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 time to dance (max & irene)

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MessageSujet: time to dance (max & irene)   Lun 16 Nov - 20:00



Amen it's time to dance
ft. max & irene ۰ time to dance


"Tu aurais dû voir sa tête !" Les gloussements qui suivaient chaque commentaire des deux garçons raisonnaient dans le crâne d’Irene avec un immuable dégoût. Elle était adossée contre le mur, les bras croisés, surveillant avec précaution la bouteille de Tru: Blood qu’elle faisait chauffer dans le micro-onde du coin "machine à café". Plus que tout, elle aspirait à voir les secondes inscrites sur l’appareil passer plus rapidement qu’elles ne le laissaient voir. A la fin de ce décompte imposé, elle enfournerait immédiatement la bouteille dans son sac, passerait devant les deux jeunes stagiaires complètement abrutis par leur suffisance et irait retrouver ses archives, ses cartons et… "Dommage qu’elle soit si coincée Max, elle est super mignonne !" Irene détourna la tête de son micro-onde et ses idées émergèrent de l’hypnotique vrombissement de celui-ci. Max ? "Ouais, déjà que pour la faire sortir, on a dû s’y prendre longtemps à l’avance…" Max Gecko, la petite stagiaire arrivée il y a peu, avait capté l’attention de Irene en faisant preuve d’une assiduité, d’une intelligence et d’un sens de la répartie étonnants. Contrairement aux deux imbéciles aux polos rayés et impeccablement repassés, la jeune fille aux cheveux roux inspirait respect et attachement à l’immortelle qui avait plusieurs fois discuté avec elle. Elle avait entrepris de la prendre plus ou moins sous son aile et entendre parler deux benêts incapables d’accomplir le tiers de ce que faisait Max à la DYAD, ne provoquait chez Irene qu’un profond agacement. Le tintement final de l’appareil à côté d’elle la fit sursauter tandis qu’elle écoutait les garçons à côté. Elle enfourna bien le Tru : Blood dans son sac et approcha enfin de la table où étaient accoudés les deux stagiaires. Concentrés sur leurs rires teintés de déception, ils ne virent pas le mépris s’avancer vers eux et "malencontreusement" les bousculer, renversant une des deux tasses de café brûlant qu’ils tenaient entre leurs mains. Fausses excuses et vraies grimaces suivirent, avec quoi un léger juron lorsque Irene s’éloigna. Mais celle-ci se dirigeait déjà avec détermination vers le bureau où travaillait Max Gecko et ne se préoccupait plus des polos rayés et de leurs grognements ridicules.

Il n’avait en effet pas été évident de la convaincre à sortir. Irene avait été patiente et avait longtemps hésité où emmener Max. Le Hive était un nid à calices, mais également le seul endroit où la définition de la boîte de nuit atteignait son paroxysme. Dès qu’on entrait il y avait ces lumières bleues, violettes, ces danseurs parfois outrageusement lascifs, mais qu’Irene trouvait toujours amusants et fascinants à regarder danser. Elle se préparait à tout et avait voulu, en l’emmenant dans ce night-club, la préparer à tout.

Irene s’était réveillée plus tôt cette nuit-là, et avait dû attendre dans son sous-sol pour que le complet coucher du soleil ne la laisse éclater de son excitation naïve. Elle se rendit rapidement compte que la plupart de ses gestes étaient régis sous le coup d’un enthousiasme difficilement contrôlable ; elle changea trois fois la tenue qu’elle avait choisi la veille, manqua de casser son bâton de rouge à lèvres, s’y reprit à deux fois pour marquer de manière correcte son eye-liner, oublia ses clés en sortant de la maison et faillit coincer la queue d’Edgar dans la porte. Le feulement de ce dernier lui permit de revenir à un tempo plus maîtrisé ; elle regarda sa montre. Le cadran affichait vingt-deux heures trente. Si elle avait pu entendre battre son cœur, il lui aurait probablement fait exploser les tympans.

