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 We're not good at being civilized (matthew)

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MessageSujet: We're not good at being civilized (matthew)   Sam 30 Jan - 0:50


We're not good at being civilized


J'ai maaaaal partout. J'entendis Ewen ricanait depuis la cuisine. Enfin la cuisine... et j'étais dans le salon mais c'était la même pièce en même temps quoi. Bref, j'entendis mon frangin se payait ma tronche assez ouvertement. Attrapant la première chose qui me passait sous la main, c'est à dire... une télécommande, je le jetais dans sa direction. Te moques pas. J'ai mal et il rigole. Tu sais qu'il doit avoir à peu près au tant mal partout que toi? Ou alors, il a une meilleure condition physique que moi ! Il est encore plus un drogué que toi et vous buvez au tant. Hum, pas faux. Et moi je fais un peu de sport... fin du yoga à l'occasion et parfois je vais courir. Ca c'est de la sportive. Je vous emmerde. Sors. Fais un truc. T'auras toujours mal mais au moins tu arrêteras de me faire suer. Je ricanais en me redressant dans le canapé. Enfin je ricanais et lâchais un grognement en me redressant parce que j'avais vraiment mal un peu partout et que j'avais pas trop l'habitude de dépenser au tant d'énergie en magie. Feignasse de magicienne. Ouais merci. Je t'emmerde tant que ça ? Tu peux retourner vivre ailleurs hein. Je vis Ewen se retrouver les sourcils froncés mais il rigola aussi quand il vit la moquerie sur mon visage. Tu es vache de le menacer de ça? Bah, il sait trèèès bien que je le mettrais pas réellement à la porte. Et j'avais pas envie le moins du monde qu'il reparte. Déjà parce que finalement, je me rendais compte que vivre seule ne me faisait aucun bien. Et ensuite parce que vivre avec Ewen était définitivement ce qu'il y avait de mieux. Bon, il venait me foutre ses pattes sur la tronche la nuit parfois mais j'avais déjà l'habitude avec Holmes. Qui lui était trop content d'avoir un copain chat à la maison. Mais t'as raison, la boutique est fermée aujourd'hui et là... je tourne en rond... Comme un chat en cage. Tu es pas drôle. Pas du tout ! Mais siiii ! Bref, si je devais sortir ça voulait dire que je devais lever mon cul de notre canapé et m'habiller. Parce que bon, il était cool le sweat de Ewen mais c'était un peu léger comme vêtement. Ouais, très léger. Ouais mais il sent le chat, j'aime bien.

Puis tu vas sortir pour faire quoi ? Huuum, bonne question ça ! Déjà, je trouve mon jean et ses trous et on voit après. Quelque chose qui implique pas de ressasser toujours les mêmes choses déjà. Genre ce qui s'est passé à la Burns Night ? Ouais... Bah sachant ce qui s'est passé, les petites blessures que je me traîne depuis et surtout la fatigue et les douleurs. J'ai toujours l'impression que ma tête menace d'exploser et que mes muscles vont pas me tenir. Trop de magie. Trop de morts surtout... Et de questions. Je suis vraiment en train de faire ça ? Oui faut croire. Je soupirais en revenant dans la cuisine. J'attrapais un verre d'eau pour avaler une aspirine avant de foutre les doigts dans ce que Ewen préparer à bouffer. Je les portais à ma bouche et approuvais d'un hochement de tête. Azy en plus, il savait cuisiner. Cet homme est parfait. Tellement... En parlant de personne du genre masculin. Oh vos gueules. Ah bah, tu vas vraiment faire ça? Baaaaah. J'attrapais un ou deux trucs qui traînaient dans l'appartement et les fourrer dans mon sac à main. J'y mettais également mon téléphone. Et je comptais pas le retirer de là comme ça, cette fois, je repartirais avec. Et avec tes sous vêtements aussi? Contrairement à toi Marcus, je suis civilisée moi. Je reviens plus tard... Compte pas sur la bonne humeur! Je lui tirais la langue et il fit de même. Deux gamins. Qui ont pris un peu beaucoup de responsabilité depuis le bain de sang made in Prima Lux. Et que j'ai pas encore eu le temps de regretter, seulement de panique et de me dire que je vais me barrer en courant... Ou pas... On verra bien.

Je finis par reconnaître la rue de Matthew. Je poussais un petit soupire. Tu es pas bien sure de comment il va t'accueillir c'est ça? Tout à fait, c'est ça. Je me retrouvais tout de même à frapper à la porte de son appartement. Tu as songé que y a une chance sur deux que ce soit Max qui t'ouvre ? Enfin qu'elle soit là quoi... Vu l'état de Matthew à la fin de la Burns Night, si Max est là c'est elle qui ouvre. Point pour toi. Et... je vais leur devoir des explications à l'un et l'autre n'est-ce pas ? Parce que bon, j'ai pas souvenir de leur avoir avouer être une sorcière avant même si quelque chose me dit que Matt s'en douter. Et eux... les possibilités pour leur self-contrôle, soang froid, appelez ça comme vous voulez, l'autre jour sont pas très nombreuses. HTC. Et j'avoue que là, du coup, je suis pas sure de à qui j'ai envie de les donner en premier, mes explications à la con. Surtout que tu es pas douée à ce jeu là. Voilà. Tu peux encore te casser. Bah surtout que doit y avoir personne nan ? Je veux dire, ils auraient déjà ouvert si non ? Je lâchais un soupire et me retournais pour partir, légèrement déçue quand j'entendis la porte s'ouvrir. Tu peux pas te casser. Il parla... c'était donc Matthew. Je me retournais et lui adressais un petit sourire, vaguement gêné. Je... Je voulais vérifier comment tu allais... après l'autre jour. Genre tu t'inquiètes quoi... Encore une fois, je m'inquiète pour tout le monde tout le temps. Je laissais mon regard glisser sur lui. Il était en jogging, visiblement, lui aussi avait opté pour l'option repos. Même si quelque chose me disait que dans son cas c'était forcé. Je grimaçais en me disant que ça devait faire bien mal. Tu as bien douillée aussi. Je me serais attendue Temp, à ce que tu prennes la défense de tout le monde sauf moi. Je peux rentrer? Et s'il dit non? Je rentre et je dis à Ewen que je me saoule la tronche ça vous va ? Fin ça fera pas passer la douleur en même temps... Ni la fatigue.


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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Sam 30 Jan - 3:35

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Deux jours. Deux jours que j’étais immobilisé chez moi. Deux jours que la soirée du bal était derrière moi. Seulement deux petits jours. Quel beau merdier c’était oui. Plus jamais ! Dès mon retour à la maison, le lendemain matin, une fois sorti de l’hôpital pour faire recoudre la plaie, tout de même assez profonde, selon le médecin, à la jambe, je m’étais promis que plus jamais je n’irais à ce genre de soirée. Tant pis pour les qu’en dira-t-on des gens qui sont proches de moi et qui connaissent mon histoire. Moi vivant, personne ne me verra plus dans un quelconque bal.  A la base, j’y étais allé tout simplement car j’avais l’habitude de m’y rendre aux bras de ma femme, ou plutôt devrais-je dire de ma défunte femme, qui adorait ce genre d’événements. J’avais laissé passer cinq ans avant de m’y rendre à nouveau. Et voilà le résultat. C’avait été l’anarchie. Des morts partout. Pour la plupart des simples humains innocents, ainsi que quelques créatures surnaturelles. C’était un bain de sang. Des heures et des heures de folie. A devoir se protéger, défendre nos semblables, tandis que des gens essaient de trouver une solution. Quel merdier. A l’avenir, toute invitation que je pourrais recevoir, pour n’importe quel événement, je le jetterais directement à la poubelle, sans y jeter un coup d’œil. Non merci. J’ai assez donné. Et voilà le résultat. Depuis deux jours, j’avais pleins de questions qui me tournaient dans la tête. Sur certaines personnes. J’étais devenu insomniaque. Et surtout, à cause de ma satané blessure à la jambe, j’étais retenu contre mon gré chez moi, à devoir m’abrutir à longueur de journée avec des antidouleurs. J’avais bien essayé de ne pas en prendre, mais au bout de quelques heures, c’était juste intenable. Tout compte fait, je n’avais pas vraiment eu grand-chose, et si ça tenait qu’à moi je serais déjà de sortie, à revivre normalement. Mais voilà que la douleur était toujours trop puissante, me donnant une migraine à en damner plus d’un, et, sous ordre du médecin, je devais porter une attèle pour tenir ma jambe droite, ou, selon mon choix, devoir utiliser une béquille. Je lui avais ris à la gueule, mais je n’avais pas eu le choix de repartir chez moi avec les deux. Au cas où. Au moins, petit réconfort, le vampire qui m’avait mis dans cet état, lui, n’était vraiment plus de ce monde. Il n’avait pas eu la chance de pouvoir continuer à vivre, massacrant d’innocentes âmes pour se nourrir. J’en avais marre. L’inactivé très peu pour moi.

Comme depuis deux longues journées, je n’avais que très peu dormi cette nuit. Trois – quatre heures seulement. Pas plus. De ce fait, j’avais décidé de rester chez moi, encore un jour. Vu mon état, que ce soit physique que psychologiquement, c’était mieux pour tout le monde. Je devais faire peur à voir d’ailleurs. J’avais juste pris la peine de me doucher le matin même, mais sans m’occuper correctement de ma barbe ni de mes cheveux. Heureusement que j’avais repris des couleurs, sinon j’aurais la tête d’un déterré. Comme me l’avait prescrit le médecin, c’était donc soit l’attelle soit la béquille. Et j’avais choisi …. Rien. L’attelle se trouvait par terre, aux pieds de mon lit, et la béquille, je ne savais même plus. Certainement dans un coin au salon. Heureusement, Max n’était pas là. Je l’entendais déjà d’ici gueuler pour que je prenne soin de moi. Je ne savais pas où elle était, ce n’était pas mes affaires d’ailleurs, mais j’étais bien content qu’elle soit de sortie. Une journée tranquille. Ou je pouvais faire ce que je voulais à la maison. Genre, si tout à coup l’envie me prenait de me mater un vieux film à la télé, tout simplement habillé en caleçon, je pourrais le faire. Avec elle dans les parages, c’était hors de question. Mais voilà, je n’avais rien prévu, et boitant jusqu’au salon, je m’affalais comme un poids lourd sur le fauteuil, allongeant ma jambe blessée. Mon café en main, j’en bus quelques gorgées avant de faire passer un antidouleur. C’était bien le truc pour me rendre bien stone ça. Plus vite ma jambe irait mieux, mieux ça sera. La télécommande en main, je zappais de chaîne en chaîne, ne trouvant rien de bien intéressant à regarder. Mais c’était mieux ça que de ressasser continuellement la soirée du bal en tête, et à tout ce que j’avais découvert. Surtout sur une personne. J’avais déjà de doutes, depuis ma dernière visite dans sa boutique, mais maintenant j’en étais sûr à cent pour cent. Mai était bel et bien une sorcière. Je ne savais pas vraiment comment le prendre, ni si je devais en parler avec elle. Il fallait déjà que je la revois. Et ça, je n’en étais pas sûr si je le voulais vraiment. J’étais tiraillés entre plusieurs sentiments. D’un côté, sans trop savoir pourquoi, et ne voulant pas me l’avouer, je m’étais tout de même attaché à elle. Mais d’un autre côté. Non. Je ne voulais rien avoir à faire avec elle. C’est justement en pensant à ses découvertes que je m’endormis gentiment, sans m’en rendre compte.

TOC TOC TOC. Le bruit résonnait dans tout l’appartement et je me réveillais. M’étirant et baillant, je me dis que, sans faire le moindre geste, la personne de l’autre côté de la porte allait s’en aller. TOC TOC TOC. J’avais tout faux. Coriace la petite. Je me levais avec peine, clopinant jusqu’à ma chambre, pour m’habiller. Car oui, j’étais en boxer. J’enfilais à la va vite un pantalon de training qui traînait par-là et le premier t-shirt qui me vint sous la main. Je devais avoir une de ces allures. « J’arrive, deux secondes ». Soupirant, je me traînais vers la porte, grimaçant légèrement dès que je posais un peu trop violemment mon pied au sol. J’ouvris la porte. Si, j’aurai regardé par l’œillet, je ne l’aurais peut-être pas fait, mais les faits étaient là. Je n’avais pas vérifié l’identité de la personne avant d’ouvrir. « Oui ? ». Je restais un moment figé sur place, quand je vis Mai se retourner, devant moi, me souriant. C’était bien ma veine ça. Qu’est-ce qu’elle foutait chez moi ? J’étais à deux doigts de lui demander comment elle connaissait mon adresse, avant de me raviser. Tout m’était revenu. Le bar et la fin de soirée. « Comme tu peux le voir, je vais très bien. Merci de te t’inquiéter de mon état ». J’étais sur le point de refermer la porte quand elle me demanda si elle pouvait rentrer. Je suspendis mon geste, réfléchissant deux secondes, avant de rouvrir la porte en grand. « Vas-y, rentre », dis-je d’un ton lassant. Je ne sais pas pourquoi, mais à cet instant précis j’avais une mauvaise impression. Dès qu’elle eut franchi la porte, je refermais derrière elle, retournant d’un pas traînant jusqu’au salon. En voyant le désordre, je grimaçais. Je me retournais vers elle, passant ma main dans mes cheveux. « Désolé pour le désordre. Je euh … pas trop eu le temps de faire quelque chose ». Je ne pouvais surtout pas oui. Mais je n’aimais pas me sentir faible, et surtout pas en sa présence. Bon. Je n’avais pas pour habitude de recevoir chez moi, c’était plutôt ma femme qui s’en occupait. Je restais un moment silencieux, avant de reporter à nouveau mon attention sur elle. « Je peux t’offrir quelque chose à boire ? Thé ? Café ? » Je me dirigeais vers la cuisine, de toute façon j’allais me refaire un café. Juste avant de franchir la porte, je me retournais. « Ou alors tu comptes partir aussi rapidement que t’es arrivée ? Ça ne sera pas nouveau tu me diras ». Petite allusion à la dernière fois, jetée comme ça, juste avant de tourner les talons. C’était de la pure méchanceté, et je n’étais surtout pas d’humeur. La douleur, les médocs et l’insomnie. Ils avaient bon dos.
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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Dim 31 Jan - 0:14


We're not good at being civilized


J'aurais du me barrer plus rapidement. Bah c'est vrai que tu aurais pu attendre moins longtemps avant de partir mais avoue : tu avais pas envie de partir. T'es même contente qu'il t'ait ouvert. J'aurais même pas du venir oui ! Tu sais qu'on est dans ta tête et que quand tu essayes de mentir sans même y croire, on risque pas d'y croire ? Ouais, je sais tout ça mais j'ai envie de croire que je le sais pas tu vois. J'aurais vraiment pas du décider de venir. Pourquoi je suis venue déjà ? Aucune idée. Mais attend d'être là avant de croire que c'est une mauvaise idée. Tu parles, le regard qui me lance à cet instant présent, alors que pour une fois je l'ai même pas encore ouvert, parle suffisamment. Il est pas spécialement heureux de me voir. Je continuais à sourire mais je me disais que ça devait commencer à ressembler à une grimace de personne gênée plus qu'à un sourire. Du coup fallais vraiment que je cause. Après lui avoir expliquer que plus tu es gênée, plus tu causes tu ferais peut être mieux de ne pas trop parler à tout bout de champ... Et nan, tu fais des phrases complètes du premier coup. Là t'es ridicule. Oui mais faire une phrase du premier coup chez moi ça nécessite une absence de gêne que je n'ai pas comme il faut tout de suite. Mais... Il se payait ma tronche ? Je veux dire j'ai vu des morts qui avaient mieux l'air d'aller bien que lui. Les vampires y a deux jours. Ouais entre autre. Mais bon, moi qui pensait qu'avec Ewen on avait atteint des niveaux de laisser aller depuis deux jours qui battaient tous les records, j'allais revoir ma définition de la chose. Ouais et je te rappelle que à partir de maintenant, tu vas devoir avoir la classe nécessaire à ta fonction. Tu aurais pu dire ça avant que je mette un jean troué Jazz. Bref, je vis bien qu'il pensait pas sincèrement le merci qu'il m'adressa et qu'il allait me claquer la porte au nez. Alors, je demande si je pouvais rentrer. T'es con! Ouais mais... roh puis merde, yolo comme disent mes frères. J'ai aucune idée de ce que je fais là. Donc on va partir de ce postulat pour la suite... et oh il voulait bien que je rentre. C'est surement pas au tant un ours qu'il en a l'air. Fin ça reste un ours en jogging et tee-shirt. Et qui a visiblement pas mal de difficultés à marcher. Je restais quelques secondes en arrière en le voyant se diriger vers le salon en grimaçant. Il va pas aimer te voir faire cette tronche en le regardant. Oui. Poser mon sac et ma veste et arrêter de regarde sa jambe. Et son cul. Et son... HEY ! J'ai même pas... Tu disais? Roh, fais chier.

