mon moral qui n’était pas au beau fixe et la fatigue – je me levai de nouveau et je me dirigeais vers sa terrasse. J’avais besoin de nicotine. De me remettre les idées en place. Quelques secondes plus tard, Adalyn m’avait rejoint dehors et s’était aussi allumé une cigarette. Ça, c’était quand même le bon côté de la chose, c’est qu’au moins, elle fumait aussi, et au boulot c’était beaucoup plus simple. Surtout quand on se rendait sur le lieu d’un crime ou qu’on attendait d’interroger les gens, j’avais le droit de fumer, sans que quelqu’un ne dise quelque chose. Je me sentis de nouveau mal à l’aise, sans trop savoir pourquoi, surtout que je n’étais pas du genre parleur ni à engager une conversation. « M’empêche, ça me perturbe ». C’était sorti tout seul. Je l’avais pensé plus haut apparemment, vu que ces mots avaient franchi mes lèvres. Le reste du temps fut assez silencieux, et dès que nous avions finis chacun nos cigarettes, nous rentrâmes et je retournais m’affaler sur son canapé, penchant ma tête en arrière, regardant le plafond, m’assoupissant légèrement, sans m’en rendre compte.


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MessageSujet: Re: Netflix and chill ▼ Eames   Ven 11 Déc - 0:58


Eames & Adalyn

Netflix and chill.
« Bah, je n’ai rien de spécial, j’ai juste un sixième sens et je suis au courant de leur existence par un pur hasard. Rien de plus. Je ne vois pas en quoi je suis différent des autres. » Déjà, elle sait qu’il ment, ce qui ne fait qu’aggraver l’agacement qu’elle ressent. Mais elle n’en montre rien, se contentant d’hocher brièvement de la tête, haussant ensuite les épaules. Il veut continuer à conserver cette distance entre eux? Parfait. N’empêche, elle le trouve un peu con de lui mentir si ouvertement alors qu’il connaît désormais ses capacités. « Tu regardais quoi là d’intéressant ? » Elle jette un coup d’œil vers son portable, où sa série télévisée est toujours sur pause. Breaking Bad, qu’elle regarde pour la troisième fois. Mais avant même qu’elle n’ait la chance de répondre à Eames, il sort sur la terrasse, où elle l’accompagne pour fumer en silence, songeant à ce dont ils viennent de discuter. Peut-être n’aurait-elle pas dû être si honnête, et s’il utilisait ces nouvelles informations contre elle? Il serait facile de discréditer son travail maintenant qu’il connaît ses capacités. Mais, en même temps, elle ne s’est jamais trompée, alors peut-être qu’il saura désormais lui faire davantage confiance maintenant qu’il sait justement que ses intuitions sont infaillibles? Enfin… Il ne sert à rien de trop s’en faire avec ça, elle verra bien en temps voulu. « M’empêche, ça me perturbe. » Elle se contente d’émettre un petit rire, hoche la tête en guise d’approbation. « C’est perturbant, en effet. Tu t’y feras. »


Une fois la cigarette terminée, ils retournent tous les deux à l’intérieur, et elle remarque avec amusement qu’Eames semble passablement éméché. Il faut dire qu’il a fait honneur au whisky qu’elle a emprunté à Ramsay. Ils s’assoient sur le canapé, et alors qu’Adalyn s’apprête à lui demander s’il veut regarder un truc ou manger quelque chose, elle remarque qu’il s’est endormi. Elle ne peut s’empêcher de rire doucement, le trouvant particulièrement adorable comme ça, la tête rejetée vers l’arrière, alors qu’il dort profondément. Il faut dire qu’ainsi endormi, il perd toutes traces d’agressivité sur son visage, ce qui lui va plutôt bien. Elle s’est habituée à ses moues agacées et ses commentaires désagréables, mais le voir aussi paisible, ça fait changement. Elle reste là, à l’observer tranquillement pendant plusieurs minutes, se demandant ce qu’il penserait de la situation s’il s’éveillait. Sans doute qu’il la trouverait carrément cinglée, de l’observer avec tellement d’insistance pendant qu’il dort. Après un moment, le tableau qui s’offre à son regard perd en intérêt, et elle retire doucement le verre de whisky des mains d’Eames pour le poser sur la table, puis elle attrape son portable. Passant ses écouteurs, elle poursuit l’épisode qu’elle avait arrêté à son arrivée il y a de ça un bon moment déjà, laissant Eames dormir tranquillement. Il se réveillera lorsqu’il le voudra, elle n’a pas envie de le déranger. Elle enchaîne donc deux épisodes, ne réalisant pas que le sommeil la gagne peu à peu à son tour…

Et c’est ainsi qu’elle se réveille, des heures plus tard. Confuse, elle réalise qu’elle est toujours sur le canapé, et qu’elle s’est appuyée sur l’épaule d’Eames en plongeant dans le sommeil. C’est ainsi qu’elle est confortablement installée d’ailleurs, désormais appuyée contre son torse, alors que le bras de son collègue est refermé autour d’elle. Étrange proximité, qui ne lui déplaît pas particulièrement, il faut bien l’avouer. L’esprit encore embrumé par le sommeil, elle se repositionne légèrement, posant un bras sur le torse d’Eames pour s’y lover encore plus confortablement, avant de réaliser à quel point la situation est étrange. Encore ce soir, ils se sont chamaillés comme à leur habitude, et là, ils se trouvent enlacés… Trop étrange. Ouvrant les paupières, elle tente de se redresser, mais le bras d’Eames ne lui rend pas la tâche facile. C’est ainsi qu’elle prend doucement sa main pour écarter son bras… et elle remarque qu’il s’est à son tour éveillé. Évidemment, elle voit la surprise passer sur son visage, et c’est après une brève hésitation qu’elle lui adresse un petit sourire. « … Bien dormi? », demande-t-elle timidement.


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MessageSujet: Re: Netflix and chill ▼ Eames   Dim 13 Déc - 0:38



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Adalyn &Eames.