La pression de son doigt sur la sonnette ne lui parut pas assez soutenue et elle sonna une deuxième fois pour être complètement satisfaite de son geste. Elle avait pris son temps pour venir jusque chez Max, oscillant constamment entre la nécessité de calme et la volonté d’aller vite. L’immortelle s’était même payé le luxe d’arriver trois minutes en retard, dissimulant ainsi sa ponctualité qui aurait pu la faire passer pour une maniaque du rendez-vous parfaitement maîtrisé. A l’interphone, on décrocha le combiné, et avant même de pouvoir entendre la voix d’une personne au bout, Irene dit d’un ton excessivement enjoué : "Max ? C’est Irene, je t’attends devant la porte." Patientant quelques instants devant la dite porte et voyant arriver la jeune fille aux cheveux roux, elle prononça de manière étonnamment calme et avec un large sourire, les mots qu’elle avait prévu de dire depuis que le rendez-vous avait été décidé : "J’espère que tu n’es pas trop stressée."

Lorsque les deux jeunes femmes furent dans la voiture d’Irene, ce large sourire qui avait accompagné la venue de Max dans le champ de vision de l’immortelle, ne quitta pas son visage. Son excitation avait subitement tourné à l’attention, à la confiance et à la promesse d’une nuit frémissante d’intérêt. La jeune humaine avait eu l’effet d’un irrésistible calmant ; la voir et réaliser qu’elle serait bien en sa compagnie pendant quelques heures, avait tout d’un coup détendu Irene. Concentrant vaguement son regard sur la route, elle comprit que tout ceci était bel et bien dû au fait que pour la première fois depuis bien longtemps, Irene sortait goûter à la nuit avec une amie.

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MessageSujet: Re: time to dance (max & irene)   Dim 22 Nov - 0:25



❝Time to dance❞
Irene & Max
J'avais fini ma journée un peu plus tôt aujourd'hui. Exceptionnellement j'étais sortie légèrement plus en avance de l'institut DYAD. Certes, cela ne faisait pas partie de mes habitudes... c'était meme tout l'inverse. Généralement je sors toujours au minimum avec une heure de retard. Souvent prise dans les recherches que je faisais pour ma thèse ou tout simplement pour faire plus que ce que mon patron m'avait demandé. Aujourd'hui, les choses étaient différentes. J'avais prévu quelque chose ce soir. Bien sur j'avais demandé à mon tuteur si j'avais le droit de partir une heure avant ma fin de poste. Il s'était exclamé qu'il me devait bien ça après le nombre incalculables d'heures supplémentaires que je faisais. Dire que je ne lui avais même pas donné d'explications supplémentaires sur la raison de mon « départ anticipé ». Il fallait croire que j'étais vraiment une stagiaire fidèle, j'allais peut-etre envisager de demander une petite augmentation et une promesse d'embauche.... Après tout qui ne tentait rien n'avait rien. Enfin, mes ambitions à l'Institut DYAD n'étaient pas vraiment à l'honneur à cet instant. Je m'étais fourrée dans un pull d'Harry Potter aux couleurs de la maison Gryffindor et je filais chez moi en toute vitesse. Ce soir, c'était « le grand soir ». Pour une fois, j'avais accepté de sortir en soirée dans une discothèque. C'était la première depuis que j'avais perdu contact avec Asher que j'acceptais ce genre de soirée. Mon frère avait été le seul avec qui je tolérais ce genre d'endroit et encore, je m'y étais toujours sentie incroyablement mal à l'aise. Je préférais de loin m'accouder tranquillement au comptoir d'un bar derrière un unique verre de whisky. Ce soir j'avais décidé de m'y.... remettre ? Enfin, Irene m'avait légèrement fait accepté. Bon, je ne pouvais pas dire qu'on m'avait forcé la main. Puis si ça faisait plaisir à ma collègue préfére, ça me faisait plaisir. C'était sans compter sur le fait que je pouvais toujours glaner des informations sur Asher. J'avais aussi sérieusement besoin de me vider l'esprit.

