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 Can I get it ? Can I get an Amen? {ft. Sampsa

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MessageSujet: Can I get it ? Can I get an Amen? {ft. Sampsa   Ven 8 Jan - 23:56



Can I get it ?
Can I get an Amen ?
Sampsa &Abigaël.

Depuis mon retour au pays, c’était la première fois que j’allais assister à la messe. Normalement, ce n’était pas trop mon truc. Ce n’était pas du tout le moment le plus réjouissant pour ma part. Certes, si j’étais revenue auprès de ma famille, abandonnant mari et ami(e)s en Australie, c’était pour venir en aide à ma famille. Je savais que je serais obligée d’aider à l’église, mais participer à la messe … non. J’avais tout de même accepté, car malgré tout, ils m’avaient autorisé à partir et m’avaient de nouveau accueillie à la maison. Je leur devais bien cela. C’est donc tout naturellement que j’étais en train de farfouiller dans mes affaires pour trouver un habillement qui soit en règle, que je finis par trouver au bout d’une heure. Il ne me plaisait pas plus que tant, mais c’était le seul vêtement qui correspondait. Les autres étaient … pas pour l’occasion. J’aurais fait hérisse le poil de plus d’un si j’étais venue avec mes tenues habituelles.  A neuf heures tapantes je m’introduisis dans l’église. J’allais aider mes frères à mettre en place tout ce qu’il fallait pour dans une heure. Vérifier que tout était bien là, que chacun aurait une bible devant lui, que les bancs étaient propres et ainsi de suite. Vers dix heures moins quart, quelques fidèles s’engouffrèrent déjà à l’intérieur du bâtiment, chose que je pouvais comprendre. Il ne faisait pas vraiment beau dehors, et surtout pas chaud.

A dix heures, la messe pu commencer. La pièce était relativement pleine. J’en fus presque choquée. J’avais oublié à quel point les gens étaient toujours fascinés par la religion et qu’ils étaient toujours autant au rendez-vous. Secouant légèrement la tête et levant les yeux au ciel, j’allais rejoindre ma place, à côté de mon frère, dans un coin de la salle, tout devant. Pour la peine, j’avais enfilé un tailleur. Seule tenue correcte que j’avais trouvé. Heureusement, je ne détonnais pas trop dans ce décor, Caleb étant en costard. A la seule différence que j’avais eu la bonne idée de mettre des chaussures à talons. A mon plus grand regret, mais voilà, c’était trop tard pour changer quelque chose. Il fallait que je tienne jusqu’au bout, me tenant droite et digne. J’avais beau avoir l’habitude de porter des talons, mais resté debout sans bouger, c’en était une autre. Une fois que mon père fit son apparition et qu’il commença son serment, je balayais la pièce du regard. La majorité des têtes que je voyais je les connaissais déjà. Ils étaient déjà présents, il y a cinq ans, avant mon départ. Tandis que d’autres, c’était la première fois que je les voyais. Comme un jeune homme blond, assis au fond. Sa tête ne me disait rien du tout, mais il y avait quelque chose qui me rendait mal à l’aise chez lui. Je ne sais pas si c’était son regard, ou alors tout simplement qu’il n’arrêtait pas de me fixer depuis un moment déjà, avec un petit sourire narquois collé aux lèvres. C’était étrange. Tournant la tête vers mon frère, je vis que lui aussi, tout comme l’autre, avait un petit sourire en coin. Soupirant, je croisais les mains sur mon torse, essayant de ne pas y penser. De toute façon, je ne risquais rien, il y avait trop de monde et … puis merde. Il fallait que j’arrête d’être parano aussi. J’arrêtais donc de faire attention à lui, lui jetant tout de même quelques coups d’œil de temps à autre. La plupart du temps il avait l’air concentré sur ce que mon père me disait, tandis que d’autre, je le voyais bien qu’il avait de nouveau fixé son regard sur moi.