Je... Mais il m'avait pas entendu et s'excusait pour le désordre. Je lâchais un petit rire nerveux en regardant au tour de moi. C'est vrai que ça respirait pas spécialement l'ordre mais je m'étais pas attendu que lui ou Max soient trop au taquet sur le ménage là. Et finalement... c'était peut être pas pire que ma coloc qui était comme ça même quand y avait pas de raison. C'est... rien comparé à mon appart. Et moi j'avais mes deux jambes en état de marche. Sauf que tu couines de douleur à longueur de temps. Et ton mal de tête. Temperance qui me défend ça arrive pas si souvent, j'aurais presque envie de pleurer. Je veux bien un thé s'il te plait. Genre il t'a directement proposé un thé quoi ! Il te connaît tant que ça ou ? Nan Jazz, tu te calmes : il est juste poli. Vous êtes horrible. Et... là il est horrible. C'était injuste. Nan franchement... J'en restais stoïque un moment. Goujat. Je l'avais peut être un peu chercher là. Ca reste pas classe ! Je me rapprochais de lui, parce que j'étais clairement beaucoup plus rapide sur mes pieds pour le moment, et me glissait dans son dos dans la cuisine. Je me mis sur la pointe des pieds et glissais mon oreille jusqu'à la sienne. Je crois me souvenir que ça nous avait pris un petit moment... et, tu n'avais qu'à me retenir. On parie qu'elle va rougir? Vous avez gagné ! Mais reconnaissez que c'est vrai. Ok, j'étais partie rapidement après mais... déjà je me souvenais d'un très bon moment passer avec lui avant de partir comme quoi j'étais restée un moment déjà ! Et ensuite... c'était pas juste de sa part. Je me souvenais pas qu'il ait eu l'air dérangé que je parte rapidement. T'étais trop dérangé pour t'en rendre compte aussi. Ouais ou pas.

Ignorant totalement ce qu'allait être sa réaction, j'attrapais la bouilloire poser un peu plus loin et la remplissais d'eau. Laisse, je crois que trop bouger doit t'être contre-indiquer. Et c'était pas la première fois que j'étais dans cette cuisine vu que j'avais manger avec max à une ou deux occasions, quand lui n'était pas là. D'ailleurs... me vient une question, comment j'avais pas pu reconnaître l'appartement directement l'autre soir ? Bonne question. Bah ouais... Parce que t'étais un peu plus occupée à t'occuper de Matt qu'à regarder au tour de toi. Hiii, pas faux. Je pouvais sentir le rouge me monter aux joues pendant que mes esprits me disaient tout cela. Je me tus le temps que l'eau chauffe mais... bah ça finit de chauffer vite ce truc. Max range toujours le thé au même endroit ? Et, toi tu prends... un café je parie. Tu sais qu'il savait peut être pas que tu étais déjà venue en dehors de l'autre fois? Rien à foutre. Tout en faisant ça, ayant rien à carrer du fait que ça lui plaise pas que je m'en occupe à sa place, je devais me retenir pour parler. Roh puis merde hein ! Qu'est-ce que les médecins t'ont dit pour ta jambe ? Azy l'autre maman poule là, je suis pas sure qu'il aime tellement. Tu rigoles ? Il va détester que je sois du genre à m'inquiéter. Surtout venant de la nana avec qui il s'est battu la première fois qu'on s'est rentré. Ouais, ça paraissait étrange. Mais quand je me bats avec quelqu'un, je sais exactement dans quel état je le laisse. J'ai appris à savoir depuis... Ouais bref, ton point? Bah, j'ai le droit d'être une nana inquiète ? Nan c'est chiant pour nous. Puis c'est pas comme si depuis quelques jours tout et n'importe quoi me passait par la tête. D'ailleurs, là j'avais tellement de question à poser que je devais me mordre les joues pour ne pas parler à tout bout de champ. Puis j'étais pas sure qu'il apprécie. Sachant que je savais bien ne pas spécialement être en position de les poser. Mais... Roh merde. Tu es de la Holy Trinity n'est-ce pas ? Et... Ok, nan je me tais. OUI LA FERME! Mais... c'était trop dur de pas la poser ! Je veux bien retenir les autres questions mais elle ! Raaah, je crois que je préfère encore quand elle a envie de l'embrasser que ça. C'est moins ridicule. Faudrait savoir un peu ! Et qui a dit que... ok, nan je me tais. Parce que je vais me taire pour de vrai et arrêter de cause dans ma tête avec vous et juste attendre qu'il me réponde. Surtout qu'il a pas l'air de méga bonne humeur non plus et... Tu es sur que tu devrais pas plutôt aller t'asseoir ? Nan mais t'es pas possible! Oui je sais, j'avais dit que je me taisais.


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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Dim 31 Jan - 4:04

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A peine l’avais-je laissé rentrer chez moi, je m’excusais pour le désordre qui régnait dans l’appartement, et me conduisant de façon respectable, tout de même, je lui demandais si elle voulait boire quelque chose, avant de soudainement me retourner contre elle. Ce n’était pas vraiment volontaire de ma part disons. Il faudra peut-être que je m’excuse. Un jour. Marchant plus rapidement que moi, elle n’avait pas été blessée à la jambe, elle n’avait pas attendu que je finisse de parle qu’elle était déjà dans la cuisine. Je restais un moment figé sur place, à la contempler. Comment pouvait-elle savoir ou se situait la cuisine ? Dans mes souvenirs, la dernière fois qu’elle était venue chez moi, on s’était juste arrêté dans le salon et dans ma chambre. Mais pas dans l’autre pièce. Je chassais mes questions d’un revers de la main avant de la rejoindre, m’appuyant contre un plan de cuisine. Je voulais mettre de l’eau à chauffer, mais voilà qu’elle avait déjà pris les devants, attrapant la bouilloire et la remplissant d’eau. Fais comme chez toi hein, ne te gêne surtout pas. Je me mordis la lèvre, pour me retenir de faire une quelconque remarque. Le mélange fatigue, douleur et antidouleurs ne faisait vraiment pas bon ménage, et ils avaient tendance à me montrer sous un mauvais jour. Je risquais de regretter ce que je pourrais dire. Tout en la regardant se débrouiller toute seule, comme une grande, j’haussais les épaules. « Tu marques un point-là ». Effectivement, j’aurais pu la retenir. Mais … je ne sais pas. C’était la première fois que je me retrouvais en quelque sorte de nouveau avec une fille suite au décès de ma femme, et sur le coup de la culpabilité ou je ne sais pas trop quoi, je ne l’avais tout simplement pas retenue. Me disant que c’était mieux ainsi. Pour nous deux. Sur ce, j’avais envie de me gifler. Il n’y avait pas de nous. C’était juste un coup d’un soir, ou l’alcool nous avait donné un coup de pied au cul pour faire évoluer la situation. Rien d’autre. A moins que je ne mente à moi-même.

Sa remarque suivante me piqua au vif. Elle me prenait pour qui là ? Un estropié ? Ma fierté en prenait un sacré coup en sa compagnie. Non mais sérieusement ? Je n’avais pas besoin de son aide. Je m’étais très bien débrouillé tout seul pendant ces deux derniers jours. Certes, le ménage laissait un peu à désirer, mais pour le reste, je prenais quand même soin de moi. Enfin … je pouvais me déplacer comme je le voulais dans mon appartement. Je n’avais reçu aucun ordre de qui que ce soit de rester cloué au lit non plus. Je levais les yeux au ciel, soupirant. « Je sais me débrouiller tout seul tu sais ! Je n’ai besoin d’aucune assistance ». Et je rajoutais, ne pouvant pas m’en empêcher. « Mais par contre, si vraiment tu y tiens, un petit coup de ménage de ta part ne ferait pas de mal ». Depuis tout à l’heure, je n’avais pas bougé de ma place, la regardant se servir dans la bonne étagère, prenant son thé. J’haussais les sourcils et tout s’expliqua quand elle me parla de Max. Juste. J’avais presque oublié qu’elles se connaissaient. Elle avait même d’ailleurs cru que j’étais avec. La bonne blague. S’en était suivi un échange assez houleux d’ailleurs. Par contre, jamais je n’aurais pu penser qu’elle était déjà venue ici. Chez moi. Sans que je le sache. Ma pire ennemie, avant la nuit dernière. Je bougeais un peu, m’approchant d’elle et lui faisant face. « Dis-moi, tu m’as l’air un peu trop habituée des lieux, très chère. T’es déjà venue ici, c’est ça ? ». Question rhétorique. Je pensais connaître la réponse, mais autant faire un peu la conversation, plutôt que de rester dans ce silence gênant. Avant qu’elle n’ait pu faire quoique ce soit, je m’approchais de la machine à café Nespresso et je pris une capsule, avant de la mettre en marche. « C’est bon, je sais me faire un café aussi ! Je ne suis pas comme Moon Moon qui se foire à tout va ». Décidément, moi qui pensait que la journée ne pouvait pas être pire … Au fond de moi, sa présence ne me dérangeait pas plus que temps, un peu de compagnie fait toujours du bien, mais vu comment c’était parti. Si elle arrêterait de vouloir me materner, ça ira peut-être mieux. Attendant que mon café soit prêt, je me tournais légèrement vers elle. Et voilà qu’elle recommençait. Encore et encore. Et encore. Comme cette fameuse vidéo au tueur à la petite cuillère. Je ne pouvais pas y échapper, et de ce fait, je décidais d’y répondre. Peut-être qu’elle me foutrait la paix après. « Rien de spécial. Simple blessure profonde, comme je l’avais déjà constaté par moi-même. J’ai juste eu besoin de quelques points de suture et c’est tout. Rien de cassé en tout cas. Je peux toujours l’utiliser et faire ce que je veux ». Avec un grand sourire, je pris ma tasse de café, me tournant vers elle, m’approchant un peu plus. « Parce que tu t’inquiètes pour moi maintenant ? C’est nouveau ». Je retournais à ma place d’avant, près de la fenêtre, sortant mon briquet de la poche, le faisant tourner dans mes mains, attendant que le café refroidisse un tout petit peu. Qu’est-ce que j’avais envie de fumer là tout de suite, mais il fallait que je tienne le coup. De toute façon, je n’avais pas de paquet sur moi.

Sa question suivante me pris au dépourvu. Et voilà. On y était. Depuis deux jours, cette question n’arrêtait pas de passer dans ma tête. Je savais qu’un jour je devrais des explications à certaines personnes, mais aussi tôt … Non. Je n’avais pas la tête à ça. Et venant d’elle, c’était plutôt le comble. Je n’avais aucunement envie de me lancer sur ce sujet, mais je ne pouvais tout de même pas nier. Je décidais donc d’y répondre, mais sans trop détailler. Juste une phrase suffisait. « Effectivement, je suis censé chasser les gens de ton espèce ». Je laissais un petit moment de silence, avant de rajouter. « Sorcière ». Depuis la foi ou j’étais passé dans sa boutique, pour lui rendre son téléphone, j’étais confronté à d’innombrables doutes sur sa nature exacte, et suite au bal, tout s’était clarifié. Je ne m’étais pas trompée sur elle. Bon, certes. Le règlement de la HTC stipulait que nous devions éviter de tueur des sorciers, mais ça, elle n’était pas censée être au courant, et au moins, maintenant, elle savait que j’étais au courant. Je lui avais renvoyé l’ascenseur en pleine gueule et j’avais hâte de savoir ce qu’elle allait me dire à ce sujet. Soupire. De nouveau. Vraiment, elle était coriace. Je m’approchais de la table, m’asseyant. Là aussi, elle n’avait pas tout tort, mais je n’aimais absolument pas qu’on me dise quoi faire, et surtout pas venant d’une femme. « Oui Maman, comme tu voudras ». Je levais les yeux au ciel, avant de boire une gorgée de mon café. Et là. C’était le blanc. Je ne savais vraiment pas quoi dire. Retour case départ. A ce moment précis, plus con que moi, ça n’existait pas. Quoique si, peut-être Moon Moon, mais lui, c’était un chien, ce n’était pas pareil.

Bon, Matt, ressaisis-toi. Ce n’est pas parce que c’est Mai qui est actuellement dans ta cuisine que tu dois perdre toute contenante. Tu n’as pas été élevé de cette façon. Je plantais mon regard dans le sien, jouant, cette fois-ci, avec la culière, la faisant tourner dans mon café noir. « Et toi, ça va ? » Je n’avais que des vagues souvenirs de la soirée, et du coup, je n’arrivais plus à savoir si elle avait été blessée ou non. Je me souvenais du reste, mais de ça … Non. Il faut dire qu’entre ma blessure, qui m’avait mis à terre pendant un moment, et ce qui s’était passé ensuite, je n’avais pas tout retenu. « Si c’est Max que tu cherchais, elle n’est malheureusement pas là ». Avant de murmurer un « Merci ». D’être passée. Malgré tous nos différends. Je repris une gorgée de mon breuvage, avant de rajouter. « Comme tu peux le constater, je suis toujours autant mauvais en discussion. Il faut vraiment que je m’y réhabitue, à la vie sociale ». Oups. J'entendais déjà fuser des questions dans sa tête.
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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Lun 1 Fév - 23:13


We're not good at being civilized


Bien entendu que je marquais un point ! Parce que oui, j'étais partie mais oui il m'avait laissé faire. Alors il pouvait peut être bien me charrier sur mon choix mais qu'il réfléchisse au sein aussi ! Et puis, merde, j'avais arrêté y a bien longtemps ce genre de chose, finir au lit avec un inconnu. Mais je me souvenais que déjà à l'époque, j'étais pas spécialement du genre à rester. Ouais mais surtout tu n'étais pas du genre à les revoir. Point pour toi très chère Temperance. Mais voilà, revoir Matthew était pas spécialement quelque chose que j'avais prévu. T'avais qu'à pas oublier ton téléphone chez lui. Je l'aurais revu quand même à la Burns Night. Bref, je continuais de parler, proposant mon aide et... merde j'aurais sûrement pas le formuler de cette manière là. Roh, il fait chier en même temps avec son égo d'homme froissé quoi. Je dis pas que tu as besoin d'assistance, je te propose sympathiquement mon aide. C'est différent et ça ne retire rien au fait que tu puisses te débrouiller seul. Et dans ce cas, aussi pour faire ton propre ménage. Et ton égo froissé à toi on en parle ? Non. J'essaie juste d'être gentille à la base. Même si je sais pas trop pourquoi je suis venue, même si je me doute qu'il n'a pas forcément envie de me voir et que je m'explique pas tout pour le moment, j'essaye d'être gentille, agréable, sympathique. A croire que j'ai besoin de me faire pardonner quelque chose que j'ignore. Ou te faire pardonner à toi même par toi même d'avoir eu une aventure? Oh... pas faux. Et je suis pas sure que tu approuve mes méthodes de ménage. Discrète allusion à un sujet qui reviendrait forcément sur la table. Et même si, à vrai dire, j'étais pas forcément du genre à utiliser la magie pour faire le ménage j'étais surtout pas du genre à faire le ménage par envie comme ça. Je me retenais de bougonner tout en me servant un thé. Je lui jetais à nouveau un regard pour voir qu'il était juste devant moi. Trop près? Trop près oui... et... Je crois me souvenir que tu étais là aussi la dernière fois que je suis venue... C'est malin ça! bah... Bah tu trouves qu'il est trop près et ça te perturbe alors tu parles de quand tu as couché avec. Je veux dire c'est d'une logique totale! Bon, j'avoue mais j'ai encore le temps de répondre un autre truc pour qu'il réagisse pas nan ? Je suis venue manger avec Max à plusieurs reprises. Mais bon, vu que monsieur voulait se faire son café lui même, j'allais le laisser faire hein. Je voudrais pas vexer son égo à nouveau. Mais c'est qu'il a vexé le tien surtout ! Peut être bien ouais.