Directement en arrivant chez moi, je pu voir Matt était dans notre appartement. En voyant sa tête surprise, je ne pu m'empêcher de rire et de lui plaquer une grosse bise sur sa joue pour le saluer. Je le prévins que je ne serai pas à la maison ce soir, que j'allais travailler chez une amie et qu'il ne me verrait pas à son retour. Bon certes, c'était un petit mensonge. Mes sentiments envers Matthew étaient amicaux, mais vraiment, il faisait partie de ces amis qui pensaient que je devais ABSOLUEMENT être protégée, comme si j'avais besoin de ça. Puis si j'avais envie de sortir en boite de nuit, j'avais le droit, je n'étais plus une gamine  J'avais passé ma majorité depuis un moment ! Je filais dans ma chambre pour sélectionner ma tenue. Je me déshabillais complètement, me laissant en sous-vêtements. J'ouvris mon armoire et là.... on pouvait dire que c'était la catastrophe. Je farfouillais, mais je n'avais.... RIEN à me mettre. J'avais des jeans, des treillis aux couleurs camouflages, des pulls, des tee-shirt. J'avais quelques chemisiers, des débardeurs prêts corps.... Mais les robes... Mais alors que j'étais en train de perdre tout espoir, j'aperçus la seule robe que je devais posséder... enfin que j'avais garder de chez mon père. J'entrepris de l'enfiler. Une petite robe noire... courte et avec un décolleté. C'était légèrement, outrageux. Je me demandais comment j'avais fait pour avoir ça dans mon placard. Mon père n'aurait jamais accepté ça, ça devait être Ash qui me l'avait acheter pour sortir au Hive de temps en temps. Je me regardais quelques instants dans le miroir. Je devais avouer que ce n'était pas si mal que ça. Le décolleté pas trop profond ne dévoilait pas tant que ça ma poitrine. Elle me cintrait la taille et le s'évasait jusqu'à mi-cuisse, ce qui montrait mes fines jambes. Oui, j'étais pas mal du tout. En tout cas je me plaisais.

Quand la voix de Matt m'annonça qu'il partait travailler, je sortis juste ma tête par la porte de ma chambre pour lui souhaiter bon courage. Si je montrais ma robe c'était foutu. Je lui dis que je ne sortais pas parce que j'étais en petite tenue et que je voulais prendre une douche avant de partir. Il haussa, les épaules. Quand j'entendis la porte se claquer je filais dans la salle de bain. Douche prise en cinq minutes top chrono. Je me rhabillais tout aussi rapidement. Je m'installais devant le mirroir. Bon... Le plus dur était de soir comment me maquiller de me coiffer. Je pensais laisser mes cheveux libres. J'avais toujours trouvé que leur petit coté sauvage avait un certains style. Puis comme je me connaissais, si je faisais quelque chose de sophistiquer, j'allais finir par tout enlever quelques heures après... et le résultat aurait été pire. Je finis par me concentrer sur mon visage. Quelque chose de simple, je n'avais pas envie de sortir en me sentant comme une voiture volée, puis je voulais rester simple. Avec la danse, c'était un coup à voir tout le maquillage ruisseler sur mon visage.  J'avais finis par me tracer avec grand soin un trait d'eye-liner sur mes yeux et un peu de rouge à lèvres rouge. On m'avait souvent dit qu'avec mes cheveux roux que le rouge était parfaitement approprié. Je du me reprendre à plusieurs fois pour avoir quelque chose qui me plaisait. Autant dire que la tache fut... compliquée, longue et franchement périlleuse. Une fois terminé, j'admirais le résultat. J'avais presque l'impression d'être une autre personne. J'avais presque l'impression de ressembler à ma mère.