Il ne fallut pas longtemps que je m’endorme comme une merde sur le fauteuil d’Adalyn. L’alcool, la fatigue, et tout ce qui se passait actuellement dans ma vie n’avaient pas vraiment aidé. J’avais effectivement un peu trop abusé du whisky aussi. Etonnamment, je ne fis aucun rêve bizarre et je ne me réveillais pas une seule fois dans la nuit, alors que normalement, chez moi, j’avais tendance à avoir un sommeil agité. Bon, j’avais certainement bougé tout du long, mais sans plus. J’avais aussi un peu glissé du fauteuil, allongeant les pieds le plus loin possible, du moins ce que je pouvais, étant donné qu’il y avait une table basse devant moi. J’avais penché ma tête en arrière, la posant sur le côté. La nuit passa rapidement, et quand je me réveillais, j’étais complétement perdu. Je ne savais plus du tout ou j’étais, et je ne reconnaissais pas l’endroit. Ce qui était sûr, c’est que je n’étais pas chez moi. Mais où ? En plus, comme si cela ne suffisait pas, un mal de tête commençait légèrement à pointer le bout de son nez. Soupirant, je tournais la tête de côté, scrutant les alentours, essayant de me souvenir. Et là, à mes côtés, Adalyn. Sa tête collée contre mon épaule, son bras posé sur mon torse. Je cligne des yeux, arquant les sourcils, surpris. Je me redressais, pour être dans une position plus confortable, la repoussant. Je me penchais en avant, me grattant les yeux, avant de poser mes bras sur mes genoux, y enfonçant ma tête. Je ne répondis pas à sa question, du moins pas de suite. J’étais encore trop confus pour ça, il fallait que je me remette les idées en place.

Petit à petit, les souvenirs réapparurent. La veille, nous avions bouclé une affaire, et sur le ton de la plaisanterie, elle m’avait invité chez elle. Pour fêter. Sauf que … justement, elle n’était pas sérieuse et moi je m’étais pointé. S’en était ensuivi quelques disputes, de rien du tout, avant que j’enchaîne des triples whiskies. Apparemment, j’avais dû m’endormir là. Quelle honte tout de même. Je relevai la tête, me grattant les cheveux. J’étais encore dans les vapes, et le mal de tête se faisait de plus en plus ressentir. Je n’avais plus l’habitude de finir dans des états pareils, et, inconsciemment, je jetais un coup d’œil à nos habillements. Bon, au moins, on était encore habillé. Cela voulait dire que je n’avais rien fait de spécial, à part peut-être dormir. « Je … ». Je quoi ? Je ne savais même pas quoi dire. Il fallait que je prenne quelque chose, avant que mon état n’empire. Je me levai du fauteuil, la fixant dans les yeux. « T’as quelque chose contre les maux de tête par hasard ? » Je n’attendis pas sa réponse avant de m’élancer dans l’exploration de sa maison, à la recherche de la salle de bain. Elle devait bien être quelque part. Normalement elle n’était jamais difficile à trouver. J’avais raison. Elle n’était pas très loin du salon, et farfouillant dans la pharmacie, derrière le miroir, je trouvais ce que je cherchais. J’allais ensuite à la cuisine pour me servir un verre d’eau, avant d’avaler d’une traite le médicament. Plus qu’à attendre que ça passe tout seul maintenant. Je retournais ensuite au salon. Adalyn était toujours là, elle n’avait pas vraiment changé de place. Je me laissais tomber à ses côtés, reprenant mon visage entre les mains. Je ne savais pas trop comment réagir à ce genre de situation. Déjà que ce n’était pas du tout mon genre. Certes, en l’espace d’environ deux mois, je m’étais comporté différent, couchant un peu avec n’importe qui, mais là … je ne sais pas, ce n’était pas du tout pareil. C’était presque gênant de se retrouver dans cette situation avec sa coéquipière. Déjà que notre relation n’était pas toujours toute rose … Je restais silencieux un moment, buvant de temps en temps dans mon verre d’eau, que j’avais ramené de la cuisine. Je m’approchais d’elle, petit à petit, avant de poser mes lèvres sur les siennes, avant de reprendre ma position initiale. « Ne pense pas que … Laisse tomber. Je voulais juste vérifier que je n’étais pas dans un rêve. Apparemment, c’est bel et bien la réalité ». Je soupirais. Dans quoi je m’étais encore embarqué moi ? Je me laissais tomber en arrière, avant de reposer mon attention sur elle. « Il ... ne s’est rien passé hein ? », demandais-je timidement. J’espérais que non. En tout cas pas de cette façon. « Faudrait peut-être que je rentre … »


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MessageSujet: Re: Netflix and chill ▼ Eames   Ven 18 Déc - 20:16


Eames & Adalyn

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« T’as quelque chose contre les maux de tête par hasard ? » Déstabilisée par toute la situation, Adalyn l’observe un court instant, silencieuse. Eames n’attend pas sa réponse et se met à la recherche du médicament, et alors même qu’elle se retrouve seule, elle passe les mains sur son visage en soupirant doucement. C’est trop étrange… Cette familiarité est complètement inattendue, et surtout, déplacée. Elle aurait sans doute mieux fait de le réveiller, quelques heures plus tôt, et de gentiment le foutre à la porte. Au moins, ils n’auraient pas à gérer cette situation empreinte de malaise. Mais peut-être qu’elle s’en fait pour rien, après tout, ce n’est pas comme s’ils avaient couché ensemble ou quoi que ce soit. Ils n’ont fait que s’endormir bêtement sur le canapé, et les choses ont voulu qu’ils se retrouvent dans cette étrange position intime. Au mieux, ils n’en feront pas de cas et n’en parleront plus. Lorsqu’il vient finalement la rejoindre de nouveau et qu’il se laisse lourdement tomber près d’elle, elle a l’intention ferme de reprendre son attitude habituelle, histoire de ne pas faire perdurer le malaise plus que nécessaire. Sauf que voilà. À peine s’est-il assit près d’elle qu’il s’approche lentement, posant ses lèvres sur les siennes… Un baiser furtif, carrément inattendu. Trop stupéfaite pour réellement apprécier le geste, Adalyn a un léger mouvement de recul, son regard s’agrandissant sous l’effet de la surprise. Elle ouvre la bouche pour lui demander ce qui lui a pris, mais Eames la devance en lui fournissant déjà des explications. « Ne pense pas que … Laisse tomber. Je voulais juste vérifier que je n’étais pas dans un rêve. Apparemment, c’est bel et bien la réalité. » Elle l’observe, légèrement incrédule, un sourcil haussé. « Et te pincer le bras, tu connais pas? Tu… C’était quoi, ça?! » Adalyn a-t-elle déjà considéré Eames sous cet angle? Pas vraiment. Certes, elle a déjà remarqué qu’il a un physique agréable, mais leurs mésententes habituelles ont fait en sorte qu’elle n’a jamais songé à un avenir romantique avec lui. Mais il est vrai que depuis quelques semaines, Eames est, malgré tout, la personne dont elle est le plus proche. Ils ne sont pas du genre à se confier l’un à l’autre, mais ils se voient pratiquement tous les jours, et il fait définitivement partie de son quotidien. Et alors? À quoi ça rime tout ça? Ce baiser, ou plutôt, cet effleurement de lèvres ne la laisse pas complètement indifférente, et elle s’en veut beaucoup pour ça. Se peut-il que la solitude qu’elle ressent depuis son arrivée en Écosse soit plus forte qu’elle ne le croyait, à un tel point qu’elle s’emballe pour le premier venu?