Environ une heure et demie plus tard, hallelujah, c’était enfin fini. A mon plus grand soulagement. Les gens partaient en petit groupe, comme ils étaient venus. Avec mon frère, nous aidâmes notre père à faire quelques rangements, avant que je sorte prendre l’air. J’avais prétexté un début de mal de tête, alors que nous. J’avais juste besoin de sortir de l’église, de prendre l’air, de revenir à la vie normale. Une fois dehors, même si ce n’était pas très bien vu de la part de la fille d’un révérand, mais tant pis, qu’ils aillent tous au je pense, je m’allumais une cigarette et je me mis un peu à l’écart des gens qui étaient resté sur le pas de la porte pour papoter. Y a des bars pour ça bordel. Pestant intérieurement, je ne vis pas le jeune homme qui s’approchait de moi. « C’est donc toi la pécheresse dont on m’a causé. Tu pèches souvent en nature ? » Je me retournais vers la source du bruit, soupirant. Ma main s’était instinctivement levée, mais s’arrêta à mi-chemin. Je reconnu direct le fameux jeune homme, le même qui n’arrêtait pas de m’observer. Je me disais bien que quelque chose ne tournait pas rond. Je fis un grand effort sur moi pour ne pas le frapper et surtout pour rester calme. Je n’avais pas vraiment envie de faire une scène ici. « On se connaît ? », dis-je le plus naturellement du monde. Je secouais la tête. « Votre visage ne me dis rien du tout. Ni votre insolence d’ailleurs ». Je tirais une bouffée sur ma cigarette, plantant mon regard dans le sien. « Malheureusement pour vous, non. Mais je peux tout à fait comprendre votre demande, vu votre tête … vous ne devez pas vraiment avoir beaucoup de choix, et surtout pas avec des filles comme moi ». Je m’appuyais contre le mur, derrière moi, ne le lâchant pas du regard. « La prochaine fois que vous venez à la messe, économisez vos sous, vous en aurez peut-être besoin ailleurs ». Je fis quelques pas en direction du cendrier, pour y jeter ma cigarette, avant de me retourner vers le jeune homme. « Vous m’excuserez, mais j’ai des choses plus importantes à faire que de perdre mon temps avec un type comme vous ».


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MessageSujet: Re: Can I get it ? Can I get an Amen? {ft. Sampsa   Lun 11 Jan - 23:32



Abigaël & Sampsa

Can I get it ? Can I get an Amen?

Depuis quelques temps, il m’arrivait de changer d’église pour ne pas avoir à supporter les sermons sur les sorciers. Sermons qui me faisaient un peu mal au cœur, je dois dire, et j’aimais retrouver quelquefois les sermons basiques qui ne mentionnaient aucune créature surnaturelle. Ça m’apaisait les oreilles. J’avais donc élu un nouveau lieu de rendez-vous dominical, qui n’était autre que l’église du révérend Cooper. Il bénéficiait d’une bonne réputation, et avait beaucoup de paroissiens, ce qui avait facilité mon choix. J’avais fait la rencontre du révérend, de sa femme et de ses deux fils après la première messe à laquelle j’avais assisté. Ils étaient tous absolument vertueux, avec de bons sentiments, en apparence du moins. Cela m’avait fait une drôle d’impression, et je ne les aimais pas spécialement, je les soupçonnais d’être assez hypocrites. Une tendance générale chez les personnes très pieuses. J’avais toujours la sensation qu’elles cachaient des choses horribles. Comme moi, en fait. Au fond, ce n’était peut-être qu’une projection de moi-même que j’attribuais à tous les croyants dont je croisais la route. Le pire de la famille Cooper, c’était probablement Caleb qui m’avait sorti que sa sœur était une vile pécheresse (ou quelque chose du genre, je n’enregistrais pas nos conversations). Cela m’avait fait beaucoup rire, jusqu’à ce que je comprenne qu’il était sérieux. J’étais pas allé lui demander ce qu’il lui reprochait, parce que je m’en foutais de leurs affaires de famille. Mais j’aimais pas Caleb. Il y avait un truc qui clochait chez lui. Et il était bien du genre à porter des jugements sur les autres sans les connaître. Dixit le mec qui crache sur la gueule des autres à longueur de journée, je sais. Mais je n’en voulais pas aux homosexuels, aux divorcés, à ceux qui n’attendaient pas le mariage ou qui avaient des mœurs légères. J’étais trop ouvert d’esprit, en fait. Non. N’abusons pas. J’étais donc, ce matin-là, à la messe, assis sur une des dernières rangées de chaise, vêtu d’une chemise sous un pull et d’un jeans, parce que je n’allais pas enfiler des costumes trois pièces pour me rendre à l’église comme le fils du révérend. J’avais fait l’effort de mettre une chemise, c’était amplement suffisant.