DINGDONG. Oups ! Je couru vers l'interphone, je reconnu tout de suite ma comparse. Je souris en lui répondant. Une minute et je suis toute à toi ! J'enfliai rapidement une paire d'escarpin noir qui avaient une talon large et pas trop haut, je n'étais pas douée pour la marche avec des talons aiguilles, alors danser avec.... non, c'était trop risqué. Je prenais une veste légère et une pochette pour un stocker les choses essentielles: des quoi se remaquiller, carte d'identité, argent, clés... etc. Je descendis rapidement les escaliers pour arriver devant ma collègue. Je devais avouer que j'étais stressée. Je sentais mon cœur battre fort dans ma poitrine. Mais je devais avouer que j'étais assez contente de partager une soirée avec Irene. Je l'avais toujours beaucoup apprécié, elle avait toujours été agréable avec moi. J'avais une forte affection pour elle. Forcément, j'étais excitée à l'idée de passer la soirée avec elle. Fière de mes efforts, je fis un tour sur moi-même pour lui faire admirer le travail. Alors t'en dis quoi ma Renette ?Ça change de la blouse blanche hein ? je ne pus m'empêcher de rire légèrement. Je suis morte de trac ! Mais comme tu es là, ça devient du bon stress. J'ai hâte de montrer au dancefloor comment une Gecko bouge ses hanches ! Bon maintenant il suffisait de mettre ses bonnes résolutions en action. Et définitivement, il me faudrait plus qu'un seul whisky.

Le trajet me sembla passer plus rapidement que prévu. Le stress y jouait pas mal. Je m'étais tripoté les doigts tout du long. Bon aller, je n'avais qu'à me lâcher. Quand on y pensait, c'était bête comme bonjour Et POURTANT. Une fois devant le Hive je devais avouer que le stress remonta d'un coup. Par réflexe j'attrapai la main d'Irene. Ce n'était pas le fait de faire la fête qui me stressait, c'était plus les souvenirs avec mon frère qui remontaient. Il avait été barman ici après tout. Bon je me jette à l'eau ? Finis-je par dire à Irene, ma main toujours niché dans la sienne. Je te suis, après tout, c'est toi la « Renette de la nuit », finis-je avec un clin d'œil amusé. Je marchais à ses cotés, ma main toujours dans la sienne. Nous passâmes l'entrée, les videurs tout le tralala pour enfin arriver au gros du sujet. La musique inonda mes oreilles. Je fermai un instant les yeux, me laissant comme bercer le brouhaha. Boumboumboum. Ça ressemblait presque à un battement de coeur. En ouvrant les yeux je vis les gens danser, certains étaient collés serrés. C'était sans compter sur les danseurs qui faisaient le show. Je me tournai par réflexe vers la brune. Je vais avoir besoin d'un verre, sans m'en rendre compte, ma main tremblait. Zen. Je maitrisais la situation.


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MessageSujet: Re: time to dance (max & irene)   Lun 30 Nov - 20:33



Amen it's time to dance
ft. max & irene ۰ time to dance


Irene s’était demandé plusieurs fois si elle devait conseiller son amie à coup de "Ne mets pas quelque chose de trop voyant, pas trop court, pas trop long non plus… Tu veux de l’aide pour le maquillage, les cheveux, les vêtements ?" Autant de recommandations futiles mais essentielles pour Irene qui s’en voulait presque d’avoir emmené Max à quelque chose d’aussi inhabituel pour elle. L’immortelle s’était finalement gardée de faire un quelconque commentaire et son silence lui faisait l’écho d’un certain regret. Elle s’était répétée qu’il était stupide d’agir comme une sœur aînée qu’elle n’était pas ou comme cette amie trop protectrice qu’elle n’aurait pas aimé avoir. Max ne méritait pas ça et pourtant, une sorte de volonté surprotectrice et toujours considérée comme exagérée, lui brûlait les doigts dès qu’elle voyait la jeune fille aux cheveux roux.