Mais c'est pas ma faute, c'est plus fort que moi ! De parler aussi. Oui je sais ! Mais c'est pas normal de lui demander comment il va ? Tu lui demandes ce que les médecins ont dit! Pas faux. Et il aime pas. Bon bah au moins, c'est pas grave. Et mais... Je m'inquiète pour tout le monde, pas toi plus qu'un autre. Tu mens, c'est mal. Ouais ok, légèrement plus lui que d'autres. Mais c'est vrai que je m'inquiète pour tout le monde d'abord ! Et... roh, il fait chier à se payer ma tête de toute façon. Je le regardais bouger dans la pièce, suivant des yeux surtout le mouvement qu'il faisait de la main avec son briquet. Je l'avais jamais vu fumé. Et pourtant, quand on a surtout vu quelqu'un dans un bar pour se battre avec, s'il fume on a tendance à le savoir. T'es bien au courant de ce genre de savoir hein... Commencez pas mais oui. Je me retenais de lui poser la question probablement parce que j'en laissais échapper une autre encore pire. Mais je pouvais pas me retenir de lui demander s'il était de la HTC. Pas après ce qui s'était passé y a deux soirs, j'étais pas d'humeur à ne pas la poser. Y a des humeurs pour poser ce genre de question? Tout à fait ! Et en attendant sa réponse, je tapotais furieusement la tasse des doigts, faisant fi de la chaleur. Je craquais et je buvais une gorgée de thé pour cacher mon visage et donc mon stresse apparent. Chasser les gens de mon espèce... Tu vas finir au bûcher! Je ne suis pas toi Temperance. Comme si tu t'en doutais pas... Après la petite scène à mon magasin, j'avais un peu du mal à croire qu'il n'avait pas eu de doute quant à ma condition de sorcière. Si non, pourquoi il avait dit les choses comme ça l'autre fois ? Et puis, merde tout le monde y pensait un jour ou l'autre en me connaissant quoi... Et j'avais d'autres questions et remarques du genre que la HTC ne tuait pas des sorciers juste pour s'amuser. Et j'étais inatteignable, déjà avant mais encore plus avec ma nouvelle... position. Du moins tant que je faisais rien d’impardonnable.

Je m'asseyais à table, de l'autre côté pour être face à lui. Histoire qu'il voit très bien quand tu rougis quoi. Nan mais... merde. Ouais mais je vais pas aller me poser à côté de lui non plus. Bah tu as déjà été beaucoup plus près de lui, si tu vois ce que je veux dire. La ferme Marcus, la ferme je t'en pris. J'essaye de me comporter en adulte là et vous aidez pas. Tu as jamais su te comporter en Adulte. Ca n'aide pas non plus Temperance. Bref, je me contentais de baisser le visage vers la tasse de thé que je faisais doucement tourner entre mes doigts. Le mouvement attira mon attention plus que je ne l'aurais cru et pendant quelques secondes le silence parvient à mes oreilles avant que les morts reprennent leur œuvre. Je me mordis la lèvre. Au moins d'habitude je pouvais couvrir leur bruit du son de ma voix mais là j'avais dit à Matt que je me taisais. En même temps, si vous vous taisez tous les deux faudra trouver autre chose à faire. Parce que je doute que vous soyez le genre à se regarder dans le blanc des yeux. C'était pas faux... Je relevais la tête pour voir qu'il me regardait ce qui m'empêcha de détourner le regard. Comment j'allais ? Ma tête va exploser. J'avais pas parler très fort parce que... je savais pas comment expliquer ça mais c'était un peu l'idée. Ma tête me faisait mal, très mal. Je secouais la tête quand il me dit que Max était absente. C'était toi que j'étais venue voir. Trois deux un... Et même pas je panique, dans votre tronche. Ca servait à rien de lui mentir et je crois que j'avais encore plus peur des questions de Max que des siennes. Je souris quand il me dit merci. Je me doutais bien que c'était d'être venue alors ça me plaisait. Je buvais une légère gorgée de thé pour me retenir de répondre. Mais je ne pus retenir le léger éclat de rire qui m'échappa  quand il me dit qu'il était toujours pas doué pour faire la conversation. Et surtout... Parce que tu as été sociable un jour? Je pouvais cacher un grand sourire moqueur sur mon visage. C'était bien lancé ça! Merci. Mais je me demandais ce que c'était un Matthew sociable. Enfin sûrement un Matthew plus jeune qui sortait avec ses amis. On peut pas dire que tu sois méga sociable non plus hein... Je suis pas sortable et pas sociale, je sais. Je parle sans arrêt mais je suis pas sure de super bien faire la conversation. Non ça va bien... En même temps vous êtes dans ma tête pas des personnes matérielles avec lesquelles je parle. Vous savez tout ce que je pense avant même que je le pense ! Qu'est-ce qui a changé ? Enfin... qui a fait que n'a plus l'habitude ? Je haussais les épaules devant ma question... stupide ? Nan. Puis ça vous fait faire la conversation ce genre de question. Généralement, c'est pas les meilleures questions parce que soit il y a un événement marquant rarement plaisant soit c'est juste arrivé comme cela. Je me mordille la lèvre parce que j'ai des dizaines de questions qui viennent. Sur lui, sur sa place dans la HTC... T'es perdue pour la science. Je sais. Mais excuse moi d'avoir envie de savoir si je ressortirais de son appartement vivante. Tu sais bien que oui. Je sais. Si tu as pas envie de faire la conversation, je peux... partir. Ou me taire. Qu'il choisisse partir parce que le second, j'ai des gros doutes!


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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Jeu 4 Fév - 19:13

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Je m’étais assis à table. La laissant parler. Sans rien répondre. De temps à autre, je prenais ma tasse de café pour l’amener à mes lèvres, tout en l’écoutant parler, encore et encore, ma lèvre inférieure pendante, tandis que celle du haut ne bougeait pas. Je n’arrivais plus à la suivre. Ni elle ni son raisonnement. A un moment, elle dit qu’elle ne parle pas beaucoup, que ce n’est pas son fort à elle aussi, qu’elle va se taire, et à la seconde qui suit, elle devient un vrai moulin à parole. Ce n’était pas la première fois qu’elle me faisait ce coup. Comme la semaine dernière, si mes souvenirs sont bons, quand j’étais passé dans sa boutique de gris-gris, pour lui rendre son téléphone. Son langage corporel faisait clairement comprendre qu’elle ne voulait pas me voir là, quoique, c’était du moins mon impression, même si elle semblait incertaine tout de même, mais en même temps, au lieu de me foutre à la porte comme elle en mourrait d’envie, voilà qu’elle ne s’était pas arrêtée de parler, me retenant sur place. Et voilà qu’elle s’y remettait. Comme si elle ne pouvait pas s’en empêcher. Je sais, les femmes sont connues pour beaucoup parler, là n’est pas le problème, mais pas qu’on vienne me dire qu’on va se taire ou qu’on n’est pas à l’aise et repartir de plus belle droit derrière justement. La dernière fois, elle m’avait dit que c’était à cause de la gêne. Peut-être, pourquoi pas. Je trouvais tout cela étrange. Selon moi, quand on est gêné, on passe plutôt notre temps à éviter l’autre, surtout du regard, et, au contraire de ce qu’elle fait actuellement, on a plus tendance à se taire, à ne pas avoir quoi dire, et non à déblatérer pendant des heures, pour ne rien dire. Puis bon, sincèrement, je n’avais pas vraiment l’impression qu’elle soit si gênée que cela, ou alors, elle le cachait bien aussi, et elle n’avait aucune raison de l’être. Après tout, c’était elle qui avait décidé de venir me voir, ou Max, même si, selon elle, c’était moi qu’elle voulait voir. Dooonc, dans la logique des choses, elle ne devrait pas être intimidée. Je me pris le visage entre mes deux mains, soupirant dans ma barbe. Je n’étais pas sorti de l’auberge avec elle. Après quelques petites réflexions, je me suis dit qu’au fait, elle n’avait pas tout tort. Elle n’est pas du genre très bavarde. En tout cas, dans mes souvenirs, avant qu’on ne finisse ensemble dans le même lit, elle était beaucoup plus silencieuse. Humm … intéressant.

Je devrais tout de même lui répondre un jour, même si c’est à retardement. Je relevais ma tête, regardant dans sa direction. J’avoue, je n’étais pas très à l’aise en sa présence, mais ce n’était pas vraiment dû à elle. C’était avec les femmes en général. Quoique, je me mentais aussi peut-être. Va savoir. Je me mordis la lèvre inférieure, involontairement. Bordel que ça faisait mal ! « Tu essaies d’être sympathique ? Toi ? », un sourire narquois naquit sur mes lèvres. J’avais un peu de peine à la croire là. « Désolé d’être sceptique, mais … jusqu’à présent tu ne l’étais pas vraiment en ma présence. Tout ce que je recevais de ta part, c’était ton poing dans ma gueule ». Je finis d’un trait le reste de mon café, ne la lâchant pas du regard. « Et j’ai des gros doutes aussi sur le fait que ça soit moi en particulier que tu sois venue voir. Je n’arrive pas vraiment à te comprendre. Surtout après ton comportement l’autre jour, quand j’étais tout simplement venu te rendre ton téléphone. Je ne sais pas si tu as eu conscience de ta réaction, mais … elle n’avait pas grand-chose de sympathique. Certes, tu dis que tu t’inquiètes pour tout le monde, mais dis-moi, simple curiosité, depuis cette fameuse soirée, tu as été rendre visite à qui ? Ou je suis, comme je le pense, le seul ? » Je tenais toujours ma tasse dans les mains, et sans m’en rendre compte, mes doigts étaient crispés tout autour. Heureusement que je n’avais pas une force surhumaine, sinon, bonjour les débris de verre partout. « Justement ! Après la soirée du bal, t’étais bien la dernière personne que je pensais voir, et encore plus chez moi. Après nos découvertes respectives, je ne m’imaginais pas que tu oserais te remontrer. Je suis un chasseur après tout, et toi, une sorcière. Ça ne fait pas vraiment bon ménage si tu vois ce que je veux dire ». Cette fois-ci, c’était moi qui ne pouvait plus m’empêcher de parler, assez étonnamment, mais j’avais des choses à dire, et pour une fois, j’en profitais. Autant qu’à faire. J’avais, pour une fois, l’occasion de vider mon sac, de dire le fond de mes pensées. « Je me suis peut-être trompé tout à l'heure, en disant que j'étais la seule personne que tu es venue voir. Je suis sûr que t'as accouru vers l'autre type-là. Tu sais, celui que tu collais comme une sangsue durant le bal, lui tenant la main et tout ».

Je me levais, péniblement, avant de poser ma tasse dans le lavabo, m’appuyant ensuite contre celui-ci, la regardant pendant quelques secondes, mon expression se radoucissant gentiment. « Tu veux quelque chose pour ton mal ? Je dois bien avoir un truc qui traîne quelque part … ». Je faisais référence au fait qu’elle m’avait dit que sa tête allait exploser. Je ne savais pas ce qu’elle avait, mais, connaissant les migraines que pouvait avoir ma femme, je pouvais tout à fait comprendre ce qu’elle ressentait. Si c’était bien cela qu’il s’agissait. Reposant mes bras le long de ma taille, je restais un moment silencieux. Sans le savoir, elle avait touché un point sensible. Elle n’arrivait pas à m’imaginer sociable, quoique, je pourrais la comprendre. Si je croiserais quelqu’un comme moi, j’aurais certainement le même avis qu’elle, maiiis … de là à juger trop vite, non. Et ensuite elle m’avait demandé ce qui avait changé. Pourquoi j’étais devenu ainsi. Et je ne savais quoi répondre. D’une certaine façon, je m’étais fait la promesse de revivre, de redevenir le vrai moi, comme avant, mais d’un autre, je me voyais ma lui parler à elle, me confier. Je me dirigeais doucement vers la fenêtre de la cuisine, lui tournant ensuite le dos et regardant dehors. Dans le vide. J’avais pris ma décision. « Sincèrement Mai, tu crois vraiment me connaître ? Non parce que oser me demander si j’ai été sociable un jour … Bien sûr que oui, je l’ai été. Tu ne me connais pas du tout, oui. Je n’étais pas comme ça, avant … J’aimais sortir, seul ou accompagné, profiter de ma jeunesse, et tant d’autre chose. Comme tout le monde. Je suis quelqu’un de tout à fait normal à la base, et pas du tout antisocial. Même si, je peux comprendre que tu le penses ». Je pris une grande inspiration, fermant les yeux. Nous y voilà. Je n’en avais pas totalement envie, mais il fallait que je vide mon sac, une bonne fois pour toute. « Je le suis devenu il y a de cela cinq ans. Qu’est-ce qui s’est passé ? Si seulement c’était simple d’en parler. Ma foi ». Décidant de faire face à ce qui allait suivre, je me retournais vers elle, posant mon regard sur elle, même si, je ne la voyais pas vraiment. Je fixais plutôt un point derrière elle. « J’étais marié. Encore là, c’est quelque chose que tu ignorais. Pendant environ une douzaine d’année. C’est d’ailleurs pour elle que j’ai quitté l’armée. Trop dangereux. Et nous sommes venus s’installer ici. Il y a de ça 5 ans … », ma gorge se serra « … alors qu’elle était enceinte de huit mois de notre premier enfant, elle … elle … elle a été tuée par un … vampire. J’ai assisté à la scène, de loin, et je n’ai rien pu faire. A part constater le décès … C’est depuis ce jour-là que j’ai décidé d’intégrer la HTC, et de partir à la recherche de LA vampire. Sans succès. Je me suis renfermé sur moi-même. Ne sortant presque plus, juste pour chasser. Mon seul but dans la vie, c’était de la retrouver. J’essaie de changer. Voilà. Tu connais toute l’histoire maintenant ». Je croisais les bras, avançant vers la porte, à l’autre bout de la pièce. Je m’arrêtais à son hauteur, haussant les épaules. « Ce n’est pas vraiment à moi de choisir, si t’en as envie, reste, ça m’est égal là, même si je doute que c’est ce que tu fasses après ce que je viens de dire ». Sans attendre une réponse de sa part, je me dirigeais déjà, lentement, vers ma chambre, au fond du couloir.
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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Ven 5 Fév - 14:14


We're not good at being civilized


J'ai le droit d'être vexée ? rooooh... Nan franchement, j'essaye d'être gentille pour de vrai et il en doute. J'ai dit que j'essaye maintenant pas que j'essaye d'être gentille quand je te frappe. Quand je te demande si ça va, là je tente d'être gentille. Même si je reconnaissais qu'il avait pas tort. Que venant de moi, après le nombre de fois où j'avais frappé la première, c'était un peu se foutre la gueule du monde d'être gentille et de m’inquiéter pour lui. Sauf que voilà... Roh putain il avait pas tort. Même si moi j'étais sure d'être venue le voir lui, je pouvais pas lui en vouloir de pas y croire. Ni de dire qu'il me comprenait pas parce que... Tu te comprends pas non plus. Nan c'était vrai. Je pouvais pas réellement explique pourquoi je m'étais comportée comme cela à la boutique. Surement que j'avais... honte ? Honte d'avoir eu une histoire d'un soir et que j'avais espérer ne jamais le revoir. Honte de comment je m'étais cassée parce que se comporter comme ça quand on revoit quelqu'un c'était pas spécialement la grande classe. Surement que j'étais totalement perdue dans ma vie et que je ne comprenais pas ma façon d'agir dernièrement. Mais voilà c'était juste que... Comment je faisais moi pour composer avec le fait que j'avais à la fois envie de le frapper et à la fois envie de lui sauter dessus ? Angry sex... Merci de l'aide. Et comment je faisais avec le fait que passer la nuit avec lui m'avait fait comprendre que je serais pas capable de me passer beaucoup plus longtemps de la présence de quelqu'un dans mon lit ? Y avait eu Max mais c'était pas pareil. T'aimes les femmes mais c'est pas comme les hommes. Et puis... j'étais pas prête à admettre tout ce que ça pouvait impliquer d'autres. Surtout que voilà, j'étais pas sure que tout ceci se déroule très bien non plus et... Putain, il m'énerve. Parce qu'il a la répartie pour te faire sortir de tes gonds. Ca fait deux jours et tu es pas la première personne que tu vois. Mais la suite était pas fausse même si je desserrais pas les dents, ni les mains au tour de ma tasse. Ok, je comprenais un peu mieux pourquoi il était perturbé par mon comportement. Il devait vraiment pas s'attendre à voir la sorcière débarquait chez lui mais personnellement j'avais aucun problèmes avec la HTC tant qu'ils jouaient selon les règles. Et j'avais envie de croire qu'il jouait selon les règles. Justement, je voulais savoir si tu savais déjà que j'étais une sorcière avant de coucher avec moi. Tu n'y penses pas sérieusement? De vouloir savoir s'il l'avait su ? Si ca n'était pas arrivé seulement à cause de cela ? Il avait pas spécialement essayer de me soutirer des informations je le concède mais j'avais besoin de m'assurer que c'était pas dans ce but. Parce que.. ça gâcherait le très bon souvenir que j'avais de cette nuit là. Et la suite... Ne lui balance pas ton thé à la figure. Et tu te bats pas avec les gens déjà blessé normalement... Mais comment il osait ? J'avais tellement l'air d'une pute ? Ou d'une nana infidèle pour qu'il sous entende que j'avais quelqu'un ? Techniquement... Techniquement je suis mariée à un type à qui je ne dois plus rien, et tu es la première à le dire. Mais Ewen quoi ! Qu'il laisse mon frère en dehors de ça. Je vis avec. T'es pas sérieuse? Bah... il pousse le bouchon mais j'ai pas envie de lui dire la vérité là. Et puis, je disais la stricte vérité : je vivais avec. J'oubliais juste de préciser les modalités de notre relation.