J’avoue, je n’étais pas très concentré ce jour-là, surtout depuis que j’avais repéré une jeune femme blonde au premier rang, aux côtés de Caleb. Je savais pas trop si c’était parce que j’avais trop de théine dans le sang, que j’avais à peine dormi ou que les deux derniers chapitres de Tekka Järvi que j’avais rédigés cette nuit m’avaient rendu euphorique, mais je ne pus empêcher un sourire amusé de naître sur mes lèvres en la découvrant là, ni de lui jeter des coups d’œil pendant toute la messe. La pécheresse. Je repensais à la façon dont son frère m’avait appris cela sur elle, son air tellement solennel, et je devais me retenir pour ne pas pouffer comme un gosse de sept ans. Qui plus est, elle n’était pas désagréable à regarder, et je résolus de faire sa connaissance après l’office, pour me targuer d’avoir parlé à la famille Cooper au grand complet. C’était stupide, mais j’étais d’assez bonne humeur. Une heure et demi plus tard, je m’étais posté devant le bâtiment en l’attendant, observant les quelques fidèles qui faisaient la causette sur le parvis tout en jouant avec mon briquet, comme à mon habitude, mes lunettes noires toujours pendues à mon col malgré le soleil d’hiver qui m’explosait les yeux. Lorsqu’enfin elle sortit, elle avait dû aider son paternel à ranger l’église, je m’approchai d’elle pour l’aborder toute en ironie. Ce qui faillit me valoir une baffe, qu’elle retint au dernier moment, sans doute pour ne pas créer de scandale. Qu’avais-je encore dit ? J’étais bien content qu’elle ne m’ait pas frappé, je me souvenais encore de mon nez meurtri par Max la dernière fois que j’avais attendu une fille. Je devrais peut-être arrêter de faire ça et revenir aux mecs. Surtout que là, je m’en prenais plein la gueule. Elle était franchement pas commode la fille du révérend. C’était très sexy. Je ne pus donc me retenir de sourire béatement pendant tout ce temps où elle m’expliqua que j’étais insolent, moche, et que je devrais garder l’argent de la quête pour me payer des prostituées. J’eus du mal à ne pas rire à cette dernière remarque, parce que c’était tellement marrant dans la bouche de la progéniture du révérend. Elle avait de la répartie, et j’aimais beaucoup cela, ça me changeait de mon quotidien monotone où tous les gens que je voyais me rendaient encore plus blasés. « Je retiendrais pour la prochaine fois que les sarcasmes passent mieux en finnois qu’en anglais. Je te remercie de ne pas m’avoir giflé en public, c’était fort délicat de ta part. » Remarquant que j’avais toujours mon briquet dans la main, je le glissai dans ma poche pour la lui tendre, histoire de la saluer correctement. « Sampsa Tarvainen. Tu es bien la fille du révérend, non ? C’est ton frangin qui m’a dit que tu étais une pécheresse, ça m’a fait beaucoup rire. Pardonne-moi de t’avoir offensé, j’ai tendance à mettre les pieds dans le plat comme je ne maîtrise pas bien la langue. » Mais oui, Sampsa, toi pas parler anglais, c’est certain. « Je ne veux pas non plus me mêler de vos affaires de famille. » Clairement, je m’en fichais.  
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MessageSujet: Re: Can I get it ? Can I get an Amen? {ft. Sampsa   Ven 15 Jan - 2:56



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Sampsa &Abigaël.

J’étais sur le point de partir, n’attendant pas vraiment une réaction de ma part, quand je m’arrêtais net, avant de revenir à son hauteur, serrant les poings. Il fallait que je reste calme. Déjà que j’étais la fille du révérand, la fameuse pécheresse comme il m’avait appelé, et deuzio, nous étions devant l’église, après la messe. Pas vraiment un endroit pour faire une histoire. Il fallait donc que je prenne sur moi, mais, par simple politesse, car j’avais tout de même bien été élevée, je l’écoutais parler. Je n’avais rien à perdre, et en même temps, mon frère devait s’occuper du nettoyage. Autant rester là encore un moment, l’imaginant rager à l’intérieur. C’était bien fait pour lui, qu’il bosse un peu. Un sourire narquois s’afficha sur mes lèvres. Il avait quand même du culot celui-là, et il ne le laissait pas faire. J’aimais bien quand ils avaient du répondant. Y avait du challenge, mais comme ceux qui, à la moindre remarque, partent la queue entre les jambes. Tout compte fait, je m’étais peut-être trompé avec lui, mais j’étais tout de même sur mes réserves, comme on dit, ne jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. « Mais de rien très cher. Je sais me tenir, moi », mais mon regard en disait long : pas avec autant de témoins. Il avait eu de la chance, c’est tout. Je posais mes mains sur mes hanches, avant d’hocher la tête dans sa direction. « Oui, c’est bien moi. Abigaël. Enchanté ». Pur politesse, de nouveau. Je secouais ensuite la tête, soupirant. Décidément, il n’avait pas fini de foutre la merde lui. Qu’est-ce qu’il pouvait être têtu, surtout que, selon moi, je n’avais rien fait de mal. C’était le seul de la famille qui avait mal pris mon départ, ne l’acceptant pas. Et voilà que maintenant, j’apprenais qu’il parlait derrière mon dos. « Tu parles bien de Caleb là ? », je levai les yeux au ciel. « Et en plus tu le crois ? ». J’étais blasée. Sérieusement quoi. Il m’allait entendre lui. « Même sans te connaître, je ne te pensais pas si crédule, mais bon … si tu veux écouter les ragots qu’il raconte sur moi … », j’haussais les épaules, « … Tu fais ce que tu veux après tout ». Je faillis ensuite éclater de rire, mais je me retins au dernier moment. Non. Je n’allais pas me moquer de ce pauvre jeune homme et le ridiculisé encore plus. Ce n’était pas mon genre, même si je pouvais donner l’impression d’être garce. « T’as un bel accent écossais pour quelqu’un qui ne parle pas la langue », je lui fis un clin d’œil, me mordillant la lèvre, sans m’en rendre compte. Je fronçais ensuite les sourcils, étonnée. Il ne voulait pas se mêler des affaires de ma famille, mais en même temps, il l’avait fait. « Je vois ça … ». Je n’avais pas pu me retenir. Je jetai un petit coup d’œil à ma montre, avant de reporter mon attention sur lui.