Lorsqu’elle aperçut enfin son amie plus distinctement, un sourcil relevé par la surprise et un agréable soupir se succédèrent; une seconde de ravissement, voilà tout ce qu’avait provoqué Max. Elle avait souligné sa chevelure flamboyante par une robe noire, simple, mais qui demandait juste à être remarquée. Elle était tout simplement jolie. Max lui demanda un avis sur sa tenue tout en tournant sur elle-même, les mouvements de la robe envahis par les mêmes remous que ceux de ses cheveux dorés. Le visage de l’immortelle s’éclaira alors de cette malice bénigne qu’elle se réservait lorsqu’elle était amusée; son angoissante attitude maternelle n’avait en vérité jamais eu lieu d’être. "Habillée comme tu l’es, je ne vois même pas pourquoi tu angoisses tellement à l’idée d’aller en boîte de nuit… La prochaine fois viens comme ça à la DYAD." Elle lui accorda un clin d’œil et lui tendit le bras pour la mener jusqu’à la voiture. "Si mademoiselle veut bien me suivre." Max avait beau rire nerveusement, Irene sentait que tout ceci lui faisait plaisir et ce sentiment bien que confus, n’en devenait que plus communicatif. Elle éclata de rire en entendant les promesses d’un "déhancher spécial Gecko" et lui répondit avec espièglerie : "Je ne pense pas être particulièrement douée, mais si tu me tentes trop, il nous faudra forcément départager nos aptitudes en danse !" Si danser devait détendre la jeune fille, alors la soirée n’en serait que plus belle.

Dans la voiture, Irene remarqua les doigts qui se contorsionnaient d’eux-mêmes sous le poids de l’inquiétude; ses tentatives de conversation à propos de banalités ne réussirent pas à les calmer. La portière claquée, les néons tapageurs du Hive enfin visibles et le rire des personnes s’engouffrant à l’intérieur du club parachevèrent l’angoisse qui agitait les mains de Max et elles s’agrippèrent à celles d’Irene. Comme à chaque fois qu’un mortel la touchait, il y avait ce léger frisson qui parcourait l’échine; plus par crainte de surprendre celui ou celle qui osait entreprendre le contact que par la chaleur qui touchait le marbre de sa peau, l’immortelle tremblait. Mais Max, absorbée par sa propre anxiété ne sembla pas le remarquer.

"Bon je me jette à l'eau ? Je te suis, après tout, c'est toi la "Renette de la nuit"". Irene étouffa un rire et reprit en murmurant: "Renette de la nuit"… Elle regarda Max avec amusement. "On m’avait rarement trouvé ce nom-là. Vers les quatre heures du matin, je te promets de partager ce titre dont tu m’honores."  Avec douceur, elle serra un peu plus la main de son amie et se lança à l’assaut de la porte du club. Passées les deux vigiles qui gardaient l’entrée, Irene glissa dans l’oreille de Max : "Ça y est, les cerbères de la porte nous ont laissées entrer. On a franchi la première étape." La lumière se fit alors plus rare et le sol commença à trembler d’agitation; déjà le brouhaha particulier de ces endroits où les gens parlaient plus fort pour se faire entendre avait envahi l’espace. "Bon." Suivait toujours cette minute de réflexion sur la prochaine chose à faire lorsque l’on arrivait au cœur du bruit. Irene allait demander à Max si elle souhaitait immédiatement tester son fameux déhancher quand cette dernière se tourna vers elle et lui demanda un verre. Un léger froncement de sourcils répondit à la remarque de la jeune humaine. "Tu es certaine que..." Irene poussa un léger soupir. Non, pas de maternalisme. Andrews, arrête ça tout de suite. "D’accord. Mais si vous commencez trop fort, mademoiselle Gecko, vous risquez de bientôt prendre la place des danseurs du Hive." De mémoire, Irene n’avait jamais vu Max boire et ne savait absolument pas si elle pouvait décemment tenir l’alcool. Si elle l’emmenait au Hive, ce n’était pas pour la retrouver malade et vacillante d’ivresse; l’immortelle veillerait quand même à ne pas laisser son amie submerger sa nervosité sous le whisky ou la vodka -deux boissons qui ne réussissaient jamais aux humains qu’elle fréquentait. Elle emmena Max jusqu’au bar et arrivée au comptoir, se tourna vers elle. "Ce sera donc deux… ?" Elle laissa Max terminer sa phrase, incapable de choisir une boisson qu’elle n’apprécierait de toute évidence pas. Boire de l’alcool était un simple détail dans sa tentative d’existence parmi ceux qui vivaient encore; ce qui importait davantage était le lien se façonnant lors du partage de la boisson et les paroles échangées avant de devenir trop embrumées par les vapeurs d’enivrement.