Je refusais d'un signe de tête ce « quelque chose » pour mon mal. Quelque chose de plus fort de l'aspirine et de parfaitement légale ? Ouais devait surement y avoir mais j'étais bien placée pour savoir que ça n'aurait aucun effet sur mon mal de tête. Alors je préférais enchaîné la conversation en le charriant se le fait qu'il avait été sociable un jour. Et surtout lui demander, avec une sincère curiosité pas spécialement maladive contrairement à ce que tu t'apprête à dire Temp Hey! Lui demander sincèrement ce qui avait changer. Comme si tu savais pas ce qui pouvait faire passer quelque chose social à awkward comme vous deux. Sauf que... Rah merde ! Il a peut être était sociale mais il lui manque clairement une partie du second degrés. En même temps... imaginer Matt jeune qui profite de sa jeunesse avait quelque chose de plaisant. Vous pensez que … Nan mais, il a jamais du fumer un joint, abuse pas non plus. Rah pas fun ! Par contre, je n'ai aucun doute sur sa consommation d'alcool et, j'ai envie de dire, sa consommation de fille. Perverse. Réaliste. Il a pas du devenir soudainement agréable à regarder depuis, il devait déjà l'être. Je ne pense pas te connaître et je me doutais bien que tu avais pas toujours été comme ça. Un peu comme... quand tu m'a accusé de ne savoir que frapper l'autre fois. J'avais un petit sourire moqueur, sans avoir remarquer le changement dans la tenue de ses épaules qui m'aurait au moins prévenu de ce qui allait survenir. T'es con ou quoi? Sûrement un petit peu. Genre en plus pour qu'il ajoute que c'est pas simple d'en parler. Ouais. Un instant, alors qu'il se retournais vers moi, je me rappelais ma vie y a cinq ans. Y a cinq ans, je vivais à Londres. Y a cinq ans, je préparais mon mariage. Y a cinq ans, je nageais dans le bonheur comme jamais. Et tout ça c'était écroulé. Mais disons que je m'attendais pas vraiment à cela. Pas à qu'il me dise qu'il avait été marié, parce que ça je le savais pas mais ça ne m'étonnait pas. Nan mais à ce qu'avant qu'il ne le formule je comprenne ce qui venait. Je lui aurais bien dit de rien dire mais c'était... encore pire. Tu imagines, être marié pendant une douzaine d'année... J'aurais bien voulu en dire au tant. Mais quitter sa vie pour l'autre, parce que c'est dangereux, parce que c'est pas ce qu'on veut vivre à deux, ça je comprenais. Puis il lâcha la bombe. Morte, enceinte, tuée par un vampire. Je sentis ma propre mâchoire se décrochée. J'étais... perturbée. Tu crois que les vampires sont des gentils? Non c'est pas ça. Mais c'est différent de savoir une chose, d'être aller flirter avec et de rencontrer quelqu'un qui l'a vécu. Et si d'une certaine manière, je peux comprendre ce que c'est : la colère qu'il l'a habité et qu'il décrit par ses envies de chasses. D'une autre, je me dis que je dois être totalement à côté de la plaque. Je restais sans mots. Qu'il en profite.

Je mis un moment à réaliser qu'il sortait de la pièce. Mais bouges ton cul bordel ! Oui mais... je dis quoi ? Nan parce que « je suis désolé »... déjà c'est pas ma faute si sa femme est morte et en plus, il en aura probablement rien à carrer. Tu marques un point . Et merde... Bon, si non, si tu disais quelque chose en improvisation totale comme le reste du temps juste pour bouger ton cul et dire quelque chose ? Euh Nan parce qu'il vient de t'expliquer que son épouse a été assassinée, tu peux pas décemment rester sans rien dire Maiwen! L'utilisation de mon prénom me fit comme une décharge électrique et je sautais, au sens figuré hein, sur mes deux pieds. Je préfère ça. Il ne me fallut que quelque secondes pour rattraper Matthew et je posais ma main sur son avant bras pour le stopper. Ce qu'il fit étonnamment. Je suis désolé, pour toi, pour elle. C'est... nul mais on sait tout le deux que peu importe ce que je vais dire, ça changera rien alors... Je suis sincèrement désolé pour toi. Ca c'est notre Mai, les gars. La nana qui a un minimum de cerveau. Merci. Celle qui sait ce que l'absence de quelqu'un veut dire. Et je suis désolé d'être tout à fait insupportable et d'avoir un comportement qui n'a ni queue ni tête, c'est... naturel. Je tentais de sourire, à nouveau gênée. Quoi encore? Parce que franchement, le mieux à faire là pour pas être gênée ce serait de me casser et de le laisser aller se reposer. En même temps, je me sens mal me casser après ce qu'il vient de dire. Mais qu'est-ce que je vais dire ? Que je sais ce que c'est d'en vouloir à la terre entière ? Ah bah tu es même maître en la matière. Malheureusement ouais. Mais c'est ridicule de lui dire ça et de lui parler de ça. Bah il t'a dit un truc sur lui, tu pourrais lui en dire un sur toi. Je suis pas sure de comment ça marche mais en même temps... Y aurait peut être bien un sujet où je ferais mieux de rétablir la vérité. Le type à qui je m'accrochais, comme une sangsue selon toi, c'est mon frère jumeau. Ouais c'est peut être mieux de lui dire. Oh, c'est bon voilà. Mais en même temps, c'était pas juste de sa part de m'accuser de faire la sangsue. Faut dire que... Marcus la ferme. Et du coup, je voulais te remercier. Elle nous fait quoi là? Parce que sans toi, Max et Sampsa, l'autre soir... Mon frère aurait peut être pas passé la soirée. Et toi aussi... Osef de moi tant qu'Ewen a bien ! Elle a conscience que si elle meurt, Ewen n'ira pas bien. Pas faux mais voilà... Je voulais pas qu'il soit une autre de ces voix que j'entendais, qui résonnait là encore dans ma boite crânienne, hurlant de douleur et me disant que si on avait agit plus vite, ils ne seraient peut être pas mort. Pfff. Je vous... en dois une. Elle vient pas de dire à quelqu'un de la HTC qu'elle lui est redevable? Si. Roh c'est bon, j'ai pas non plus dit où ils veulent quand ils veulent. Et puis bon voilà. Je me doute que pour te reposer, tu ne préfères pas avoir quelqu'un qui déblatère sans arrêt à côté de toi... D'ailleurs pour ça, désolé c'est plus fort que moi. Huum... oui, juste si tu as mal... Tu recommences à être ridicule là et en plus... le regard mauvais. Passe moi le regard noir, j'ai utilisé le conditionnel. Mais surtout, dans ce cas, je peux peut être aidé. J'agitais mes doigts pour sous entendre la méthode que je comptais utiliser : la magie. Sauf si tu te compromets pas avec l'ennemi bien entendu. Quoique ça, il aurait fallu y penser avant de coucher avec moi. Oups... faut vraiment que j'arrête de penser à voix haute. Heureusement, tu ne débites pas tout ce qui passe par ta tête à voix haute. Oui, heureusement !


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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Sam 6 Fév - 0:32

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Tout en m’éloignant de la cuisine, me dirigeant vers ma chambre, pour quoi faire exactement, je n’en savais rien, je me demandais si j’avais bien fait de tout lui déballer. Ce n’était pas vraiment dans mes habitudes de parler de ce qui n’allait pas, j’avais plus tendance à tout garder pour moi, depuis toujours, et jusqu’à présent, ça m’allait très bien, et encore moi de me confier à elle, sur mon passé. Sincèrement, je n’aurais jamais pensé que la première personne à qui j’en parlerais, autre qu’à des amis soi-disant proches, ce soit à la jeune femme brune qui était actuellement assise dans ma cuisine. Et avec laquelle j’avais couché, sur un coup de tête. Une simple partie de jambes en l’air sans prises de tête, sans lendemain, normalement, et voilà que je m’étais ouvert à elle. Ce n’était pas bon signe. Ce n’était pas du tout ce que je voulais. Encore maintenant, je ne savais pas trop ce qui m’avait pris de la ramener chez moi. Il fallait que j’arrête d’y penser, c’était du passé et nous sommes tous les deux adultes, autant se comporter en tant que tel. Ce sont des choses qui arrivent, à pleins de gens. Je devais vraiment arrêter de me tourmenter avec cette histoire. Sauf que voilà, à la base, justement, c’était juste un coup d’un soir, sans rien d’autre. Mais tout ne se passait pas comme prévu. Comme si le destin me mettait des bâtons dans les roues et m’empêchait par la même occasion de l’oublier. Non pas que je veuille oublier cette fameuse soirée, c’est juste que … Je ne sais pas. Tout se ramène toujours à ça. Je ne sais jamais rien. Quoi faire. Quoi dire. Comment me comporter. Et les choses empirent en sa présence. Je me traînais donc péniblement dans le couloir, perdu dans mes pensées, quand je sentis une main se poser mon avant-bras. Je m’arrêtais, me retournant lentement vers elle. Et bien évidemment, elle se mit à parler. J’hochais la tête de temps à autre, ne l’interrompant pas. Quoi dire exactement ? Elle avait tout à fait raison sur ce point. Il n’y avait tout simplement rien à dire. Le passé était le passé, et personne n’y pouvait rien pour le décès de ma femme. Juste peut-être le destin, et encore, je n’étais pas sûr d’y croire. J’haussais les épaules. « T’inquiète pas pour moi, mais merci quand même ». Je lui souris légèrement. Malgré tout, ses paroles me mirent quand même du baume au cœur, surtout venant de sa part. A vrai dire, je m’y attendais un peu, du simple fait, que, normalement tout humain s’excuse dans ce genre de situation, mais que ça vienne d’elle, ça me touchait beaucoup plus, et encore une fois, je ne saurais dire pourquoi. Peut-être qu’au fond, inconsciemment, je m’étais attaché à elle plus de ce que je pensais.

La suite me fit sourire encore plus. Au moins, elle s’en rendait compte. C’était un bon point pour elle. Je croisais les bras sur mon torse, non pas pour me fermer, mais parce que je ne savais pas quoi faire avec mes mains. « Si t’es constamment comme ça, ça doit être quelque chose de traîner avec toi tous les jours. Je les plaindrais presque ». Mes paroles n’étaient pas vraiment sérieuses, et j’espérais juste qu’elle n’allait pas comprendre de travers ce que je venais de dire. Ensuite, elle continua sa discussion sur le fameux type qui était à la Burns Night avec elle, et que je venais d’accuser d’être un peu trop proche. Jaloux moi ? Non. Je n’en avais aucune raison. Je voulais dire quelque chose mais je m’en abstins, sentant qu’elle n’avait pas fini de parler. Je n’allais pas la couper dans son élan, autant étonnant que cela puisse paraître. Moi qui me plaignais tout à l’heure qu’elle n’arrêtait pas de parler, je la laissais faire. Qu’elle profite. Ça ne se passera pas toujours de cette façon. « Je vois. Et désolé aussi, pour ce que j’ai tout à l’heure … Tout comme toi, je me suis fait des idées sur ce que j’avais sous les yeux, sans réfléchir plus loin. Alors qu’au fait, ce n’est que ton frère jumeau ». Qui, connaissant dans mon entourage des gens ayant des jumeaux, ce sont les pires. Trop fusionnels à mon goût. Toujours collé l’un à l’autre, la preuve avec Mai au bal, et qui, selon lesquels, empoisonnaient la vie de l’autre, tout simplement car sa sœur ou son frère ne faisait pas exactement ce qu’il aurait voulu. Je ne savais vraiment pas dans quoi je m’embarquais, et c’était peut-être préférable de tout arrêter avant qu’il y ait quelque chose. « Me remercier ? Pour avoir fait mon boulot ? Arrête tu veux bien ? » Je secouais la tête. « Je n’ai aucun mérite pour l’autre soir. Je n’étais pas le seul dans le coup, même si tu cites Max et Sampsa, il y avait d’autres gens. On a tous failli y passer aussi. Tu ne peux pas dire que c’est grâce à nous que ton frère est encore en vie, et toi par la même occasion. C’est notre job de défendre les gens des créatures. La routine. Quoique là … c’était tout de même pire. Pas besoin de te remercier. Je n’ai pas envie de t’être redevable pour quoique ce soit ». Je décroisais les bras, m’appuyant contre le mur à mes côtés. Ma jambe commençait à m’élancer, et je ne voulais pas trop m’écrouler au milieu du couloir, comme une vieille chaussette. Fallait vraiment que je prenne soin de moi, et que je décide d’écouter le médecin et de mettre mon attelle. Ou prendre ma béquille pour m’aider. Je ne l’avais pas lâché du regard depuis tout à l’heure. « Ha oui, avant que j’oublie. Non. Je ne savais pas que tu étais une sorcière jusqu’à … la Burns Night on va dire. Disons plutôt que j’ai commencé à m’en douter quand je suis passé dans ta boutique, pour te rendre ton téléphone. Mais avant. Non. La sorcière n’est pas mon gibier favori, et faut bien avouer, vous n’êtes pas les personnes qui se reconnaissent le mieux. Donc, pour revenir à ta question, je n’en avais aucune idée, et même si je l’aurais su, je ne pense pas que ça aurait changé quelque chose. De ma part du moins ».

Et maintenant, je faisais quoi ? Lui demander de rester, mais en prétextant quelle raison ? Ou alors la jeter dehors ? Ce n’était pas très poli pour quelqu’un qui voulait changer. Je restais un moment silencieux, calculant dans ma tête les pours et les contres de sa proposition. Je m’avançais ensuite vers elle. Plongeant mon regard dans le sien. « Et qui te dis que je n’ai pas tout simplement envie d’avoir quelqu’un à mes côtés ? Sans aucune obligation de parler ? » Bon, je poussais peut-être le bouchon un peu trop loin, et si j’aurais pu, je me serais giflé. Les mots étaient sorti tous seuls, sans que je puisse les contrôler. Ça m’apprendra à ne pas réfléchir avant de l’ouvrir. « Merci pour ta proposition … ça me touche », ce qui était vrai, et, je me fis violence pour rajouter une couche. Je ne voulais pas remettre notre discussion de tout à l’heure, à la cuisine, sur le tapis. Pour une fois ou presque tout allait bien, je n’allais pas tout gâcher. « Je ne sais pas vraiment si tu peux faire quelque chose. J’ai déjà été soigné et je ne ressens rien, enfin … », je me bourrais surtout d’antidouleurs à longueur de journée oui. Mais chut. « J’ai juste encore un peu de peine à tendre la jambe, à cause des points de suture, mais rien de très grave. Faut juste que j’attende le temps de rétablissement. Pas sûr que tu puisses me venir en aide ». Je soupirais, levant les yeux au ciel. « Laisse tomber, sincèrement, je ne serais pas le premier ni le dernier à fréquenter « l’ennemi ». Alors non, ça ne pose pas de problème, tant que ça ne s’ébruite pas trop ou que ça tombe dans les mauvaises oreilles ». Je fis quelques pas en avant, me rapprochant de plus en plus d’elle, m’arrêtant à quelques pas de sa position. Je restais immobile quelques secondes « Viens ». Juste avant de la contourner et de me diriger vers le salon, cette fois-ci. Arrivé dans la pièce, je me laissais tomber sur un fauteuil, relevant le bas de mon pantalon. « Si vraiment tu veux faire quelque chose, c’est maintenant. Et … si tu as soif ou autre, j’ai cru comprendre que tu connaissais la maison. Je ne dirais pas de faire comme chez toi, mais … tu sauras te débrouiller au moins ».
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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Dim 7 Fév - 23:21