« Il ... ne s’est rien passé hein ? » Son ton de voix timide amuse Adalyn, qui le dévisage pendant un court instant. « Tu ne te rappelles pas..? Nous avons… Enfin. C’était une nuit merveilleuse. », affirme-t-elle, le regard brillant, avant de partir dans un éclat de rire. « Bien entendu qu’il ne s’est rien passé. Tu ronflais comme un loir. » Elle dit cela avec une pointe d’affection dans la voix, et se mord l’intérieur de la joue en le constatant. Elle est d’un ridicule… « Faudrait peut-être que je rentre … » Elle hoche timidement la tête, jetant un coup d’œil à l’horloge suspendue. Environ six heures du matin, elle a amplement le temps de prendre sa douche, de se préparer avant de retourner au poste. L’envie de simplement se rendormir pour réellement profiter d’un sommeil réparateur est tentante, mais elle ne serait pas à l’aise de se faire porter malade au poste alors qu’Eames sait qu’elle est en pleine forme. Elle soupire doucement, et étire longuement ses bras, tentant s’éveiller un peu son corps, son esprit. « J’imagine qu’on se verra plus tard au poste.. », dit-elle en se levant, accompagnant Eames vers la porte. Si ça se trouve, ce sera lui qui ne se présentera pas au bureau, il doit avoir une migraine carabinée en ce moment. Devant la porte, elle l’observe un court instant, hésitante, puis se dresse sur la pointe des pieds pour effleurer de nouveau ses lèvres. Un simple baiser chaste, juste pour voir ce que ça fait… Un geste irréfléchi, qu’elle n’arrive cependant pas à regretter.


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MessageSujet: Re: Netflix and chill ▼ Eames   Dim 20 Déc - 20:39



Netflix and Chill.
Adalyn &Eames.

Les idées encore embrumées, je regardais droit devant moi. Il m’avait fallu un petit moment pour me souvenir d’où j’étais exactement, et quelques bribes de souvenirs refaisaient surface petit à petit. J’aurais dû partir hier soir, avant de rester ici, avec mes questions. Elles auraient pu attendre. En tout cas, si j’étais parti, je ne me retrouvais pas dans cette position délicate, avec ma coéquipière. Déjà qu’au bureau, j’entendis de temps en temps des gens parler sur nous, s’imaginant des choses, mais alors là, s’ils apprendraient que j’ai passé la nuit chez elle, ça jacasserait de plus belle dans le commissariat. Assis, perdu dans un autre monde, tenant mon visage avec mes mains, je sortis de mes pensées au moment où elle me demandait si je n’avais pas pu simplement lui pincer le bras. J’haussais les épaules. Je ne savais déjà pas moi-même ce qui m’avait pris de déposer mes lèvres sur les siennes, alors lui répondre … Aucune idée. Je n’étais pas encore tout à fait réveillé et mes idées n’étaient pas claires. Mais cette excuse était vieille comme le monde et je n’allais pas tout mettre sur le dos de l’alcool. Il fallait que j’assume, même si je ne savais pas encore comment. Je me retournais légèrement vers elle, n’osant pas trop la regarder dans les yeux. « Qui ne tente rien n’a rien ». Je me frottais la tête. Il faudrait que j’apprenne à me la fermer moi. J’étais en train d’empirer la situation.

Mes pensées repartirent à la dérive. Je n’arrivais pas à rester concentré plus de cinq minutes sur quelque chose. C’allait être quelque chose dans quelques heures au travail. Heureusement que j’avais tout de même dormi, enfin … si j’avais vraiment dormi. C’est plutôt grâce à l’alcool que je me suis assoupi. Je ne me suis nullement reposé comme je l’aurais dû, et me voilà maintenant avec une sacrée gueule de bois, les nains cognant dans ma tête. J’attendais que le médicament fasse effet, mais pour le moment, il était aux abonnés absents. Je m’affalais d’un coup sur le fauteuil, me laissant tomber comme une merde en arrière. « Tu ne te rappelles pas … ? Nous avons … Enfin. C’était une nuit merveilleuse ». Brusquement, même trop, je me tournais vers elle. J’étais devenu pâle sans m’en rendre compte, ses mots tournant en boucle dans ma tête. Je secouais la tête plus pour moi-même qu’autre chose. Mes mains étaient devenues moites et j’entendais mon cœur battre à la chamade. Non. Non. C’est impossible. J’essayais de me dire que non, que rien ne s’était passé entre nous. Nous étions tous les deux habillés, même si, par expérience, je savais qu’on n’était pas obligés de se retrouver sans vêtements pour … Enfin. Non. J’essayais de me concentrer sur quelque chose, de penser à autre chose, mais je n’y arrivais pas. Mon cerveau se mit aussi à imager ce qui aurait pu se passer, sans enlever ces idées de ma tête. Ma tête se mit à tourner, et je me sentis nauséeux. Plus rien n’allait. Moi qui pensait que je ne pouvais pas être pire, voilà que je me trompais. « Bien entendu qu’il ne s’est rien passé. Tu ronflais comme un loir ». J’entendis à peine sa réponse, mais je l’entendis tout de même. Heureusement. Tous mes doutes se dissipèrent. J’espérais juste qu’elle ne me dise pas cela pour me soulager. Et contrairement à elle, je n’avais pas le don de reconnaître le mensonge. Si don elle avait vraiment. J’étais aussi capable de les reconnaître, mais pas à ce moment précis. Je priais juste qu’elle ait dit la vérité.

Ayant repris mes esprits, je me levais d’un bon, et je me plantai devant Adalyn, qui rigolait toujours depuis tout à l’heure. Ça m’avait juste donné l’envie de la gifler, chose que je n’avais pas fait, tellement ça m’énervait encore plus. Je ne voyais pas en quoi cette situation pouvait être drôle. Le mal de tête toujours présent, je la fixais dans les yeux, une lueur noire s’immisçant gentiment. « Et tu trouves ça drôle ? » Je secouais la tête, soupirant. « Effectivement, il vaut mieux pour nous deux que je parte », je m’interrompis un instant, avant de poursuivre « Je pense que depuis le début, nous deux, ce n’est pas trop ça. Malgré tout, j’avais tout de même un peu d’estime pour toi, et je commençais même à m’y faire à ta présente, mais là … je ne sais pas trop. Je ne sais plus quoi penser. Je n’aurais jamais cru que … » Je ne savais pas comment poursuivre. Gamine ? Puérile ? Immature ? Je préférais me taire plutôt que de prononcer un de ces mots. Surtout que c’était sur le coup de la colère, et de la peur en même temps. Il fallait mieux que je me la ferme. Je me dirigeais ensuite vers la porte, cette fois-ci, avec la volonté de rentrer chez moi. J’avais besoin de me doucher, de me changer, et surtout, de reprendre mes esprits avant de retourner travailler, dans une heure et demi. Adalyn m’accompagna jusqu’au pas de la porte. « J’imagine qu’on se verra plus tard au poste ». J’hochais la tête, me retenant de sortir des paroles blessantes. Ce qui s’en suivit, je ne le vis pas venir. Elle se dressa sur la pointe des pieds, pour déposer ses lèvres sur les miennes. Je ne réagis pas de suite. La laissant faire. il fallait bien l’avouer, ce n’était pas désagréable, mais après la scène que je venais de faire, c’était mieux que rien ne se passe. Je ne voulais pas lui faire croire des choses. Déjà que j’étais assez perdu comme ça, je ne voulais pas en rajouter une couche. Je la repousse légèrement, avec un air triste dans le regard, lui faisant bien comprendre que ce n’était pas le bon moment. Je me mis sur pilote automatique, c’était mieux pour tout le monde. « Bon … On se revoit au commissariat alors ». Et je partis, sans me retourner. C’’était mieux ainsi.