J’étais de nouveau sur le point de partir, mais je ne bougeais pas, ne le lâchant pas du regard. Pour la peine, je ressortis mon paquet de cigarette, et j’en allumais une autre, tout en lui tendant le paquet, ou cas où il fumerait aussi. « Bon, tu ne m’as pas l’air d’être un mauvais bougre, alors, je te laisse te rattraper ». Je lui souris amicalement. Je ne savais pas trop comment je faisais, mais j’avais le don de changer de comportement du tout au tout en quelques secondes, et pourtant, j’étais saine d’esprit. Cela venait certainement du fait que j’étais lunatique, et que j’aimais jouer avec les gens et leurs nerfs. « Tu as juste quelques minutes, le temps de ma cigarette je dirais, après on verra si je reste ou si je pars. A toi de voir ce que tu veux ». Je m’approchais de lui, nos deux corps étant presque collé l’un à l’autre, lui chuchotant à l’oreille. « Tu ne peux pas savoir à quel point ça me fait plaisir d’être là, tout en sachant que c’est tout mon frère qui doit gérer à l’intérieur ». Je me reculais, un air malicieux dans le regard. « Alors, je te laisse ta deuxième chance. Fais-en ce que tu en veux ». Je tirais sur ma cigarette, tout en jouant avec mes cheveux. Bon, avec le comportement que j’avais actuellement, je me demandais s’il allait plutôt croire mon frère ou moi, mais au fond, je m’en foutais. Je savais que ce que je valais, et surtout, ce que j’étais. J’aimas juste m’amuser comme tout le monde, comme une jeune fille normale de mon âge. On ne les critiquait pas elles. Fallait bien que je vive. « Je pourrais savoir ce qu’il t’a dit exactement, mon très cher frère ? Simple curiosité de ma part, et peut-être qu’après, si je suis gentille, je te donnerai ma version de la situation ». Je m’approchais de nouveau de lui, lui prenant le bras, l’entraînant un peu plus loin. A l’abri des regards. « On sera mieux ici. Plus tranquille. Loin des gens, on ne sait jamais, et surtout, s’il vient à ma recherche, il ne me trouvera pas ». Je croisais les bras, tenant toujours ma cigarette dans une de mes mains, la portant à ma bouche à intervalles réguliers.

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MessageSujet: Re: Can I get it ? Can I get an Amen? {ft. Sampsa   Dim 6 Mar - 19:03



Abigaël & Sampsa

Can I get it ? Can I get an Amen?