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MessageSujet: Re: time to dance (max & irene)   Mar 15 Déc - 20:06



❝Time to dance❞
Irene & Max
Quand j'y pensais, ça n'avait pas été tant la galère que ça pour me préparer. Je n'avais jamais eu d'éducation sur les trucs de femmes. Le maquillage, l'habillage, ce genre de choses, j'avais du y apprendre par mes propres moyens. Quand on grandissait avec deux mecs à la maison, forcément, ça se sentait. Ce n'était définitivement pas ces deux-là qui m'avaient appris comment on mettait de l'eyeliner ! J'étais une autodidacte, même si j'avais encore des lacunes. Mon armoire en était un parfait exemple. Mes tenues féminines se comptaient sur les doigts d'une seule main. Et malgré tout ça, je m'en était sortie pas trop mal. Mas tenue avait même été validée par ma collègue de travail. Mais quand elle m'avait dit que je devais porter cette tenue tous les jours pour aller bosser, je ne pu m'empêcher de grimacer. Ben alors tu vas me remplir ma garde-robe, parce que ce n'est pas avec mon salaire de stagiaire que j'irais loin. Autant dire que ce n'était pas demain que j'allais m'amuser à remplir mon armoire de robes. D'une parce que je n'avais pas envie de me sentir mal à l'aise et de deux parce que je ne voulais pas finir sur la paille. Je n'étais pas diplômée et mes rémunérations allaient de paire.

Finalement, nous étions arrivés en plein cœur de la boite de nuit. Irene nous avait fait franchir les « cerbères » comme les avait surnommés. Ce surnom ne manqua pas de m'arracher un sourire amusé. Alors nous étions en train de rentrer en enfer. Je ne savais pas que la musique électro était le truc de Satan. Définitivement, on en apprenait tous les jours ! Je souris à mes propres pensées. La soirée commençait bien et pourtant.... C'était à ce moment que je me rendais compte à quel point j'étais mal à l'aise. Par réflexe, j'avais espéré trouvé mon petit frère. C'était toujours mon réflexe avant, les rares fois que j'étais venue au Hive, j'allais directement voir Ash et ses collègues. Je me sentais bien et je commençais à me « lâcher » - oui parce que tout était relatif. Enfin Asher avait toujours été mon repère dans cet endroit auquel je n'appartenais pas. Il me faisait me sentir comme chez moi. Mais il n'était pas là, il n'était plus là. Je sentis en moi une vague d'émotions, cela m'avait accroché directement à la poitrine. C'était une sorte d'angoisse. Asher avait disparu et il en avait rien à faire de si j'allais bien ou pas. Mes dents se serrèrent, j'avais presque l'impression de manquer d'air. J'avais besoin d'un verre. Je souris quand Irene me prévins de ne pas commencer trop fort. T'inquiète, je ne roulerai pas sous la table Miss Andrews. Puis est-ce un mal que de finir avec un danseur, je trouve qu'ils ont l'air amicaux. Par réflexe je m'étais tournée vers les dits danseurs. Il n'y avait aucun doutes, ils avaient un don pour enjailler les foules. Puis ils étaient loin d'être désagréables à regarder, bien au contraire. Certains étaient torses nus. Pendant un instant, je me demandais de quoi avait l'air Sammy torse nu.