Il était dix heures du matin quand j’étais parti et il était dix heure quand j’arrivais au commissariat. J’avais environ 2 heures de retard. Je devais m’y trouver aux alentours des sept heures trente. Soupirant, j’inventais une excuse pour mon chef. Soi-disant j’avais fait un détour ailleurs, interroger un témoin, avant de venir au bureau. Tout en sachant que c’était faux. J’étais juste rentré chez moi, je m’étais douché, changé et j’avais eu la bonne idée de me coucher un moment sur mon canapé. Je n’aurais jamais dû. Et comme si cela ne suffisait pas, mon mal de tête était toujours là. J’avais pris un autre comprimé avant de venir travailler. En rentrant dans le bureau, je remarquais qu’Adalyn était déjà présente, elle n’était pas en retard elle. Tendu, j’approchais de mon poste de travail. Après ce qui s’était passé et surtout ce que je lui avais dit, je ne savais pas trop comment la journée allait se dérouler. Je ne comprenais pas non plus pourquoi j’en faisais tout une tonne. Ce n’était pas mon genre de me soucier des autres. J’étais du genre franc, à dire ce que je pensais, et à en assumer ensuite les conséquences. Mais là, étonnamment, non. Je ne savais pas comment réagir avec elle. D’ailleurs, en passant devant elle, je n’avais pas levé la tête et j’avais tout juste murmuré un « Salut », avant de m’assoir sur ma chaise, allumer mon ordinateur et de faire semblant de travailler, prenant au bol quelques dossiers devant moi.


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MessageSujet: Re: Netflix and chill ▼ Eames   Dim 10 Jan - 20:10


Eames & Adalyn

Netflix and chill.
Une fois Eames parti, Adalyn était montée à l’étage pour prendre une longue douche brûlante, tentant de remettre de l’ordre dans ses idées. Pourquoi l’avait-elle embrassé une seconde fois?! Il est certain qu’elle se sentait très seule, dernièrement, mais cela justifiait-il qu’elle veuille sauter le pas avec un collègue? La dernière fois, ça s’était si mal passé… C’était d’ailleurs pour cette raison précise qu’elle se retrouvait aujourd’hui en Écosse, parce qu’elle n’avait pu supporter le fait de constamment croiser celui qui l’avait trahie sur son lieu de travail. Voulait-elle vraiment risquer que les événements se produisent de nouveau? Et de toute manière, sans doute qu’Eames n’était même pas intéressé par elle dans cette optique. Même si c’était lui qui l’avait embrassé en premier… Tout en se lavant les cheveux, elle soupire longuement, décidément la situation est bien compliquée. Il valait mieux reléguer ses pensées au plus profond de son esprit et simplement se concentrer sur son boulot, du moins dans l’immédiat. Enfilant ses vêtements de travail habituels – un jeans et un t-shirt noir, avec une veste, elle se déclare enfin prête, même si l’éventualité d’une longue journée au travail ne lui fait pas trop envie, pas avec le peu de sommeil accumulé pendant la nuit. En chemin vers le boulot, elle s’arrête pour s’acheter un café et un bagel, et mange tranquillement en se dirigeant vers le poste de police.

Une fois dans son bureau, elle constate qu’Eames n’est pas là, ce qui n’est pas surprenant en soi. Et puis, elle est bien heureuse d’éviter le malaise inévitable. Elle se met donc au boulot, mais le cœur n’y est pas nécessairement, elle a l’impression de n’arriver à rien. Elle se contente donc de faire les tâches les plus simples, comme classer des dossiers, entrer des données dans le logiciel qu’ils utilisent. Elle commence à avoir un petit mal de tête dû à la fatigue, et commence à jongler avec l’idée de demander son après midi de congé juste pour le plaisir de faire la sieste. Prise dans ses pensées, elle n’entend pas Eames lorsqu’il ouvre la porte, mais elle le remarque du coin de l’œil. Sursautant légèrement, elle reporte toute son attention sur son écran, n’osant pas le regarder directement, trop intimidée par ce qui s’est passé quelques heures plus tôt. « Salut. » Malgré elle, un petit sourire apparaît brièvement sur son visage, mais elle reprend aussitôt un air neutre. « Salut. », se contente-t-elle de répondre le plus simplement du monde, soudainement très absorbée par sa tâche. Un silence inconfortable s’installe, et même si elle voudrait le rompre, elle ignore comment agir avec lui. L’humour n’est décidément pas une bonne approche avec Eames, il a d’ailleurs très mal réagi ce matin lorsqu’elle s’est moquée de leur nuit… Avec lui, mieux vaut être directe. « Eames? Désolée, pour ce matin. » Elle-même ignore à quoi elle fait directement référence, en ce moment. Le baiser? La blague de mauvais goût? Peut-être un peu des deux. Quoiqu’elle n’arrive pas à réellement regretter son geste, elle avait vraiment envie de l’embrasser, et si elle y réfléchit un peu, elle réalise qu’elle a encore envie de le faire. Mais c’est idiot, elle doit absolument cesser d’y songer.