We're not good at being civilized


Je dépatouillais dans ce que je disais, je frôlais le ridicule Ah ce stade là, c'est plus frôlé... et surtout je ne disais rien qui allait changer mais il me remercia... Ok qu'est-ce qui clochait chez nous deux ? Nan franchement, y a un truc qui cloche. Tu lui dis que tu es désolé que sa femme soit morte, il te remercie... Y a rien qui cloche. Il me souris pour de vrai là, et c'est ça qui cloche. Pourquoi? Bonne question d'ailleurs mais je savais pas trop. Je me sentais mal à l'aise et... je savais que c'était pas sa faute. Enfin si parce que j'étais jamais aussi mal à l'aise que en sa présence depuis l'autre soir. Tu veux dire que quand tu le frappais t'étais pas mal à l'aise? Nan j'étais même bien dans mes pompes, j'aime frapper. Mais depuis l'autre jour, soyons honnête : je navigue en mer de la gêne. Et c'est pas sa faute, je sais que c'est moi. Parce que c'est pas sa présence qui me gêne comme je lui avais malheureusement fait croire l'autre fois à la boutique avec ma maladresse. Nan, en fait j'aimais même bien sa présence. T'es sérieuse là? Oui. Rah, t'es grave. Ouais mais du coup si je suis contente de le voir, pourquoi je suis tellement mal à l'aise ? Pourquoi je cause au tant ? Qu'est-ce qui cloche chez moi bordel ? Hum, tu veux que je te fasse la liste? C'est long ? Je vais faire court : Aidan. Quel est le rapport avec Aidan ? T'es con. Merci bien... Mais merde, voilà. D'ailleurs, je m'excusais de passer mon temps à parler en expliquant que c'était naturel. C'est presque un mensonge. Nan je suis naturellement bavarde, comme je passe naturellement mon temps à bouffer tout ce qui traine. Je suis juste anormalement plus bavarde en sa présence. Mais promis je vais essayer de faire un effort. Je lâchais un petit rire quand il dit qu'il les plaindrait. C'est de famille... Mais effectivement, ça doit pas être toujours facile. Ni pour eux ni pour moi ! En même temps, il connaissait pas mes frères et... ils étaient parfois pire que moi. Dans le genre, Pablo pouvait me laisser quinze messages vocaux en moins d'une heure. Sans se douter que si je rappelais pas c'était simplement que je pouvais pas. Dis comme ça, on dirait une invitation à rencontrer ta famille... hein ? Quoi ? Naaaaaan ! Nan ? Bwah, en plus tu lui causes de ton frère jumeau maintenant. Mais c'est normal que je lui parle de Ewen, c'est lui qui a commencé. J'allais peut être pas le laisser croire que je sortais avec un homme qui se trouvait être mon frère jumeau. C'est le laisser croire que tu es prise le problème? Nan c'est que c'est crade de penser ça de mon frère jumeau ! Mon jumeau quoi. Par contre, vous croyez qu'il s'était fait quoi comme idée ? Et... pourquoi il s'est fait des idées d'ailleurs ? Vous avez couché ensemble, il doit comme toi préférer savoir l'autre célibataire. C'est pas classe d'être la personne qui aide à en faire une autre cocu. Pas faux ça Jazz... Quoique, venant de toi et Marcus, franchement j'ai pas de leçon à prendre. Mais t'as raison ça doit seulement être cela.

J'eus un petit sourire moqueur quand il me dit de pas le remercier d'avoir fait son boulot. Est-ce que je relevais que le boulot de la HTC est surement pas de protéger des sorciers contre les effets du sort de leur pairs ? Qu'il avait fait son boulot en protégeant les humains mais du supplément en nous protégeant mon frère et moi ? Evite. Ouais, t'as raison. Je vais éviter. Parce que, comme il le disait, aucun de nous deux avait envie d'être redevable à l'autre. Je savais très bien qu'il se voilait la face et que sans lui, Max ou Sampsa, la soirée aurait pris une toute autre tournure. Mais j'allais pas me plaindre du fait qu'un chasseur, quelqu'un qui éventuellement pour vouloir raccourcir très violemment mes jours, ne veuille pas que je me sente redevable. Enfin elle retrouve sa logique la petite. Comment ça? Nan mais, évite de te mettre dans une position à finir brûler vive. Oh, c'est bon ! J'ai déjà démontrer que j'avais une certaine capacité à éviter la mort à la dernière seconde, grâce à vous en parti je le reconnais. Mais Ewen... Ewen c'était pas pareil. Ewen n'était pas moi. Ewen n'avait pas aussi souvent que moi mit sa vie en danger. Ewen avait pas déjà manqué d'y passer. Ewen était maintenant partie intégrante de ma vie et je ne savais pas si je serais capable de retourner à une vie où il ne serait plus. Nan je savais que ça m'était inenvisageable et que ça, je ne pourrais pas. Et qu'il veuille pas de mes remerciements ne changeaient pas le fait que je remerciais plus que sincèrement Matthew d'avoir eu un rôle dans la survie de mon frère. Lui comme toutes les autres personnes présentes qui nous avaient aidé à tenir toute la soirée. Je me sentais endettée, j'aimais pas ça mais c'était Ewen. Alors, gardant mon regard dans le sien pour essayer de faire passer ce que je savais pas faire passer par les mots malgré que j'abusais très certainement de ces derniers, je souris à Matt. Merci quand même. S'il savait pas encore que tu as un caractère de merde. On parle du type que j'ai frappé lors de notre première rencontre, je pense qu'il sait très bien que j'ai un sale caractère.

Avant qu'il oublie quoi... ah il risquait pas d'oublier de si vite que j'étais une sorcière en même temps. Arrêtes... Que j'arrête quoi? Lui dire de pas commencer serait mieux. Bon d'accord... Mais j'étais la seule à trouver d'une certaine manière rassurant le fait qu'il ne savait pas que j'étais une sorcière avant y a deux soirs ? Oui. Fin maintenant, il peut plus vraiment l'ignorer. Maintenant, je doute que grand monde connaissant... notre monde l'ignore encore très longtemps. Bey-bey l'anonymat. Bey-bey la possibilité de continuer de faire des conneries, de tester des sorts plus tordus les uns que les autres. Bey-bey le fait de pouvoir continuer à être une sorcière insouciante qui flirt avec les limites. Tain, dans quoi je m'embarque? Aucune idée mais tu es venue, parmi d'autres raisons, pour ne pas continuer à penser à tout cela Je suis venue pour voir Matthew... Et donc, quand tu le vois, tu penses plus à tout ça. Pas faux. Et du coup, je reprends à moi je trouve ça mieux qu'il savait pas ? T'es parano. J'ai rien contre la HTC mais je leur fais pas forcément aveuglément confiance non plus... Fin ouais mais moi je trouve déjà que tu lui fais beaucoup confiance. Oui mais moi je ne suis pas parano comme toi. Enfin... juste un peu moins mais tu me pouces au vice ! Roh puis, laisse moi profiter. Profiter? Bah il vient de dire qu'on aurait passé la nuit ensemble. J'ai le droit d'apprécier ça ? Et je pourrais peut être répondre ? Bah ça serait pas trop mal. Je lui dis quoi ? Que j'en ai rien à foutre qu'il soit de la HTC... T'en a pas rien à foutre. Bon ok, pas rien à foutre mais ça changeait pas grand chose quoi.

Euh, pourquoi il est plus appuyer sur le mur mais juste devant moi ? Bonne question. Et qu'il me dise ça... Il me proposait de rester. Fin c'était pas formuler exactement comme ça mais il me propose de rester. Je peux essayer de me taire... Il était assez près. Et la proposition éveillait quelque peu de souvenirs de la dernière fois qu'il avait trouvé une très bonne méthode de me passer l'envie de parler même s'il savait pas encore à quel point je suis bavarde. Et... Il me parle de quelle proposition là ? De sa jambe. Ah oui soigner sa jambe. Pafpaaaaaf Mai, claque mentale, reprends toi en main. Et chut les petites voix, j'en ai rien à foutre que vous soyez mortes. Enfin si j'en ai un truc à foutre mais là bref. Oh il avait pas mal... bon c'était une super bonne nouvelle ça ! Tu as pas l'air sure. Bah vu ce qu'il avait l'autre jour je suis un peu surprise qu'il ait pas mal tu vois. Je me suis assez faite cognée pour savoir que généralement on a encore mal deux jours après. Et ca avait l'air quand même sacrément profond et il marche pas normalement comme quoi il doit au moins encore être gêné même s'il le dit pas. Pourquoi il te le dirait en même temps? Oui, tu as raison sur que comme il dit, pas sur que je puisse lui venir en aide. Mais voilà, moi je cause sans arrêt donc il peut bien dire ce genre de chose non plus ? Franchement, après ce qu'il m'a dit, avouer qu'il a mal c'est pas grave. Surtout qu'il vient de dire que ça le gêne. Faut dire, les points de sutures... il doit sûrement pas pouvoir s'appuyer dessus en fait. Ca doit être pour ça qu'il s'appuyait au mur. Ah mais... vous y aviez pas encore pensé ? Z'etes con ou quoi... Tu t'es vue... Ouais j'avoue parler de « l'ennemi » était pas top. Surtout que je connaissais bien la réponse comme quoi il serait pas le premier. Vu qu'ils n'avaient pas le droit de nous tuer, au tant travailler de paire avec nous. Profitant qu'il s'était rapproché de moi, je parlais à voix basse. Je dirais rien. Enfin seulement sur le fait que certains de la HTC fraternisait avec l'ennemi. Parce qu'il a très bien compris que je cause pas mal quoi.

Je le suivis et m'asseyais en tailleur par terre, en face du fauteuil sur lequel il s'était posé. Notant mentalement tout ce qu'il m'avait dit sans relever, je regardais sa blessure. Première chose : ne jamais lancer un sort sans savoir à quoi on a affaire. On repart sur les basiques? Pas vraiment mais j'aimerais éviter de rater Matthew et je crois qu'en plus ça arrangerait vraiment pas mon cas. Je peux ? Sans attendre de réponse, je touchais la blessure des doigts. Ok... j'inspirais un grand coup et fermais les yeux, laissant mes doigts sur la cicatrice. Je me vidais la tête, oubliant tout ce que j'avais en tête et, tentant d'oublier les voix. Curare. J'avais murmuré tout doucement mais j'eus l'impression que le mot résonnait dans ma tête. Et avec un délice que j'aurais du mal à cacher, je sentis ma main fourmiller de ma magie et l'énergie la quitter. Je pouvais pas faire guérir miraculeusement Matthew mais je pouvais, et je venais, accélérer  la guérison de sa jambe. Cicatrisation plus rapide, douleur atténuée. Je retirais mes doigts de sa jambe, gardant les yeux gardés quelques secondes profitant de la sensation. J'adorais faire de la magie. C'est bon hein? Plus que bon. J'ouvris finalement les yeux, voyant que les siens étaient posés sur moi. Alors je lui sortis un grand sourire gamin. Bon dieu, j'aime trop la magie. T'es con, et il le sait. Je finissais par me relever, m'appuyant sur l'accoudoir du fauteuil où il était. Je pouvais pas sauter sur mes genoux, j'avais encore trop mal partout quoi. Et faisant cela, je me retrouvais... beaucoup plus près de lui que je l'aurais envisagé. Et... mon cerveau était déconnecté à cet instant précis. J'avais encore les frissons de plaisir de la magie qui parcourait mon corps. Et son visage était à seulement quelques centimètres, à peine, du mien. Je... je finissais, au bout de quelques secondes tout de même, par poser mes lèvres sur les siennes. Ah bah voilà! Mon dieu... quelque chose tournait définitivement pas rond chez moi mais là, je devais dire que j'appréciais particulièrement.


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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Mer 10 Fév - 21:36

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Confortablement, ou pas, assis dans mon fauteuil, ma jambe blessée posée sur un pouf, je m’étais à nouveau perdu dans mes pensées – merci les cachets – et je ne vis pas de suite que Mai m’avait rejoint, s’agenouillant en face de moi, à même le sol. J’hochais tout simplement la tête en guise de réponse à sa question. Il n’y avait rien à redire. De toute façon, que je le veuille ou non, il fallait bien qu’elle fasse quelque chose. C’était peut-être contre mes règles, et celles de la HTC, mais voilà, je m’étais tout de même attaché à cette sorcière, et puis surtout, je commençais à devenir fou, même au bout de deux jours, de devoir tourner en rond chez moi et me bourrer de médicaments antidouleurs. Qui m’abrutissaient plus qu’autre chose. Tout autre proposition était donc la bienvenue, et, au vu de ce qu’elle était capable de faire – et que j’avais remarqué à la Burns Night – j’étais quasiment sûr qu’elle arriverait à faire quelque chose pour ma blessure. Ce n’était rien comparé à un autre sort, très puissant. Enfin, j’espérais qu’elle puisse faire quelque chose. Je ne m’attendais pas non plus à que tout soit guéri d’une seconde à l’autre, mais qu’au moins, ça aille plus vite ou que je ne ressente plus du tout de douleur. C’était juste insupportable. Au moment où elle posa ses mains sur ma blessure, je grimaçais légèrement. J’étais loin d’être une mauviette, j’avais connu bien pire dans ma vie, mais ce n’était jamais agréable. Surtout sur une blessure toute fraîche.

Je restais silencieux, le temps qu’elle soigne ma jambe, profitant de la regarder à ma guise. Concentrée comme elle l’était, je ne risquais pas de subir une quelconque remarque de sa part. chose assez étonnante, elle avait été assez silencieux ces dernières minutes. Elle n’avait pas dit grand-chose depuis tout à l’heure. C’en était presque perturbant. Ça ne lui ressemblait pas. Enfin, pas comme je la connaissais, quoique … Non justement, normalement elle ne parlait pas beaucoup, donc, tout compte fait, c’était normal. Mais … c’était quand même étrange. Je ne saurais dire si je la préférais comme elle était maintenant, ou bien quand elle n’arrêtait pas de parler. Peut-être un juste milieu. Ce serait parfait. Et moi qui pensais qu’elle serait complètement paniquée suite à ma remarque comme quoi un peu de compagnie ne me dérangerait pas … Soit elle savait très bien cacher son jeu, ce qu’elle pensait, soit … Aucune idée. Mon esprit était trop embrumé pour que je trouve une réponse. Et même, depuis quelques temps je ne savais plus trop quoi penser, je me sentais … bizarre. Différent. Et il faut bien dire que je n’étais pas le meilleur, ni le mieux placé – au vu de la situation – pour trouver des réponses à ce genre de situations. Comme déjà dit, même moi je ne savais plus trop où j’en étais. Et ça n’allait pas en s’arrangeant. Au bout de moment, je fermais tout de même les yeux, luttant pour ne pas m’endormir. Effets secondaires de merde, jetant de temps en temps des coups d’œil à la jeune femme assise à mes pieds, tenant de faire quelque chose pour ma blessure. Je ne l’interrompis pas, sachant pertinemment qu’elle avait besoin d’être tranquille et de ne pas être dérangé. De toute façon, je lui dirais quoi ? Retour case départ. Soit elle parlait trop, et qu’elle m’exaspérait, soit elle ne disait rien, et au contraire, c’était moi qui ne savait pas quoi dire et de ce fait, j’étais mal à l’aise. Cercle vicieux. Je me demandais si un jour on arrivera à se comporter comme tout humains normalement constitué.