Mon esprit divagua pendant quelques secondes avant revenir à la réalité. Nous étions devant le comptoir du bar et ma chère collègue avait commencé à prendre les commandes. Deux whiskys, des doubles. Puis alors je regardais qui nous servait, par réflexe j'eus un grand sourire. Je n'imaginais pas revoir ta frimousse ici Maxouille ! Comme quoi tout arrive. Je suis heureuse de te revoir Lewis ! Il nous tendit les deux verres. Je ne demandais pas pour mon frère, je savais très bien qu'eux non plus n'avaient pas plus de nouvelles que moi. Puis je lus dans son regard qu'il était désolé. Moi aussi je l'étais. Considère ses deux verres comme offerts par la maison. Amuse toi bien et donne de tes nouvelles, tu as manqué p'tite tête. Merci tu es un AMOUR ! Je m'éloignai avec mon verre un petit sourire amusé sur le visage. L'air de rien, cette retrouvailles m'avait remonté ma confiance. Je me tournai vers Renette et glissa à son oreille pas peu fière de moi. Mon frère était barman ici, ça aide pour avoir des contacts. Je lui accordai un clin d'œil alors que je descendais mon verre d'une traite. Et oui, quand on était à moitié irlandaise, boire du whisky, c'était comme boire du petit lait.... enfin c'était ce que mon père m'avait dit. J'étais à nouveau prête à affronter les foules en délire. Je posais mon verre sur la table la plus proche et me jetais sur la piste de danse sans même prévenir mon amie. Il fallait que je l'épate. Je commençai à faire bouger mes hanches, suivant le flot humain qui se déchainait. Je m'étais bénie d'être bien dans mes escarpins, sinon autant dire que sinon ça aurait été la chute GARANTIE. Je me tournai vers l'endroit où j'avais laissé mon juste avant, personne. Par réflexe je regardais autour de moi, personne. Je sursautai en sentant une main se poser sur moi. Mais la seconde d'après je me rendis compte que c'était Renette. Je me retournai vers elle et continuai de danser. Bon certes, je me sentais un peu bêta, ce n'était pas vraiment naturel. Je me rapprochai de mon amie pour lui glisser à l'oreille. Tu me donnes un cours de danse ? Mon déhanché est rouillé.


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MessageSujet: Re: time to dance (max & irene)   Mer 3 Fév - 17:10



Amen it's time to dance
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Apparemment, Max avait mal pris la remarque sur sa garde-robe. Du moins, Irene le comprit ainsi. Dire qu’elle devait la garder pour la DYAD n’était pas une vérité à appliquer, en aucun cas l’immortelle ne pensait énoncer un ordre. La réponse de Max résonna de manière trop sèche pour qu’Irene n’ait la force de répliquer ; elle connaissait bien le salaire des stagiaires et bien sûr que Max ne méritait pas d’être payée ainsi. Elle se garda de tout commentaire et se contenta d’accompagner son amie jusqu’à la voiture. Se pinçant la lèvre inférieure, elle se demanda si son humour de centenaire s’appliquait à la jeune humaine. Délicate opération qu’est celle d’interagir avec les humains lorsque l’on ne peut plus les comprendre.  

L’arrivée au Hive révéla que tout n’était pas perdu : Irene avait vu Max sourire face à sa remarque sur les agents de sécurité postés à l’entrée. Elle se détendit, piquée par les mains de l’humaine qui se trouvaient toujours dans les siennes, froides. Jetant un autre coup d’œil vers sa collègue, elle voulut s’assurer que  cette détente s’opérait aussi chez Max. Mais dès qu’elles franchirent le seuil du Hive, à l’instant même où la lumière disparue totalement pour faire place à celle des néons rouges et bleus, le visage s’éclaira de la même obscurité qui régnait dans la pièce ; Max semblait rêver et d'une manière à forte tendance mélancolique. Irene n’osa pas demander frontalement la raison d’une telle rêverie et elle pensa attendre le bon moment avant de creuser sa curiosité. Le verre parut être une option plus que justifiée. « Amicaux, je ne sais pas. Diablement sexy… Ça c’est certain ! » Elle les trouvait beaux, mais trop tape-à-l’œil. Ils évoquaient vaguement ce film dont on lui avait parlé et qu’elle n’avait pas eu le temps de voir. Max regardait toujours les danseurs. Sa jeune collègue avait le regard fixé sur les torses nus, mais son esprit semblait à nouveau se porter vers autre chose. Ou quelqu’un. Irene soupira en souriant. « Allez, on va le boire ce verre ? » Plus enjouée, plus « humaine ». Il fallait que sa joie soit communicative comme elle l’était au début de la soirée. Au final, elle se retrouva dans une situation qu’elle ne s’attendait pas à connaître : comme Max, elle était face à une gêne, de celles qu’elle ne pensait plus éprouver grâce à son immortalité et à son expérience. Face à cette crinière rousse, à ses sourires et son angoisse, elle ne savait pas exactement comment réagir.