« Montgomery, McKay! » Adalyn lève le regard sur Maxwell, leur supérieur, qui vient de débouler dans leur bureau, et elle remarque aussitôt que quelque chose ne va pas. Il est tout rouge, en sueur, le stress est évident. « Prise d’otage au National Bank! » Il ne prend même pas la peine d’ajouter quoi que ce soit avant de quitter, et Adalyn se lève d’un bond, attrapant dans un même mouvement sa veste. Déjà, elle sent l’adrénaline couler dans ses veines, ce qui est bon signe. Faire de la paperasse, ce n’est pas pour elle, elle préfère de loin être directement confrontée à l’action. Elle laisse Eames prendre le volant de la voiture de patrouille, de toute manière il connaît mieux les environs qu’elle, elle préfère le laisser conduire. En chemin, ils reçoivent diverses informations sur la prise d’otage : braquage de banque classique, cinq hommes armés, une vingtaine de personnes retenues en otage, autant des employés de la banque que des civils. Aucun blessé jusqu’à maintenant, mais cela ne saurait tarder, les criminels menacent de tuer des otages d’une minute à l’autre si on ne les laisse pas partir avec le magot. Sur place, des collègues les accueillent rapidement, ils enfilent des vestes pare-balle, et les voilà dans le feu de l’action. Depuis combien de temps ne s’est-elle pas retrouvée dans une situation similaire? Dans ses débuts à Londres, elle était toujours sur le terrain, mais lorsqu’elle avait eu sa promotion, elle s’était contentée de faire du travail de bureau. Oui, elle sortait souvent sur le terrain pour interroger des gens et pour récolter des indices, mais jamais on ne la mettait dans des situations similaires. Elle réalise alors que cela lui a beaucoup manqué, il n’y a rien de plus électrisant que se retrouver en plein danger, de savoir se fier à son instinct pour prendre les bonnes décisions. « Vous! », ordonne un homme en pointant Adalyn, Eames, et quelques autres policiers. Un homme qu’elle reconnaît pour l’avoir vu quelques fois au poste, sans qu’elle puisse toutefois associer un nom à son visage. « Il y a une autre entrée, à l’arrière, qui n’est pas vérifiée par les braqueurs en ce moment. Vous allez y entrer, et les désarmer. » Il n’en faut pas plus pour que ses collègues se mettent en marche vers l’endroit mentionné, et Adalyn pose son regard vers Eames, soudainement nerveuse. Elle voudrait être rassurée, mais les mots restent pris dans sa gorge, alors elle se contente de se mettre en marche avec les autres.


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MessageSujet: Re: Netflix and chill ▼ Eames   Lun 11 Jan - 3:42



Netflix and Chill.
Adalyn &Eames.

A peine arrivé au bureau, avec quelques heures de retard et toujours la tête un peu embrumé, je me dirigeais directement vers mon bureau, la tête baissée, saluant, dans un murmure, Adalyn. J’étais en train d’allumer mon ordinateur quand elle s’adressa à moi. « Eames ? Désolée, pour ce matin ». Quoi répondre exactement ? J’avais aussi ma part de responsabilité dans ce qui s’était passé, et j’avoue, je m’étais mal comporté. Je ne savais vraiment pas ce que j’avais ces temps-ci, mais j’avais l’impression de ne plus être moi-même. Comme si … je ne sais pas. Je n’arrivais pas à y mettre le doigt dessus. Tout partait à vau-l’eau et je me comportais d’une façon bizarre. Déjà, pour le matin même, je n’arrivais pas à dire si je devais mettre ça sur le compte de mon changement, de la fatigue ou de l’alcool. En tout cas, je ne savais pas ce qui m’avait pris de l’embrasser, ni ensuite de m’en prendre à elle. C’était comme si quelqu’un d’autre avait parlé à ma place. Depuis que j’étais parti de chez elle, je m’étais promis de m’excuser de mon comportement exécrable, ne serait-ce seulement parce que nous étions collègues, pour le bon fonctionnement de notre binôme. Certes, on ne peut pas porter tout le monde dans son cœur, on peut avoir des rancœurs avec des gens, mais là, c’était différent. Au fond de moi, malgré le fait que je ne voulais pas me l’avouer, je l’aimais bien Adalyn, et effectivement, nous travaillons ensemble. C’était bien de mettre les choses à plat plutôt que de se tirer dans les pattes à longueur de journée. Je m’étais levé pour me diriger vers elle, en discuter, au même moment ou notre supérieur direct fit irruption dans la pièce, rouge, en sueur, et complétement stressé. Je m’immobilise là ou je suis, au milieu de la pièce, attendant une quelconque réaction de sa part, qui ne tarda pas à arriver. « Montgomery, McKay ! Prise d’otage au National Bank ! » Voilà donc le pourquoi du comment. Je soupirais, levant les yeux au ciel. Ça ne pouvait pas tomber mieux. Je n’avais pas encore les idées claires et voilà qu’on se retrouvait avec une grosse affaire sur le dos. Haaa, si seulement. Mais bon, avec des si, on referait le monde. Je retournais vers mon bureau, enfilait ma veste pendant qu’Adalyn faisait de même et je la suivis dans les couloirs, jusqu’au parking, ou la Crown Victoria était garée. Encore maintenant, je me demandais pourquoi nous conduisions ces voitures. Depuis le temps, tout le monde savait ce qu’on avait, et il y en avait des plus puissantes. Sans rien dire, je m’installais à la place du conducteur, et je conduisis le plus rapidement possible vers le lieu de la prise d’otage. Essayant de ne pas trop effrayer Adalyn. Je savais très bien conduire, mais dans ces moments-là, ou le temps était précieux, ma conduite était plutôt du genre sportive. Arrivé à bon port, je garais la voiture en travers, et nous sortîmes en trombe, pour rejoindre l’équipe et nos collègues déjà sur place.

Cela faisait déjà un moment que je ne m’étais retrouvé sur une prise d’otage, enfin si ce n’était pas la première d’ailleurs. J’avais l’habitude des bastons, des homicides, des agressions et autres, mais ça …c’était différent. Surtout que je n’étais pas négociateur. Certes, pendant mon séjour aux Etats-Unis et au FBI, j’avais suivi une formation sur les prises d’otages, mais voilà, c’était que de la théorie. Je n’étais pas négociateur pour autant. Je ne savais pas du tout comment me comporter durant ce genre de situation. J’essayais de rester impassible, tout en écoutant les explications, sans rien montrer de mon malaise. Du regard, j’essayais de voir s’il y avait quelqu’un parmi nous qui serait plus apte, mais apparemment, soit il n’était pas encore arrivé, soit il n’y avait personne.  « Il y  a une autre entrée à l’arrière, qui n’est pas vérifiée par les braqueurs en ce moment. Vous allez y entrer, et les désarmer ». Je m’abstins de tout commentaire, essayant de rester calme. Ce n’était pas vraiment à nous de réagir, mais au SWAT, qui, fort heureusement, était présent. Notre boulot à nous, normalement, était d’attendre l’assaut et de réceptionner les otages à leur sortie, vérifier qu’ils n’avaient rien, mais pas … entrer avec eux. La boule au ventre, j’attachais mon gilet pare-balles. Juste avant de partir, je lançais un regard à Adalyn, nerveux, essayant d’être rassurant. Je voulais lui dire que tout allait bien se passer, mais je n’en savais strictement rien. Je ne voulais pas lui mentir. Avant de nous mettre en marche à la suite des hommes du SWAT, je m’approchais d’elle et la pris quelques secondes dans mes bras, lui chuchotant à l’oreille. « Désolé pour mon comportement de con, pour ce matin ». Je me reculais d’un pas, et tout en chuchotant toujours je rajoutais « On en discutera plus tard. Tout va bien se passer ». J’essayais de me rassurer moi-même, mais ça sonnait creux.