J’avais toujours les yeux fermés quand elle eut fini. Je les rouvris au même moment où elle se penchait vers moi, déposant ses lèvres sur les miennes. Sans réfléchir, et par automatisme, je répondis à son baiser. Il faut bien avouer que ce genre de relations m’avait manqué, même si, concrètement, il n’y avait rien entre nous. Mais voilà, j’avais de nouveau besoin de contact humain, surtout avec des femmes, avec elle. C’était plus fort que moi. Je ne pouvais pas m’y dérober. Je passais ma main derrière son cou, la faisant se rapprocher un peu plus de moi, avant de la faire basculer sur moi, sur mes genoux, tout en prolongeant ce doux baiser. A ce moment précis, dans ses bras, je ne ressentais plus aucune douleur. Je ne saurais dire si c’était dû au fait de sa magie, ou tout simplement à sa présence, ici avec moi. A cette situation. Je passais ma main libre autour de sa taille, tout en la caressant doucement par-dessus ses habits. Je ne pourrais dire exactement combien de temps nous restâmes collés l’un à l’autre, ou plutôt nos lèvres. Je me détachais tout de même d’elle, la faisant reculer de quelques centimètres. Je plantai mon regard dans les yeux, restant silencieux un moment. J’avais repris mes esprits, et … j’avais juste besoin de m’exprimer, de mettre les choses au clair. Je pris une grande inspiration. « Ecoute … je ne sais pas si c’est vraiment une bonne idée ce qui se passe là », je me mordis la lèvre. D’un côté je mourrais envie de la serrer tout contre moi, l’embrassant partout, et de l’autre, je voulais mettre de la distance entre nous. Je ne la connaissais pas, et elle ne me connaissait pas. J’avais appris sa vraie nature il y a de ça que deux jours, et de même pour elle. Et avant ? Certes, on se fréquentait déjà, si je peux le dire ainsi, mais juste pour se taper dessus. Il n’y avait jamais eu de rapprochement physique entre nous, et il faut bien l’avouer, au fond de moi, j’avais peur. Peur de savoir réellement ce que je ressentais pour elle, peur de m’attacher, principalement. « Je … Je ne regrette pas le moins du monde ce qui s’est passé entre nous, l’autre soir, loin de là. C’était plutôt … agréable. Et ce n’est rien contre toi. C’est … » Je soupirais. Je ne savais même plus ce que je voulais dire. « Je ne sais pas comment exprimer ce que je veux dire. C’est juste que … On ne se connaît pas vraiment, et … je ne sais pas si c’est vraiment une bonne idée ». C’est à peu près à ce moment que je compris que ma femme n’avait plus rien à voir avec cette histoire. J’avais dû passer à autre chose, sans m’en rendre compte, c’était juste moi, qui ne me sentait pas encore prêt. Ha la bonne excuse. Je mériterais des gifles. Tout en la regardant, une de mes mains rejoignit sa joue, la lui caressant délicatement. J’avais oublié à quel point sa peau était douce. « J’avoue, je n’ai pas été très sympa la dernière fois avec toi, te lançant des piques sur le fait que t’étais parti, comme ça, sans rien dire. Après tout, on est des adultes, et personnellement, j’aurais certainement fait pareil ». Le nombre de fois que j’avais pu le faire aussi. « Et vu ton comportement, je ne sais pas trop ce qui se passait réellement … je me dis que … justement, ce n’est peut-être pas une bonne idée. J’ai comme l’impression que dès qu’on est ensemble, rien ne va ». Tait-toi Matthew. Putain. Agis merde. Arrête de réfléchir. Et c’est ce que je fis. Je la poussais de nouveau contre moi, déposant, tout comme elle, mes lèvres contre les siennes. Reprenant là où on en était resté. Va chier, autant en profiter maintenant, ce n’était pas le moment pour trop s’en faire. Je passais une de mes mains sous son t-shirt, dans son dos, la faisant monter et redescendre le long de sa colonne, tandis que mon autre main était toujours posée sur son cou. Je me détachais de nouveau d’elle, tout en la regardant toujours, souriant, et haussant les épaules. « Quoique, on peut toujours essayer ». Avant de l’embrasser à nouveau, la tenant tout contre moi.
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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Jeu 11 Fév - 0:23


We're not good at being civilized


Je sentais les frissons de la magie parcourir mon corps de bas en haut. Je savais ce que ça voulait dire. Je me connaissais suffisamment bien pour savoir quel effet avait ma magie sur moi. Mais me trouver aussi proche de lui perturbait tout d'un coup ma réflexion. Parce qu'en dehors de l'effet de ma magie, je pouvais voir pas mal de raisons que cela soit une très mauvaises idées. Comme je savais que c'était pas que ma magie qui avait cet effet là sur moi même si je n'avais pas le moins envie de l'avouer. Tout cela ne m'empêcha pas d'aller embrasser Matthew. Doucement, très doucement. Et un peu étonnée de le voir y répondre. Je sentis sa main se poser sur mon cou, et manquant de perdre l'équilibre ce qui aurait probablement gâcher totalement le moment, je lâchais l'accoudoir pour glisser ma main derrière le sien de cou. Heureusement, il eut la bonne idée de me faire basculer sur ses genoux, ce que je n'aurais pas oser faire de moi même après avoir justement jeter un sort sur sa jambe. Mais du coup, c'était beaucoup plus agréable comme position et j'en profitais pour faire glisser une de mes mains sur son torse. Je sentis ses lèvres quitter les miennes, son visage s'écartait du mien. J'inspirais un grand coup, faisant rentrer de nouveau de l'air dans mes poumons. J'avais l'impression que ma tête tournait et j'avais plutôt envie de recommencer là, sentant tout mon corps frissonner. Ce fut finalement sa voix qui me ramena à la réalité. Choc... De nouveau là... Une très mauvaise idée... On est d'accord. Je vous demande pas votre avis même si... je suis d'accord, je crois que ça... tout ça, sans trop savoir ce que je mets dans le ça, soit une bonne idée. Et je suis pas spécialement sure d'être totalement au contrôle de mon corps là. Tu sais que la magie, y a pas mal d'homme ça te fait pas leur sauter dessus. Je sais... mais j'ai pas envie de le savoir. Enfin si parce que je m'en voudrais un peu de sauter sur Matthew juste à cause de ça. Mais là, je m'en veux un peu de faire ça. Il me cause de son mariage, de ce qui est arrivé à sa femme et je l'embrasse. Je suis une traînée. Nan mais t'es pas spécialement classe là. Marcus, ta définition de traînée est de toute manière légèrement à revoir. Mais si là ça fait traînée.

Et... pourquoi est-ce que je suis pas entrain de m'excuser et de me ridiculiser comme d'habitude ? Parce que pour une fois, il parle. Ouais, c'est une bonne raison. J'allais pas le couper en plein élan parce que déjà, il semble soudainement avoir des trucs à dire et que j'ai pas vraiment de réponse constructive à sortir. Donc lui, il parle.  Et moi je faisais quoi. Déjà, j'aurais voulu me lever, m'éloigner de lui pour gagner un minimum de contrôle sur moi. Franchement, pour quelqu'un qui lui aurait sauté dessus ça tiendra presque chaste votre baiser. Huum, si vous le dites les gars. Et... « ce n'est pas toi ». On me l'avait encore jamais faite celle-ci, je devais bien avouer que c'était nouveau. Mais bon, en même temps... Il a l'air d'au tant savoir ce qu'il fait que toi. Oui j'ai remarqué et c'est pour ça que je viens de pas lui rire au nez. Parce que je pense aussi que c'est une mauvaise idée, que j'ai tout au tant apprécie que lui l'autre nuit, que je suis aussi en mode « c'est pas toi » et que je suis pourtant venue le voir aujourd'hui et actuellement assise sur ses genoux. Et... mon dieu, il avait raison et ça me faisait un peu chier de l'avouer. Parce qu'on se connaissait pas et que... Je sais que c'est une mauvaise idée. D'où t'es sure? Toute relation humaine est une mauvaise idée avec moi. Ajoutons le fait que celle-ci implique des relations sexuelles, je voyais pas en quoi ça pouvait être une bonne idée. Ca t'évitera d'être frustrée au moins. … La ferme. Mais bon, lui Htc. Moi Suprême d'un coven... Déjà que j'avais des doutes sur la bonne idée d'être le second, j'étais à peu près sure qu'être le second et avoir une relation avec Matt, peu importe la relation, en même temps ne tenait pas de la bonne idée.

J'inclinais ma tête, naturellement, pour qu'elle trouve une place dans sa main. Qu'est-ce que je foutais ? Bonne question. Mais pas le temps d'y réfléchir qu'il dit quelque chose qui... me laissa sur le cul. C'était moi ou il s'excusait pour ce qui s'est passait à la boutique l'autre jour ? Oui. D'accord. Bon c'est pas faux, il avait pas été sympa mais moi non plus. Et en plus, il se serait barré aussi ? Je craque. J'avais pas été très classe non plus. Tu t'excuses ? Oui, je m'excuse. Bah du coup, comme ça, on l'a fait tous les deux en adultes. Genre, il l'a dit on est adulte. Du coup, c'est bien de s'excuser. Ouais y a pas vraiment que ça qui fait se comporter en adulte. Ouais mais le reste ça risque d'être encore plus dur en fait. Mais il avait rien, rien n'allait quand on était ensemble. Et de mon côté, je devais dire que... Nan je dirais après parce que pour le moment, j'étais de nouveau occuper autrement. Comme quoi je n'étais pas la seule à pas avoir un total contrôle sur ce que je faisais. Ou alors... plus tard. Pour le moment, y avait juste ses lèvres sur les miennes. Et sa main dans mon dos. D'instinct j'allais nouer mes bras au tour de son cou, collant mon corps un peu plus au sien. Encore une fois, je sentis l'entièreté de mon corps frissonner. J'allais protester quand ses lèvres quittèrent les miennes avant de l'entendre parler. Ooooh merde... Il vient bien de dire ça ? Oui je crois. Oui oui, il vient de parler d'essayer. Et clairement, il parle pas du nouveau café du coin. Nan il parlait de... tout ça ? Faudrait que je trouve un autre terme que ça. Vous? Peut être pas non plus...

Il remarqua sans mal que cette fois-ci je ne répondais pas vraiment à cette interaction physique. J'étais... comme choquée. Je le sentis se détacher de moi encore et la seule chose qui s'échappa de mes lèvres fut. J'ai besoin d'un verre d'eau. Bordel t'es pas sérieuse ? Bah en fait, si parfaitement. Je venais de lancer un sort et à la base, avant de l'embrasser, je m'étais relevée pour ça. Donc le verre d'eau. Magie, verre d'eau. Ca évite les courbatures et vous le savez très bien. Et toi aussi... Comment j'explique ça ? Bonne question. Avec des mots? Magie. A regret, je me détachais de lui et allais vers la cuisine. Ok... J'avais plutôt envie de retourner sur ses genoux à cet instant présent. J'étais bien tout contre lui. Mais... Premièrement, j'avais envie d'être sure que c'était pas juste parce que j'avais jeter un sort que mon corps réagissait comme ça. Tu avais pas jeter de sort avant de coucher avec lui. Et même si ça te perturbe toujours ta libido, ça fait combien de temps que tu avais pas réagi comme ça? Ok, admettons. C'était pas que le sort mais... quitte à lui rouler un patin, j'avais envie que ce soit juste par envie mentale et pas à cause d'un sort. Ce qui m'amenait au secondement. J'avais drôlement envie de retourner l'embrasser là tout de suite. Même pas spécialement de lui retirer ses fringues ou de coucher avec lui, même si je savais bien que je dirais pas non, simplement de l'embrasser. Eeeeet... Pense à sortir les verres et les remplir ou il va se douter d'un truc. Hum oui. Je buvais un premier verre d'eau, avant de les remplir pour qu'on en ait un chacun. Ok, je savais pas où ça allait, je ne savais même pas vraiment où on était mais... je pouvais pas nier que j'avais envie d'essayer ce qu'il me proposait d'essayer sans savoir ce que c'était. Et bah... il t'en aura fallu du temps. Je vous embête. Mais... en même temps, j'ai bien envie de savoir aussi ce qu'il propose d'essayer mais je suis pas sure qu'il sache plus que moi. J'espère juste qu'il parle pas seulement de la soirée. Donc tu veux que ce soit plus que la soirée? Je sais pas. Enfin si, je sais. Parce que je savais bien que ce serait pas un coup d'un soir, c'était déjà plus ça. Mais... ça me dit pas ce que c'est non plus.

Je lui tendis le verre d'eau et m’asseyais à califourchon sur lui, lui faisant savoir ainsi que je ne comptais pas me casser de suite même si je me faisais moins causante. Tu bois le verre d'eau, faut pas rigoler avec ça. Tu te prends pour sa mère? Nope pour la sorcière qui vient de lancer un sort de guérison. Je portais l'eau à mes lèvres au passage, même si bon... finalement j'avais déjà une quantité de courbatures et autres douleurs que ce petit sort y changerait sûrement rien du tout. Effectivement, ça changera strictement rien. Mais bon, au moins je montrais l'exemple. Je posais le verre sur... bonne question et je me penchais pour aller l'embrasser dans le cou. D'accord... tu songes à lui causer à un moment? Il préfère quand je me tais ? Planques-toi. Oui d'accord mais... T'es bien de retour dans ses bras c'est ça? Ouais voilà... Et puis, je sens plus le frisson de magie alors on peut dire que d'une certaine manière je suis en pleine possession de mes moyens. Mouef, pas quand il est dans la pièce. Mon comportement à la boutique... j'avais honte. Et paf, vas y pour gâcher le moment. Et quelle entrée en manière ! Ca manque un peu de dramaturgie, surtout dans la façon de le dire. Je suis vraiment en train de dire ça ? Bon, une fois qu'on a commencé au tant finir. J'ai plus tendance à frapper qu'à me retrouver au lit avec quelqu'un... bref ! Et le truc quand j'ai honte, c'est que j'arrive à rendre la situation encore plus gênante qu'elle l'était au début. Mais ça tu as pu remarquer. Si non, il est con. Ou aveugle. J'avoue que pour le coup, il aurait un problème. Mais j'aime plutôt bien l'idée d'essayer. Au pire, je me suis déjà ridiculisée. Avec un assez grand sourire qui se voulait moqueur de... moi même, j'allais poser mes lèvres sur les siennes. Avoue que c'est une tactique de diversion. Et une particulièrement appréciable. Attrapant ses mains, je retournais les poser dans mon dos, sur ma peau, sous mon tee-shirt, là où elles étaient avant que je me lève. Moi-même, je glissais une main sous son tee-shirt, attrapant sa nuque de l'autre pour l'attirer un peu plus vers moi, prenant sans m'en rendre compte le risque de nous faire basculer à l'arrière.


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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Dim 14 Fév - 18:18

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Dès qu’elle se leva, pour aller se chercher un verre d’eau, toute la magie disparut d’un seul coup. J’étais revenu dans le monde réel. Il ne fallut pas longtemps avant que mon cerveau se reconnecte et que toutes sortes de questions défilent dans ma tête. Soupirant, essayant de fermer mon esprit, je me levai pour dégourdir ma jambe valide. Je remarquais en même temps que je pouvais poser mon autre jambe, celle qui était blessée, sans trop de peine et sans avoir mal. Comme quoi, la magie pouvait avoir du bon. Même si j’étais conscient que ce n’était pas encore tout à fait guéri, mais du moins, c’était déjà ça. Je ne souffrais plus le martyr, du moins, pour le moment. Je me laissais ensuite de nouveau tomber sur le fauteuil, comme une masse, posant mon bras sur l’accoudoir à ma droite, et replaçant ma jambe sur le pouf devant moi. Je me m’y à réfléchir, alors que clairement, je n’aurais pas dû. Qu’est-ce que j’étais en train de faire là, bordel ? Certes, le contact physique avec une personne du sexe opposé m’avait en quelque sorte manqué, et tout mon corps en redemandait, mais de là à me comporter comme je le faisais avec Mai, je ne comprenais pas vraiment. Oui, il y avait eu quelque chose entre nous, et oui, je m’étais dit que ça ne sera qu’une fois, alors pourquoi j’empruntais cette voie ? Je jouais clairement avec le feu là. Surtout que rien ne pressait, et, ne sachant pas encore ou j’en étais totalement, pour plusieurs raisons, je me demandais presque pourquoi je voulais précipiter les choses, et pourquoi je m’agrippais, façon de parler, à la première personne qui avait bien voulu de moi. C’était peut-être dû à mon âge. A un moment donné, dans notre vie, surtout la mienne quand on est veuf, on arrive à un moment où on a plus trop le choix et qu’en prend ce qui nous tombe sous la main. Je chassais cette idée de la tête. Ce n’était pas encore mon cas et j’avais encore tout mon temps devant moi. Ce n’est pas parce que je suis veuf que déjà d’un, je veuille refaire ma vie avec quelqu’un, ni devoir précipiter les choses. Je pouvais très bien prendre mon temps. Et c’était peut-être mieux ainsi. Pour ainsi dire, je ne connaissais pas grand-chose de Mai. Déjà qu’à la base, je ne connaissais même pas son vrai prénom. C’était assez pitoyable. J’avais pris connaissances de certaines informations en faisant mes recherches, via un ordi de la HTC, pour savoir où elle travaillait. En toute bonne cause, devant lui rendre son téléphone. C’était là que j’avais appris que son vrai prénom n’était autre que Maiwen. Sur le moment, je n’avais pas tilté a son nom de famille, mais maintenant que j’étais seul, un court instant, mon cerveau avait eu la bonne idée de me le rappeler. Elle avait un nom composé, et … Il y avait quelque chose d’étrange. Voilà pourquoi, d’un côté, je ne voulais pas aller trop vite avec elle, s’il y aura quelque chose entre nous. Nous ne connaissions pas, mais d’un autre côté, je sentais qu’il y avait autre chose et que je ne pouvais m’en empêcher. C’était plus fort que moi. Et je ne savais pas d’où cela venait. Du moins, je ne voulais pas me l’avouer. Je me résolus, comme à son arrivée ici, d’écourter nos échanges et de la mettre poliment à la porte. C’était préférable. Après tout, c’était ce que je voulais faire dès le début, sauf que voilà, j’avais réagi différemment et je lui avais proposé, comme un con, de rester chez moi. Plus perdu que moi, il n’y avait pas. Il fallait que je me fasse violence.