Déstabiliser Irene semblait être plus facile qu’elle ne le pensait : à peine s’étaient-elles approchées  du comptoir, à peine les deux whiskys furent-ils commandés que Max discutait avec le barman, apparemment une ancienne connaissance. Irene la regarda avec étonnement. « Lewis ? Et bien au revoir Lewis…» Elles s’éloignèrent le verre de whisky dans les mains et trinquèrent ensemble. Au tintement des deux verres qui s’entrechoquent suivit la gorgée que prit Max et un lever un sourcil chez la vampire. Elle ne pouvait plus contenir sa curiosité, aussi brûlante que les souvenirs du goût du whisky dans la gorge. « Donc… Tu es déjà venue ici ? Je veux dire… Je ne pensais pas que tu étais si familière avec les lieux… Encore moins avec Lewis le barman. » Les questions se bousculaient déjà dans son esprit ; elle aurait voulu en poser une dizaine en quelques secondes. Son frère ? Elle avait un frère ? Où était-il ? Elle regarda autour d’elle dans l’espoir de voir une autre crinière rousse répondre à ses interrogations. Elle but le whisky sans vraiment réaliser que le verre qu’elle vidait d’une traite ne lui apportait aucune satisfaction. Elle reposa son regard sur Max, dans l’attente d’une réponse. « Lewis le barman a l’air charmant, soit dit en passant.» Et ce dernier pincement de lèvres qui suivit cette dernière phrase fut le signe d’une impossible curiosité à satisfaire. « Ton frère… Il est là ? » Si elle ne lui en avait jamais parlé, peut-être étaient-ils en froid, peut-être n’aurait-elle pas dû poser cette question. Peut-être était-il malade, ou… Gênée, elle se pressa d’ajouter : « Si tu ne veux pas en parler, pas de problèmes. Je suis bien trop curieuse… » Quelques minutes s’écoulèrent où Irene aurait souhaité connaître l’ivresse du whisky, d’une part pour se faire pardonner de son indiscrétion et d’autre part pour rejoindre Max dans sa subite excitation. Elle avait bondi au milieu de la foule, sans que l’immortelle n’ait eu le temps de faire quoique ce soit. De loin, on ne la reconnaissait plus. Max, bougeait, sautillait, le sourire aux lèvres et le diable sous les pieds. Les questions ne la troublaient plus ou du moins, l’alcool commençait à faire son effet. L’immortelle délaissa la table et leurs verres vides pour rejoindre Max. D’abord se glisser entre les gens, puis se laisser emporter par la transe que laisse à sa disposition la musique. Elle commença elle aussi à bouger la tête, les pieds, les hanches et les mains qu’elle posa finalement sur l’épaule de sa collègue. « Tu me donnes un cours de danse ? Mon déhancher est rouillé. Oh, Max, pas besoin de cours de danse et pas besoin de te dérouiller les hanches ; tu concurrences assez bien les danseurs sexy de tout à l’heure. » Irene lui glissa un clin d’œil et accompagna son amie sous le rythme de la nuit.

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time to dance (max & irene)
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