Je me mis à marcher, en direction de la porte, attendant les ordres. Je me tenais droit, jouant nerveusement avec mes doigts. Puis l’assaut fut lancé. Le SWAT défonça la porte avec un bélier, et les uns après le autres, armés jusqu’aux dents, pénétrèrent dans le bâtiment. Pour ma part, j’attendis que tout le monde soit entré avant d’y aller à leur suite, mon arme en main, et devant Adalyn. Je préférais la savoir derrière moi. C’était plus sûr. La suite se passa très vite. Quelques secondes tout au plus, qui parurent durer des secondes. Des tirs, des rafales, dans tous les sens. Mon premier réflexe fut de me baisser. A l’abri des projectiles.  Je m’étais jeté derrière des cartons, entreposés là à la va-vite. Le SWAT continuait à riposter. Je ne savais pas du tout d’où provenaient ses tirs ni s’il y avait des gens touchés. Ni de quel côté. Tout ce que j’espérais, c’était que les otages étaient sains et saufs, et à l’abri. Pensant la situation calmée, j’osais sortir de ma cachette, et venir en aide si nécessaire à mes collègues, au-devant. Je ne vis rien venir. Mais la douleur, elle, je la sentis. Ainsi qu’un cri, venant de derrière moi. Je tournais la tête, et, du coin de l’œil, je vis que ma chemise était déchirée au niveau du bras, et que la plaie saignait. Je touchais légèrement de la main, et je grimaçais de douleur. Putain. Mais ce n’était rien, je pouvais tenir, sauf que voilà, j’avais l’impression que le cri que j’avais entendu, derrière moi, était plus urgent. Je me retournais donc dans sa direction, et je vis Adalyn blême, le visage déformé par la douleur, qui se tenait l’épaule. Je me précipitais vers elle, la tenant tant bien que mal, sans la blesser, pour ne pas qu’elle s’effondre. Je ne pouvais pas lui parler, c’était trop bruyant. Sans trop savoir comment, je réussis à l’amener dehors, en sûreté. A peine dehors, je pris ma radio et je demandais des soins, précisant bien qu’un flic était à terre.

Je fis asseoir Adalyn, la tenant toujours pour en pas qu’elle tombe, la serrant dans mes bras. Je regardais autour de moi si j’avais quelque chose pour compresser la blessure, mais il n’y avait rien. Plus qu’à attendre les secours. Je la regardais, enlevant quelques mèches de devant son visage. « Adalyn, tu m’entends ? ça va ? Tu tiens le coup ? » Je savais que c’était complétement débile comme questions, mais au moins, elle restait dans la réalité, parmi nous. Je m’approchais un peu plus d’elle, chuchotant. « Tiens le coup. Je suis là. Tu ne risques plus rien. Tu vas t’en sortir ». J’espérais juste que ma voix ne me trahissait pas. « Les secours vont bientôt arriver, reste avec moi ». Bon, une balle dans une épaule, ce n’était pas la mort, mais voilà, on ne savait jamais et ça faisait mal. « Ecoute … je sais que ce n’est pas le bon moment, mais … voilà, je voulais encore m’excuser pour mon comportement de ce matin. Je … ne sais pas ce qui m’a pris. Ces derniers temps, je ne suis plus moi-même, pas complètement, et je suis complètement perdu aussi. Je ne sais plus où j’en suis … Je ne sais pas vraiment quoi te dire, à part que je m’excuse … Je m’étalerais peut-être un autre jour sur le sujet, dans une autre situation … ». Je voyais les secours qui arrivaient au loin.

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MessageSujet: Re: Netflix and chill ▼ Eames   Lun 11 Jan - 23:48


Eames & Adalyn

Netflix and chill.
Alors que son regard croise celui d’Eames, elle devine que sa propre nervosité est partagée par son collègue, et cela ne fait que renforcer l’angoisse qu’elle ressent. Elle s’apprête à se mettre en marche, mais Eames l’en empêche en la serrant brièvement dans ses bras. Elle se laisse aller contre sa poitrine, profitant de cette marque d’affection, souriant en entendant les mots prononcés à son oreille. « Désolé pour mon comportement de con, pour ce matin. » Elle voudrait lui dire que ce n’est rien, qu’il n’a pas à s’excuser pour si peu. Mais elle réalise que ces paroles lui font réellement plaisir, ainsi elle ne va rien minimiser. Elle se contente de lui adresser un sourire lorsqu’ils se séparent de leur étreinte. « On en discutera plus tard. Tout va bien se passer. » Elle hoche brièvement de la tête, tentant d’insuffler un peu de courage en elle, et enfin ils se mettent en marche vers l’arrière de la banque. Si elle ressentait une belle décharge d’adrénaline alors qu’ils se dirigeaient vers la banque, elle réalise désormais qu’elle est carrément terrorisée. Dans ce genre d’événement, on ignore toujours comment les choses peuvent dégénérer, et même si elle tente de se convaincre que tout ira bien, elle n’y croit pas trop. Un mauvais pressentiment, peut-être.