Encore remplis de questions sans réponse, elle revint dans la pièce, s’asseyant à califourchon sur moi – heureusement, je n’étais plus un ado constamment en chaleur réagissant au moindre contact physique - me tendant son verre d’eau, que je pris juste pour lui faire plaisir, le regardant sans rien faire. « Tu bois le verre d’eau, faut pas rigoler avec ça ». Je levais les yeux au ciel, exaspéré. J’avais l’impression d’entendre ma mère. C’est bon, je n’étais pas mourant non plus. Fallait arrêter de me materner là. Je portais tout de même mon verre jusqu’à mes lèvres, buvant une petite gorgée, avant de le poser sur la table derrière moi – faisant basculer Mai en arrière, tout en la retenant avec ma main dans le dos. « Oui, maman ». Je secouais la tête, souriant légèrement. Voilà que je n’arrivais déjà plus à me contrôler. Pffiou ma volonté. Elle avait disparu en moins de deux. Surtout que, sans rien voir venir, elle pencha sa tête vers mon cou, pour l’embrasser. Je sentis comme une secousse électrique parcourir tout mon corps. Mon dieu. Comment résister à ce genre de comportement ? C’était tout bonnement impossible. Je passais automatiquement mes mains dans son dos, la retenant en cas de chute. Ne sait-on jamais, penchant ma tête en arrière, lui laissant le champ libre. Et de nouveau, le charme fut rompu. Décidément, on avait le don nous deux pour casser l’ambiance. Tout à l’heure c’était moi, et maintenant elle s’y mettait aussi. Nous n’étions pas vraiment si différents que ça. Je la laissais parler. Je commençais à avoir l’habitude, et à la supporter. Tout du long qu’elle parla, je n’avais pas arrêté de la regarder, tout en la tenant contre moi, pour éviter qu’elle ne tombe en arrière. Un accident était vite arrivé. J’avais des tas de choses à dire, à lui répondre, des questions à lui poser, surtout concernant son nom de famille, élément qui me perturbait au plus haut point, mais tout resta bloqué dans ma gorge. Je ne voulais pas vraiment gâcher ce moment. Surtout qu’elle avait reposé ses lèvres sur les siennes. J’avais déjà tout interrompu tout à l’heure, pour dire de la merde, alors cette fois-ci, je m’en abstins. Il y aurait bien d’autres moments où on pourrait parler tranquillement, tout en essayant de ne pas se sauter dessus.

Mon corps se mit à frissonner dès qu’elle posa sa main sous mon t-shirt, tandis que les miennes faisaient de même. De nouveau, je ne contrôlais plus rien. Tout ce que je savais, à cet instant précis, c’était que je n’allais certainement pas tarder par lui enlever les habits qu’elle portait sur elle. J’espérais juste que Max ne rentrerait pas de sitôt. Je ne voulais pas trop qu’elle ne retrouve là, dans cette position. Surtout que, faut bien l’avouer, j’avais la flemmer de changer d’endroit. Lui caressant le dos, le baiser se faisant de plus en plus intense, je ne me rendis pas compte qu’elle me tirait vers elle et … BOUM. Nous étions les deux à terre, dans des positions bizarres, tandis que je l’écrasais de tout mon corps. Je mis un moment avant de réaliser ce qu’il s’était passé et de me relever, avant de me mettre à rire. En y pensant, c’était juste comique. Je me penchais vers elle, lui tendant une main pour l’aider à se relever. « Ça va ? Tu n’as rien ? Ou … ? » Voilà que je m’inquiétais pour elle maintenant. En même temps, c’était tout à fait normal. Je n’étais pas un poids plume. Je me rassis au bord du fauteuil, entrainant Mai avec moi. Mon visage approcha du sien, et je lui chuchotais à l’oreille. « Je ne te pensais pas si … pressée … », avant de lui mordiller l’oreille et descendre vers son cou, déposant quelques baisers. Je me penchais ensuite avant, prenant le verre d’eau de tout à l’heure, que je vidais d’un trait. Je me levai, tendant à nouveau ma main à Mai. « Viens. Après tout ce qui s’est passé, que ce soit aujourd’hui ou … l’autre soir, je crois que tu as besoin de te reposer. Et par chance, je suis d’humeur gentil, je te prête volontiers mon lit ». Je m’approchais d’elle, plantant mon regard dans le sien, posant ma main sur sa joue. « Et ce n’est pas discutable. Je vois bien que tu ne pètes pas la forme ». Sans attendre de ses nouvelles, je l’entraînais, dans mon sillage, vers la pièce que j’utilisais comme chambre.
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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Lun 15 Fév - 0:49


We're not good at being civilized


J'avais assez conscience que ma façon de lui tendre le verre d'eau et de lui dire de le boire était parfaitement... ridicule. Et encore  c'est sympa de dire ça. Je te rappelle que le ridicule ne tue pas, là c'est pire. Ouais bref, je savais très bien mais... j'arrivais pas à formuler les choses autrement. J'allais peut être pas lui faire un cours de théorie de magie pour lui expliquer à quel point après ce genre de guérison, il devait s'hydrater. Nan évites, tu vas emmerder tout le monde. Nan puis le cours de théorie de magie alors que j'ai appris y a deux jours seulement qu'il est de la holy trinity, on va s'en passer. Dis comme ça, on dirait que tu dis que c'est Jesus. La ferme... Même si j'avoue que dis comme ça. Et, il sait pas qu'on vient de penser ça alors pourquoi il lève les yeux au ciel. Ah oui pour l'histoire du verre d'eau. Enfin toujours est-il que j'eus le plaisir de le voir en avaler une gorgée avant que... Je me sentis partir à l'arrière, sa main pourtant bien posée dans mon dos. Nan mais ça va pas de se pencher comme ça sans prévenir les gens avant ! Il ne le sait pas qu'en plus d'être particulièrement douée pour te ridiculiser, tu es aussi assez maladroite. Ah oui... bah il a pris le soin de me tenir alors il l'apprendra pas tout de suite. Pas la peine de lui annoncer que je suis encore plus ridicule qu'il ne le sait déjà. Parce que bon... Tu touches le fond. Carrément oui ! Je sais pas comment les gens font pour me supporter sérieusement quand je suis dans cet état. Ils ne te supportent pas. Merci. Nan mais ta famille ça ne compte pas vraiment dans le genre, supporte. Ah oui c'est vrai... En parlant de famille, je me serais bien passée du fait qu'il me réponde en me qualifiant de « maman », je savais que j'avais un côté maman poule ok mais... venant de la personne que j'embrassais il y a vraiment peu de temps c'était étrange, sans compter mes lèvres posées sur son cou. Nan c'était définitivement trop bizarre. En même temps, je veux pas dire mais tout est bizarre entre vous. Exagérez pas, c'est pas à ce point nan ? Y a quelques temps quand vous vous voyez vous vous battiez. L'autre fois, vous avez eu une histoire d'un soir. Tu es mariée, je te rappelle. Et là pourtant, vous vous embrassez comme des ado. Alors si je veux bien vous céder le fait que c'est étrange, je préférerais que vous retiriez le passage sur nous se comportant comme des adolescents c'est blessant. Et j'ai demandé le mariage avant la nouvelle année, je vous rappelle. Il était temps. On peut le remercier pour cela. Ouais je sais, depuis le temps. J'aurais du le faire avant. Et tous pleins d'autres commentaires de ce genre. Mais voilà du coup... ouais j'avoue que j'ai toujours pas compris comment on est passait de « je te frappe dès que je te vois » à ça. Mais j'aimais bien ce ça en même temps. Du coup... j'allais pas râler. Saleté. Bah oui, c'est plutôt pas mal là...

Bon, entre le verre d'eau en mode « je me lève sans prévenir » et là que je parlais de pourquoi je m'étais comportée comme ça à la boutique. J'étais... un cas. Ouais, j'étais totalement un cas. J'essayais de m'expliquer mais j'avais beaucoup de mal à parler sérieusement. Enfin non parler ça je savais faire parce que tout de suite j'étais même pas mal en train de parler. Mais... il me déconcentrait va. Il te regarde simplement. J'ai l'impression d'être jugée là quand il me fixe comme ça. Bah si tu disais pas des bêtises en même temps. Han c'est faux. Nan mais c'est perturbant, il parle pas et il a quand même l'air de poser des questions. Et... nan mais j'étais bavarde de nature et même je pouvais, parfois, faire un effort et répondre aux questions qu'on me posait même si dans le fois j'en ai pas envie. Ouais mais quand c'est Ewen ça compte pas. Nan y a pas que aux questions de Ewen que je répond d'abord ! Ma mère, Adalyn, Robin, Zéèv... Ca commence à faire beaucoup de monde bordel ! Et puis merde, j'avais pas spécialement envie de penser à tout ça maintenant. D'ailleurs, j'avais une très bonne méthode pour ne pas y penser. Profiteuse! Vous n'imaginez même pas. Je plaquais mes lèvres contre les siennes et, magie ou pas magie ce coup ci, je sentis me senti frissonner de plaisir. Clairement mon corps avait rien à foutre de ce que mon cerveau pouvait penser de tout ça. Je m'accrochais à son cou, glissais ma main sous son tee-shirt. T'avais pas dit que tu essayais pas de lui enlever ses vêtements? Pas souvenirs... Et puis ses mains aussi partaient à l'aventure sous mon tee-shirt, pour la seconde fois d'ailleurs, alors je voyais pas spécialement de raison de me priver.

Puis soudainement, sans que je comprenne trop comment, je me retrouvais par terre, Matt au dessus de moi. Enfin, c'était pas spécialement qu'il avait eu envie de m'allonger ici je crois... Nan vous vous êtes casser la tronche vu que tu l'as un peu trop tirer vers toi. Oh... Bah ça expliquait la douleur dans mon dos du coup. Et pourquoi on était pas spécialement dans une position confortable au passage. Et l'air sur son visage. Ca explique. Oui voilà tu as compris. Ca fait un peu l'effet d'une douche froide en moins agréable en fait. Surtout que ça fait mal et j'avais déjà mal partout. Et... nerveuse, j'explosais de rire quand il en faisait de même. Je sentis une sorte de pression  nerveuse quitter mon corps par cet éclat de rire. Mais je recommençais aussi à entendre les voix à mes oreilles. Pourtant, je pouvais m'empêcher de sourire. Ca va aller, t'inquiète. J'ai connu pire... Largement pire. Et finalement, tomber du fauteuil ça faisait moins mal que son poing contre ma petite joue. Evite de le dire. Je suis pas folle non plus. Et toi ? Tu t'es pas fait mal en tombant. Je me laissais entraîner alors qu'il m'aidait à me redresser et je me retrouvais à nouveau sur ses genoux. Faisant très attention, je me tournais un peu plus vers lui et glissais un bras autour de son cou. Là, je retomberais pas. Je me sentis rougir quand il me dit que j'étais pressée. Un peu oui. Vos gueule. Je retiens un soupire en sentant sa bouche sur mon cou. Dans le genre m'aider à être pressée, ça aidait bien ça d'ailleurs. Très maladroite surtout.

Je me mordis la lèvre et le regardais boire la fin du verre d'eau. Au moins il l'a bu mon putain de verre d'eau ! T'es con. Oui je savais. Mais bon, on prend les petites victoires n'est-ce pas ? Il se leva et me retrouvais donc debout sur mes deux pieds. Haaaan, pourquoi j'avais pas réaliser avant à quel point j'avais mal partout ? Parce que tu étais occupée à autre chose. Pas faux. Je retiens une grimace de douleur par fierté. J'avais pas envie d'avouer ma faiblesse pour le coup. C'est con. Oui je sais mais déjà que j'avouais pas souvent mes faiblesses... roh puis devant ma fratrie, j'avoue. Vous pouvez pas vous en contentez ? Non. Temperance... Dites quand il parlait de l'autre soir comme ça dans cette phrase là, il parlait bien de la Burns Night ? Je pense. Nan parce que depuis votre nuit ensemble, tu devrais être remise. Ou alors il a de très grosses chevilles et... J'ai compris Marcus ! Il parle de la Burns Night et c'est pour ça qu'il dit que je dois me reposer. Dans son lit... Je pus m'empêcher de sourire. Tant que tu y es aussi dans le lit. Tout de suite l'esprit mal placé! Han même pas ! En même temps, je vais pas dormir chez lui, dans son lit, pour qu'il aille dormir ailleurs. Ce serait con, stupide, j'en passe et surtout c'est clairement pas sur ce ton qu'il l'a proposé. Ensuite, on peut aussi dormir dans le même lit sans qu'il se passe rien d'autre que dormir. On sait se tenir... Enfin je reconnaissais que c'était pas vraiment ce qu'on venait de montrer.

Je me retiens de faire savoir que c'était encore moi qui décidait ce que j'allais faire. Parce que j'avais vraiment pas envie qu'il me foute à la porte alors j'allais peut être éviter de le provoquer. Enfin une pensée cohérente. Je t'emmerde Temperance. Et attend... tu approuves que je dorme chez lui ? J'ai pas dit ça.Elle a dit ça! Je suis pas si fatiguée que ça. J'avais pas pu retenir une contestation, c'était vraiment plus fort que moi. J'avais plus cette envie de le taper quand je le voyais, fallais peut être pas pousser jusqu'à la suppression de mon esprit très naturel de contradiction ? Et puis finalement, on se retrouvait dans sa chambre alors... c'était pas vraiment une contradiction. Je regardais vaguement la pièce, me disant que j'avais pas vraiment fait gaffe à la décoration. J'allais m'asseoir au bord de son lit. Je fais quoi maintenant ? Oh bordel elle est pas sérieuse? Bah... Si elle l'est. Je vous emmerde. Enlève ton jean, sauf si tu comptes dormir avec. Ah bon, point marqué, c'est pas faux. Arrêtant de regarder Matthew, ce qui ne pouvait que m'aider à mettre mes pensées en ordre, je déboutonnais mon jean et le faisais glisser sur mes jambes. Puis je m'allongeais... enfin me laisser tomber plutôt. Je poussais un léger soupire de soulagement en me sentant allongée. Là partie de moi qui regrettait d'avoir quitter mon canapé était satisfaite. Je regardais son plafond, résistant difficilement à l'envie d'aller me coller contre lui. C'était le truc de pioncer avec Holmes, et régulièrement Ewen en mode chat, j'avais l'habitude de dormir avec une source de chaleur. Tu sais que je vais pas être capable de me retenir de déblatérer sur tout et rien encore longtemps? Je me tournais vers lui avec un grand sourire moqueur sur les lèvres. Il va finir par te détester juste parce que tu causes en fait. C'est possible. Il serait pas la première personne à pas supporter de m'entendre jacqueter à longueur de temps hein. Mais bon, je voulais bien faire un effort. Parce que bon, on avait dit essayer, sans trop savoir quoi, mais je supposais que ça impliquait aussi faire un effort pour être supportable. Je laissais mes doigts courir sur son bras, dessinant le contour d'un de ses tatouages. Désolé. C'est juste quand quelqu'un parle, j'entends un peu moins les morts me parler. Et c'est pas très agréable. Je fis une petite grimace. Me parler... me hurler dans les oreilles auraient été plus réaliste à vrai dire. Tu lui parles pas de nous étrangement. Parce que j'ai honte de vous... et que finalement, vos voix comparées aux autres c'est rien. Après... on peut aussi essayer de tenir une conversation hein. Et tout en disant cela, j'allais à nouveau l'embrasser, me glissant dans ses bras au passage l'air de rien. Ah oui, une conversation qu'elle dit l'autre.