J’avais eu de la chance de ne pas m’en prendre une, mais j’avais l’impression de m’être assez bien rattrapé dans cette histoire. Elle semblait moins renfrognée, agacée, exaspérée. Moins prête à me balancer sa main dans la figure, quoi. Quand elle me confirma qu’elle était bien la fameuse Abigaël que son frère avait la fâcheuse tendance de dénigrer, j’eus un petit sourire, tout en répondant un ‘enchanté’ on ne peut plus formel au sien. Ce n’était pas un jour à être impoli, je savais utiliser la politesse quand j’estimais que cela pouvait m’être utile ou m’éviter une baffe. J’acquiesçai d’un signe de tête, amusé, lorsqu’elle me demanda si je parlais bien de Caleb. Qui d’autre que lui, sérieusement ? Ce type était une vraie langue de vipère. J’avais envie de rire lorsqu’elle me dit que c’était stupide de prêter foi aux paroles de son frangin, mais je me retins, ne faisant que hausser les épaules en levant les yeux au ciel comme si j’étais véritablement aussi bête. J’étais trop blasé pour m’intéresser aux dires de Caleb, j’avais juste éprouvé l’envie de parler à Abigaël, parce que j’étais un poil curieux, qu’elle était jolie, et, qu’au fond, j’aimais bien foutre la merde dans les familles. Ce devait être la troisième de mes activités favorites, après torturer les vampires et me cramer la peau en tentant de maîtriser mon don. Je fus étonné qu’elle me sorte que j’avais un bel accent écossais. Comment ça, écossais ? Comment j’avais pu choper cet accent… Pas possible. Elle avait dû vivre trop longtemps ailleurs pour considérer que je l’avais. « Je suis Finlandais. Mais faut croire que le finnois mêlé à l’anglais donne un accent écossais… » Mouais. Pas convaincu. Se pourrait-il qu’à force de vivre ici mon accent purement british que j’avais travaillé à l’école ait viré à l’accent scottish ? Boh. Tout le monde s’en foutait. Mais ça mettait ma crédibilité en doute en tant que personne ne causant pas bien l’anglais. De toute façon, c’était un mensonge, ça ne devrait pas me surprendre qu’elle ne m’ait pas cru. Je n’avais pas fait d’efforts surhumains pour faire passer ça pour la vérité. Je n’avais pas fait d’efforts du tout, même.

Je déclinai la cigarette qu’elle me proposa en tendant son paquet vers moi. Je ne fumais pas. Malgré le briquet que j’avais en poche. J’avais un mode de vie beaucoup trop sain, en fait. Ni alcool, ni tabac, ni drogue, ni viande… Cela contribuait à mon côté flippant, probablement. Elle m’annonça qu’elle me laissait me rattraper, et qu’elle aviserait, selon mon comportement, sur si elle se casserait ou pas. J’avais presque l’impression d’être à un examen de passage, là. Elle me chuchota à l’oreille qu’elle était ravie de laisser son frère tout ranger et tout préparer pour le prochain office à l’intérieur tandis qu’elle glandait dehors et profitait du soleil. Son attitude limite séductrice me rendait un peu sceptique. A vrai dire, elle m’amusait beaucoup. Avant que je ne puisse ouvrir la bouche pour répondre à sa question, elle m’entraîna un peu à l’écart, par le bras. Je levai un sourcil perplexe durant ce court trajet. Pourquoi avait-on besoin de se cacher des regards ? On ne faisait que discuter. A moins qu’elle veuille faire autre chose. N’importe quoi. J’étais pas aussi irrésistible. Puis j’avais une autre fille en vue en ce moment. Plus rousse. Mais je restais un mec et je commençais à m’interroger sur où elle voulait en venir. Une fois qu’elle s’arrêta, je m’adossai contre un des de l’église, l’air pensif. « Si je me souviens bien, Caleb m’a expliqué que tu t’étais assez éloignée de ta famille et de ton éducation religieuse. » J’eus un petit rire moqueur en repensant à l’air solennel de Caleb lorsqu’il m’avait parlé de cela. « Enfin, je ne te juge pas, je ne vois pas vraiment ce qu’il y a de mal à profiter de la vie. » Tant qu’on ne m’obligeait pas à boire ou qu’on ne mettait pas un vampire en face de moi, j’étais ouvert d’esprit. Je n’imposais pas ma foi et mes convictions aux autres. Même si j’étais un connard notoire, aussi, lorsque j’étais de mauvaise humeur. Là, je pouvais sortir toutes les atrocités imaginables sur tous les groupes de personnes, quels qu’ils soient. En particulier les fans et les éditeurs. « C’est la religion ou ta famille en elle-même qui t’a poussée à te barrer ? » Je pariais plutôt sur la famille, bizarrement. Même si la religion pouvait paraître étouffante pour certains. J’imaginais aisément que les enfants de pasteur n’étaient pas toujours hyper croyants et désireux de suivre les pas de papa et maman. Au fond, je pratiquais surtout ma propre religion, que je modelais selon ce que je voulais croire ou non, ce qui me semblait convenir à moi ou non. Tuer les vampires, ok. Relations sexuelles prohibées avant le mariage… Fallait pas déconner.
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