À l’intérieur, elle perd bien rapidement le fil de ce qui se passe, vu la violence de l’assaut. Elle sait bien qu’il existe entre elle et les criminels un cordon composé de membres qualifiés de la SWAT, mais tout de même, elle ne se sent pas tellement en sécurité. Du regard, elle cherche Eames, qui vient de se mettre à l’abri derrière un empilement de boîtes de carton, et alors qu’elle s’apprête à le rejoindre, elle remarque le calme qui vient de s’installer à nouveau. Soulagée par cette simple accalmie, elle fait un pas vers Eames, qui semble venir la rejoindre… Et c’est à ce moment qu’elle sent une douleur atroce, comme une déchirure dans son épaule. Poussant un cri tant de surprise que de douleur, elle recule de plusieurs pas, sentant la douleur lui monter à la tête. Une brusque envie de s’asseoir au sol la saisit, mais elle reste debout tant bien que mal, tentant de trouver la sortie, sachant qu’elle ne sera d’aucune aide en restant sur place. Par ailleurs, elle entend de nombreux bruits, les tirs ont recommencé. Son esprit embrouillé par l’état de choc et par la douleur atroce, elle remarque à peine qu’on lui vient en aide, et c’est seulement une fois à l’extérieur qu’elle reconnaît Eames, à qui elle adresse un regard vitreux. Désormais assise à même le sol, elle tente de lui adresser un sourire rassurant, mais au final, elle ne réussit qu’à faire une grimace de douleur. « Adalyn, tu m’entends ? ça va ? Tu tiens le coup ? » Elle hoche tant bien que mal la tête, n’arrivant pas à parler, les mâchoires serrées par la douleur. Putain, elle n’a jamais ressenti une telle chose, c’est comme si toutes ses terminaisons nerveuses se concentraient sur son épaule blessée. Elle risque d’ailleurs un regard vers sa blessure – grave erreur. Malgré le fait que ses vêtements soient noirs, elle remarque aussitôt qu’ils sont gorgés de sang, et son visage perd rapidement toutes ses couleurs. Plus blême que jamais, elle a l’impression qu’elle va s’évanouir, mais elle tient bon malgré tout. . « Tiens le coup. Je suis là. Tu ne risques plus rien. Tu vas t’en sortir. » Son regard vitreux se pose de nouveau sur Eames, et cette fois, elle réussit à lui adresser un petit sourire. « Les secours vont bientôt arriver, reste avec moi. » Les secours… Oui, ils foutent quoi, alors qu’elle se vide de son sang? Elle sent qu’elle a froid, d’ailleurs elle a un long frisson, et elle regrette de ne pas s’être fait porter malade ce matin là. Décidément, ils auraient mieux fait tous les deux de juste rester là, à dormir sur son canapé, sans trop se poser de questions. « Tu sais quoi? », demande-t-elle d’une petite voix, serrant aussitôt les lèvres. « Putain de bordel de merde que ça fait mal. » Un petit rire s’échappe de ses lèvres, ce qu’elle regrette aussitôt : le petit mouvement que cela provoque sur son corps ne fait qu’augmenter la douleur qu’elle ressent.

« Ecoute … je sais que ce n’est pas le bon moment, mais … voilà, je voulais encore m’excuser pour mon comportement de ce matin. Je … ne sais pas ce qui m’a pris. Ces derniers temps, je ne suis plus moi-même, pas complètement, et je suis complètement perdu aussi. Je ne sais plus où j’en suis … Je ne sais pas vraiment quoi te dire, à part que je m’excuse … Je m’étalerais peut-être un autre jour sur le sujet, dans une autre situation … » Elle l’écoute en silence, puis a un petit hochement de tête lorsqu’il a terminé sa tirade. Encore une fois, elle ressent un réel plaisir à l’entendre prononcer ces excuses, même si elle ignore comment réagir. Il est vrai qu’elle a beaucoup de mal à le comprendre, depuis leur toute première rencontre. C’est surtout qu’elle ignore comment anticiper ses réactions, parce qu’il change constamment d’humeur, sans le moindre signe d’avertissement. Mais elle s’en fiche, parce qu’au fond, elle l’aime bien Eames. C’est d’ailleurs pourquoi elle ne lâche pas prise, pourquoi elle continue de s’acharner à bâtir avec lui une amitié ou du moins une camaraderie. Parce qu’elle tient à lui malgré tout, et parce qu’elle a envie que ce sentiment soit partagé. Sans rien dire, elle se redresse un peu, malgré la difficulté de la chose, et l’embrasse doucement. Son état de lui permettant pas nécessairement d’être passionnée dans ce geste, elle se contente de poser ses lèvres sur les siennes pendant une seconde, avant de retourner à sa position initiale, s’appuyant légèrement sur lui vu qu’elle commence à sérieusement manquer de forces. « Merci. De me dire ça.. J’apprécie. », murmure-t-elle en fermant les yeux, soudainement morte de fatigue. Elle sait qu’elle ne devrait pas dormir, mais elle est tellement épuisée…

Un instant plus tard, elle ouvre de nouveau les paupières, et constate avec soulagement que les secours arrivent enfin. Il ne faut pas beaucoup de temps pour qu’on la prenne en charge, pour qu’on l’installe sur un brancard, puis qu’on l’emmène dans une ambulance. Du regard, elle cherche Eames, mais il lui semble bien qu’il n’est pas admis dans l’ambulance avec elle – dommage. Sa présence a quelque chose de rassurant pour elle, elle espère qu’il viendra la voir à l’hôpital. Pendant la route, elle perd un peu la notion de ce qui se passe, même si l’ambulancier lui pose constamment des questions, sans doute pour éviter qu’elle s’endorme. Ce n’est qu’une fois rendue à l’hôpital qu’on procède à l’anesthésie générale, parce que la balle a éclaté dans son épaule et qu’on doit opérer la blessure. Lorsqu’elle s’éveille dans une chambre anonyme, elle est complètement confuse, ignorant où elle est, ce qui s’est passé. Puis, le souvenir des événements revient la happer de plein fouet, et elle se redresse brusquement dans son lit, faisant le tour de la pièce du regard pour voir si elle est seule.


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MessageSujet: Re: Netflix and chill ▼ Eames   Jeu 14 Jan - 2:51



Netflix and Chill.
Adalyn &Eames.

Tout s’était passé très vite. Trop même. La fusillade. Les coups. La douleur. Tout. J’avais réussi à faire sortir Adalyn du bâtiment, le tenant ferment dans mes bras, essayant de lui parler pour qu’elle reste parmi nous. Je ne connaissais pas la gravité de sa blessure, même si, par expérience, je savais qu’une balle dans l’épaule n’était pas nécessairement une blessure mortelle. Mais on ne savait jamais.  Sans m’en rendre compte, je m’étais crispé sur elle, trouvant les secouristes trop long. Je voyais très bien que je la perdais petit à petit. Je me mis à la secouer, criant sans nom, mais je n’eus en retour aucune réaction de sa part. Au même moments, quelques ambulanciers arrivèrent à mon hauteur et la prirent en charge. Malheureusement, je ne pouvais pas aller avec elle. Ils avaient besoin d’espace dans l’ambulance, et pour ce faire, ils m’avaient laissé sur place. Etant donné l’envergure de la mission, plusieurs ambulanciers étaient déjà sur place, dont un qui était venu vers moi, juste après le départ de l’ambulance, pour prendre soin de moi. J’avais presque oublié que la basse m’avait éraflé le bras avant de finir sa course dans ma coéquipière. Je ne ressentais aucune douleur, mais selon le soignant, c’était tout à fait normal. L’état de choc et d’adrénaline y étaient certainement pour quelque chose. Le soignant me prit à part et me fit asseoir, pour qu’il s’occupe de ma blessure, qui n’était que superficielle mais qu’il fallait tout de même désinfecté. Je grimaçais légèrement quand le produit entra en contact avec ma peau. Juste après m’avoir fait un bandage, je me dirigeais vers le chef des opérations. Il voulait savoir ce qui s’était passé et j’essayais de lui résumé la situation tant bien que mal. Je ne savais pas vraiment quoi dire, étant donné que tout c’était passé tellement vite et assez rapidement, que je n’avais pas vraiment assisté aux échanges de tirs et que je ne savais donc pas comment tout ce medier s’était terminé. Il fallait qu’il attende patiemment le chef du SWAT. J’étais moi-même complétement perdu. Je pris enfin congé, et malgré les avertissements, je pris quand même le volant de ma voiture de patrouille pour aller à l’hôpital. J'avais besoin de savoir.

Finalement arrivé, toujours un peu dans les vapes, je franchis les portes de l’hôpital. Je malmenai un tout petit peu la pauvre réceptionniste pour me dire où ils avaient amené Adalyn. Elle m’indiqua le service de chirurgie, mais elle ne pouvait plus m’en apprendre davantage. Pendant plusieurs minutes, je fis les cents pas dans la satané salle d’attente. Je comprenais mieux ce que pouvaient ressentir les familles des victimes maintenant. Le médecin était venu me voir un peu plus tôt, m’expliquant qu’elle était hors de danger, mais qu’il fallait tout de même l’opérer le plus rapidement possible, la balle ayant éclaté en plusieurs morceaux. Ça ne sentait pas du tout bon, mais je fus soulagé de la savoir vivante, et sauvée. Au bout d’une heure d’attente, ne tenant plus, je descendis à la caféterie me prendre un café et je sortis. J’avais besoin de nicotine après ces événements, et de remettre mes idées en place. Surtout que, je ne pouvais blâmer personne. Je ne savais pas du tout de qui venait le tir en question. Si c’était de notre équipe, ou bien des preneurs d’otage. Je n’avais d’ailleurs toujours pas pris de nouvelles. Et ça m’allait très bien comme ça. J’étais trop fatigué en ce moment et je voulais juste aller me reposer, même si j’étais retenu ici. Une fois revenu dans la salle d’attente, je m’assis sur une chaise, les jambes écartées, les bras croisées sur le torse, et sans m’en rendre compte, je m’endormis.

« Mr. Montgomery … Monsieur … ». J’ouvris les yeux, légèrement, tout en me relevant. Je balayais la pièce du regard, me demandant ou j’étais, quand tout me revint en mémoire. La prise d’otage, la balle perdue, Adalyn qui était touché et l’hôpital. Je regardais en coup de vent l’heure. J’attendais déjà depuis trois heures, dont deux ou j’avais dû dormir. Je reportais mon regard sur le médecin, devant moi. « Oui ? C’est moi … ». J’essayais de garder un ton neutre. « L’opération s’est bien passé. Nous venons de l’amener en chambre. Voulez-vous la voir ? ». Je restais un moment silence. D’un côté, oui, je le voulais, mais d’un autre … je me disais que c’était peut-être préférable qu’elle reste seule, après ce qu’elle avait vécu. Je décidais tout de même d’aller la voir, juste pour me rassurer que tout allait bien pour elle, me promenant de rentrer chez moi après, et de demander quelques jours de congé à mon patron. Le médecin me guida jusqu’à sa chambre et repartit ensuite dans la direction opposée. Je pris une grande inspiration avant de toquer, pour signaler ma présence, et je poussais la porte. « C’est moi … ». Je fis quelques pas en avant, et je me figeai en la voyant. Avant de m’avancer vers elle. Je pris une chaise et je la posais à ses côtés, avant de m’asseoir. Je pris sa main entre les miennes, plantant mon regard dans le sien. « Ada … tu te sens mieux ? Je … Je ne sais pas trop quoi te dire, j’avoue … ». Je soupirais. « Je …. Je suis désolé pour ce qui s’est passé ». je baissais la tête, n’osant pas la regarder. « Bon … vu ton état, je pense que je vais te laisser. Tu viens de te réveiller d’une grosse opération, je ne vais pas te déranger plus que tant. Il faut que tu te reposes ». Je lâchais ses mains, me levant, et reposant la chaise à sa place. Je me penchai ensuite vers elle, lui déposant un léger bisou sur son front, avant de me retourner et prendre la direction de la porte.


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MessageSujet: Re: Netflix and chill ▼ Eames   Sam 16 Jan - 20:18


Eames & Adalyn

Netflix and chill.
L’une des premières choses qu’elle voit, en se réveillant, c’est le visage d’Eames. Il semble inquiet et fatigué, par ailleurs elle se demande depuis combien de temps elle se trouve à l’hôpital. Elle voudrait connaître les résultats de l’intervention, savoir s’il y a eu d’autres blessés, s’excuser d’avoir été si inutile sur le terrain. Une multitude de pensées se bousculent dans son esprit, mais elle n’arrive à en prononcer aucune, trop étourdie par les médicaments et par les événements. Lorsqu’il s’assoit près d’elle en lui prenant la main, elle le regarde un moment, et réussit à lui faire un sourire. « Ada … tu te sens mieux ? Je … Je ne sais pas trop quoi te dire, j’avoue … Je …. Je suis désolé pour ce qui s’est passé ». Elle hausse un peu les sourcils, puis secoue faiblement la tête. « Non, c’est moi qui suis désolée… Je me suis fait avoir comme une débutante. » Elle sourit tristement, puis hausse les épaules, ce qui lui arrache un petit gémissement de douleur. Foutue habitude. « Bon … vu ton état, je pense que je vais te laisser. Tu viens de te réveiller d’une grosse opération, je ne vais pas te déranger plus que tant. Il faut que tu te reposes ». Elle soupire alors qu’il lâche sa main, se levant pour quitter la pièce. Mais le baiser qu’il dépose sur son front la rassure d’une certaine manière, ça lui donne l’impression qu’elle n’est pas complètement seule.

Alors qu’il fait un pas vers la sortie, elle se sent soudainement bien découragée la petite. « Tu.. tu ne veux pas rester avec moi? Juste un peu? », demande-t-elle d’une petite voix timide. Elle n’a pas envie d’être seule dans cette chambre impersonnelle. Étrangement, alors qu’elle n’est pas très proche de ses parents, elle aurait bien envie qu’ils soient là, près d’elle. Elle aurait envie d’être traitée comme une enfant, qu’on s’occupe d’elle. Pas qu’on la laisse seule dans ce lit inconfortable, son esprit et son corps contaminés par des médicaments destinés à l’assommer. Mais elle n’a même pas le temps d’entendre la réponse d’Eames, parce qu’elle ferme les yeux et s’endort aussitôt.


(c) rinema


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Réponse volontairement courte, juste pour fermer le topic.



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