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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Dim 21 Fév - 0:18

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Mon cerveau avait cessé de fonctionner correctement dès le moment où je lui avais proposer d’aller dormir, dans mon lit. Et c’était peut-être mieux ainsi. Je ne voulais pas passer le reste de la journée, ou ces prochains jours, à me poser tous pleins de questions, du pourquoi du comment. Il fallait surtout que j’arrête de tout planifier, de tout organiser, et me laisser plutôt porter par le vent. Comme on dit, dans certaines croyances, si quelque chose doit se passer, un jour ou l’autre ça arrivera. Si ce n’est pas aujourd’hui, ça sera une autre fois. Et à l’inverse, si rien ne doit se passer, la vie continuera tout simplement son cours. Quand elle se leva et me suivit docilement vers ma chambre, j’en restais un moment ébahi. J’avoue que, en lui faisant cette proposition, je ne m’attendais pas du tout qu’elle allait l’accepter, du moins pas si vite et pas sans râler. C’était bien connu que les femmes passent leur temps à se plaindre pour un oui et pour un non. J’en avais déjà fait l’expérience avec elle, et sur le coup, c’en était presque déroutant. Je n’allais pas m’en plaindre. C’était mieux ainsi plutôt que de devoir écouter ses remontrances. Arrivés dans la pièce, elle alla de suite s’asseoir sur mon lit. Elle ne perdait pas de temps elle. Je restais un moment debout, à contempler dehors un court instant, et dès que je me retournais vers elle, elle s’était couchée … sans son pantalon. Pendant un court instant, quelques secondes tout au plus, mon cerveau se déconnecta du reste de mon corps. Je me retrouvais dans l’impossibilité de dire quelque chose, encore moins quelque chose de censé. Je secouais la tête pour reprendre mes esprits. Je m’approchais du lit, avant d’aller m’asseoir de l’autre côté. En plus, sans le savoir, elle avait piqué ma place. Je n’en dis rien, ce n’était pas la mort. Enfin … je la déplacerais s’il le fallait. « Dis-moi, à ce que je vois, tu te mets rapidement à tes aises, pour quelqu’un qui n’est pas chez lui. A moins que tu veuilles déjà t’approprier l’endroit ? » Sa remarque par contre me fit bien sourire, et je lâchais un petit rire. Ho oui. Je voyais très bien ce qu’elle voulait dire. Toujours assis, et habillé, je me tournais vers elle. « Hum … je pense le savoir. J’ai déjà eu des aperçus ces derniers jours ». J’haussais les épaules. « Si ça te fais plaisir, vas-y, parle seulement. Mais attends-toi plutôt à une discussion à sens unique ».  

Elle s’était rapprochée de moi, tout en restant couchée sur mon lit. De là où elle était, si elle allongeait son bras, elle pouvait me toucher. Et d’ailleurs, c’est ce qu’elle fit, posant sa main sur mon bras, contournant un de mes nombreux tatouages. Je regardais droit devant moi, n’étant pas vraiment très à l’aise. J’avais beau avoir mis mon cerveau sur off, je ne savais pas trop comment me comporter. Pour cela, il fallait déjà que je sache ce que je veuille exactement, et ça, justement, je ne le savais pas. C’est donc pour cela que je ne réagis pas de suite à sa remarque, comme quoi elle n’entendait pas les morts si je lui parlais. Quand, enfin, j’avais percuté ses paroles et que je voulais lui répondre, elle avait déjà enchaîné sur autre chose, avant de se hisser vers moi, pour m’embrasser. Tout d’abord surprise par son geste, je me laissais tout de même faire, répondant à son baiser, passant ma main derrière son dos, faisant abstraction du fait qu’elle soit sans pantalon. Encore maintenant je n’en revenais pas. Je prolongeais un petit instant ce doux baiser avant de décoller mes lèvres des siennes, pour planter mon regard dans le sien. « Je crois qu’on ne doit pas avoir la même définition du mot conversation, toi et moi. J’avoue, la tienne n’est plutôt pas mal », répondis-je en souriant, avant de poursuivre. « Mais, je ne crois pas que ça soit une bonne idée, maintenant. Tu dois te reposer je te rappelle ». Tout en disant cela, je la posais délicatement sur le lit, pour qu’elle soit de nouveau en position couchée. C’était quand même plus confortable. « Je te laisserais te mettre sous les couvertures, mais je ne partirais pas de là tant que tu ne l’auras pas fait, et n’essaie pas de me corrompre ». Je me levai, avant de retourner m’assoir vers le haut du lit, pour que je puise m’appuyer contre le rebord. Je reportais mon attention sur elle, qui n’avait pas bougé d’un pouce, tapotant la place à mes côtés. « Viens là ». Je me mordillai la lèvre inférieure, hésitant sur la suite des événements. J’avais une question qui me brûlait les lèvres, et je ne voulais pas l’oublier. Je me jetai à l’eau.

« J’ai bien entendu avant ? Tu entends des morts ? » Je la pris vers moi, reposant sa tête sur mon torse, je lui caressais les cheveux. « Tu sais, tu peux m’en parler si quelque chose ne va pas ou … tout autre chose ». Je m’interrompis. « Certes, vu mon occupation, je ne suis certainement pas la personne avec laquelle tu veux parler … mais … suite aux derniers événements, on a appris qui on était réellement, et je ne peux plus nier que t’es une sorcière. Et ce n’est pas parce que t’en est une, et que pour ma part j’suis un chasseur, que … je ne voudrais plus t’avoir dans ma vie ». Ce n’était pas vraiment ce que je voulais dire, mais voilà, c’était sorti tout seul. « Mai, ça me ferait plaisir que tu m’en parles, que je te comprenne mieux. Je ne connais rien à ton monde. Enfin … tu comprends quoi. Surtout que, je vous ai toujours épargnés, vous les sorciers. Comment dire … » je m’interrompis, me disant que j’allais trop loin. « Ce serait préférable que je me taise moi. Tout ça pour dire que, jamais je ne tuerais l’unes d’entre vous, c’est contre … les règles. C’est aussi pour cela qu’il faut que ça reste secret » J’haussais les épaules, me retenant de me gifler, la tenant tout contre moi, s’entend la chaleur de sa peau contre moi, par-dessus mon t-shirt, que je décidais tout de même d’enlever. C’était plus pratique. « Mais à un moment ou un autre, il faut quand même dodo. C’est toi qui voit. Soit, tu parles, soit tu vas rejoindre les bras de Morphée. Tu n’as pas vraiment le choix. Pour la suite, on improvisera ».

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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Dim 21 Fév - 15:07


We're not good at being civilized


Allongée sur le lit de Matthew, je regardais le plafond tout en sentant au mouvement du matelas qu'il s'y était installé aussi. D'ailleurs, une partie de moi se demandait ce qui lui avait pris tant de temps. T'as vraiment des questions à la con. Oui, je sais que j'ai des questions à la con. Je lâchais un petit rire quand il me dit que je prenais bien vite mes aises. Il a pas tort. Je t'ai pas demandé ton avis. Par contre, j'avais pas pensé que rire en position allongée pourrait me faire mal aux muscles de mon petit bidon. Je compte rien m'approprier du tout, ne t'inquiète pas. Moi ça me rassure pas spécialement. Azy, arrêtez ! Je vole plus et de toute façon, je crois pas qu'il ait grand chose qui m'intéresse de ce côté là. Je sors un truc vexant ou …? Roh, je tentais juste de dire que je doute trouver un objet à la grande puissance magique dans son salon et vous avez très bien compris. Et mon intérêt pour son corps... et sa personne, vous le connaissez déjà puisque vous le subissez en direct live. Mais bon, tu m'a proposé de me rester dormir n'est-ce pas? Ou alors, je savais pas ce qu'il voulait dire par se reposer dans son lit si non... Tu préfères que je dorme en jean ? Je peux le remettre tu sais. J'abordais un grand sourire. Quelque chose me disait qu'il me dirait pas de le remettre. N'empêche, c'était tellement pas classe de ta part. Il m'a vu avec beaucoup moins de vêtement que ça en même temps. Forcément si tu vois les choses dans ce sens là... Bah, dans le sens qui m'arrange généralement oui. Et puis, j'aimais pas avoir des pantalons. Ok, ça reste mieux que les jupes ou robes : tu peux t'asseoir en tailleur ou par terre. Mais ça reste mieux d'être en short en coton ou sans rien carrément.Vous avez compris. Comme il avait très bien compris que j'étais incapable de me taire. Je souris. Effectivement il avait eu des sacrés aperçu de moi parlant parlant dans le vide. Ouais. A sa place, j'aurais pris mes jambes à mon cou. Bah, là il peut pas tellement... Oui enfin, tu as bien compris l'idée. Oui mais j'aime t'embêter Temp. J'aurais bien hausser les épaules pour lui répondre mais vu ma position c'était pas tout à fait possible. Ce sera pas à sens unique. Même si je suis beeeeaucoup plus bavarde que toi. Je suis insupportable même. Heureuse de te l'entendre dire. Depuis le temps que j'attends que tu avoues ça. Je sais Temperance. Il a une bonne influence sur moi. Je peux sentir l'ironie dans ta voix. Tellement mais tellement.

Je me tournais sur le côté et tout en parlant, pour lui expliquer que j'allais parler mais qu'on pouvait tout de même parler à deux. Enfin, je lâchais surtout la bombe du don magique dont j'avais sympathiquement hérité, sans savoir si un de mes géniteurs l'avait. Surement pas du côté de Bastie et Temperance de la famille. Mais bon, je me finissais pas dire qu'on pouvait aussi tenir une conversation. Oui, être deux à parler ça peut être pas trop mal parfois... Parler à seulement deux, ça fait longtemps que ça m'est pas arrivé. A peu près depuis que je vous ai dans ma tête. Enfin, tout en disant cela donc qu'on pourrait en discuter, je me rapprochais encore plus de lui. Et j'allais surtout l'embrasser à nouveau. Comme si on allait tenir une conversation dans ce cas là. En même temps... ça me donnait tout de suite l'impression que la situation était moins étrange. Parce que... je sais pas, il y avait quelque chose de bizarre et de pas naturel mais là disons que je brisais la glace. Je sentis qu'il me répondait, glissant sa main dans mon dos et... hum, je me sentais bien là. Trop à mon goût. Pff, briseuse d'instant. De toute manière, il m'avait légèrement décollé de lui et je me mordais la lèvre. Ouais j'avais une drôle de manière de faire la conversation... C'est une conversation silencieuse? Je souriais innocemment quand il me dit que ce n'était pas une bonne idée du coup. Et que je devais me reposer. Pfff, vraiment mais vraiment pas drôle. Il a pas tort. T'as besoin de repos. Tu viens encore de lancer un sort. Bah, j'aurais tenu deux jours sans le faire, c'est déjà bien plus que mes autres records. Je te rappelle que la seule façon de m'empêcher de faire de la magie normalement c'est de m'assommer... J'ai souvent de mauvaises idée. Surtout qu'il me rallongeait de force sur le lit. Ok je savais que je venais pas vraiment de démontrer que je savais me tenir mais bon, à ce point sérieux ? Je fronçais les sourcils quand il me dit qu'il partirait pas avant que je sois sous les couvertures. Vraiment ? J'ai pas l'intention que tu partes en fait. Du coup, je crois que je vais pas me glisser sous les couvertures. Ceci est une provocation. Tout à fait. Vous savez que je suis comme ça quand je suis fatiguée. Une vraie gamine.

Quand il m'invita à venir me blottir contre lui, après s'être assis lus confortablement, je ne me le fis pas dire deux fois. Ralala... Bah, en plus, il m'attrape pour m'installer plus confortablement, c'est bien non ? Et puis... je devais avouer qu'il avait vu juste et que j'étais fatiguée. J'étais pas sure de restée éveillée si longtemps que ça une fois installée comme ça. Sauf qu'il... lança le sujet de conversation qui me maintenir éveillée toute la nuit ? La magie quoi. Oui voilà. Je me contentais de hocher la tête pour lui confirmer qu'il avait bien entendu que j'entendais bien les morts... Drôle de formulation mais c'était l'idée. J'allais lui répondre quand il reprit la parole et je dois avouer que j'étais... plus que surprise ? Ok, je m'étais attendue à ce qu'il pose des questions sur le fait que j'entende les morts, tout le monde le faisait à un moment donner. Mais je ne m'étais pas attendu à ce qu'il me propose de me confier à lui. Ca s'était la surprise. Je l'avais pas vu venir non plus pour le coup. Carrément pas vu venir. Je clignais des yeux, non pas par fatigue mais pour vérifier que j'étais bien éveillée. Alors, c'était ça qu'il sous entendait quand il proposait qu'on essaye tout à l'heure ? Se comporter ainsi ? Ca te gêne? Bah parler je sais faire, me confier c'est toujours un peu différent. Et puis... me comporter comme ça avec lui, ça reviendrait à quoi ? Tu sais à quoi mais tu veux pas le dire. C'est se comporter en couple. La ferme, la ferme, la feeeerme ! Quant à savoir si son occupation me gênait. Ok j'en avais strictement rien à faire dans le fond. Je savais bien que la HTC n'était pas qu'une bande de cinglée munis d'armes qui liquidait toutes créatures surnaturelles. Du coup, ça ne me préoccupait pas plus que cela. De toute façon, t'aimes un peu trop bien tout le monde pour ton propre bien. Et c'est pour ça que je suis la nouvelle Suprême de ce nouveau coven... Je me serais plus attendue à ce que ma nature de sorcière le gêne. Et.. trente seconde. Il vient bien de parler de m'avoir dans sa vie ? Oui. Je peux faire comme si j'avais pas entendu ? Pas tellement. Mais autres options naturelles seraient de me barrer ou de le frapper en entendant ça, je ferais peut être mieux d'éviter. Evites oui.

J'allais essayer de formuler une réponse quand il reprit la parole. Il va bien pour parler au tant? Bonne question. Je dois avoir une mauvaise influence sur lui. Mais bon... ça aussi je m'y attendais pas. Connaître mon monde... C'était tentant, terriblement tentant en autre parce que j'adorais parler de magie. Mais aussi... terriblement une mauvaise idée. Et je comprenais parfaitement pourquoi ça devait rester secret donc... c'est bon je vais pas finir au bûcher. Je me redressais un peu quand je sentis qu'il tentait d'enlever son tee-shirt, perdue soudainement dans mes pensées de qu'est-ce que je pouvais dire ou ne pas dire. Je passais une main dans mes cheveux. C'est l'improvisation qui te rend si bavard ? Non que je vais m'en plaindre mais c'est... inattendu. Je souris. Je suis pas très douée pour improviser. Au tant le prévenir. Je supportais pas de ne pas maîtriser la situation et pour le coup je ne maîtrisais rien du tout. Même pas mes pensés. On a l'habitude. Mais j'aime bien parler de magie et... je veux bien te... faire une petite place dans mon monde. Tu sais que dis comme ça, on pense pas vraiment à parler de magie mais bon... La ferme ? Je sais pas ce que je dis. Du coup : oui j'entends les morts. Tout le temps, comme si on laissait en permanence une radio allumée à côté de ta tête. C'est ma particularité de sorcière. Certains ont des visions, d'autres manipulent les éléments. Certains se transforment en animaux, en chat par exemple... Tu vas peut être pas lui énuméré tous les dons magiques que tu connais? Hum pas faux. Pas Holmes hein, c'est un vrai chat lui, contrairement au chat noir qui squatte souvent la boutique... Mais du coup, je te laisse imaginer que depuis deux jours les morts sont encore plus bavards que d'habitude, d'où mon mal de tête. Et je sais pas les faire taire. J'arrive juste à diminuer le volume quand je porte assez mon attention sur autre chose. C'est une des raisons qui fait que je cause tout le temps. Une? Oui l'autre c'est vous. Je fermais un instant les yeux, ma tête posée contre son torse. Là encore j'entendais les voix. Je distinguais pas les unes des autres plus comme un fouillis général. J'adore la magie. Ca fait partie de moi depuis tellement longtemps que j'arrive même pas à faire la différence entre ce qui est normal pour moi et normal pour... vous ? Et c'était totalement étrange. Mais bon, mon entourage n'était pas non plus constitué de simple humain. Je suppose qu'être terriblement frustrée de pas avoir jeter de sort pendant deux jours n'est pas normal pour toi? Sûrement pas... J'avais envie de continuer à parler mais... je ne savais même pas par où commencer. Sans parler du fait que je n'avais pas la moindre idée de ce qu'il était raisonnable de dire ou pas. De ce qui pouvait s'expliquer... Les effets de la magie sur moi, par exemple, c'est peut être pas le truc à expliquer. Je ne pus retenir un bâillement, que je tentais de taire d'une main sur ma bouche. Bon, j'avoue : je suis peut-être un peu fatiguée.


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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Dim 21 Fév - 23:25

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« L’improvisation ? De quoi tu parles là ? » Je secouais la tête, la tenant dans mes bras. « Non. Je m’intéresse à toi, c’est tout ». Okay, j’avais pensé trop fort sur ce coup. La prochaine fois, il serait préférable que je réfléchisse avant de parler, ou de tourner sept fois ma langue dans ma bouche. Ça m’évitera de dire ce genre de choses, si rapidement. Inconscient, quand tu nous tiens. Je penchais légèrement la tête en avant pour la regarder, pendant que je lui caressais doucement les cheveux avec ma main libre. « Ça t’étonnes à ce point-là que je puisse tenir une discussion ? Mais j’avoue, tu ne me connais pas sous cet angle-là ». On ne se connaissait pas du tout oui. A bien y réfléchir, tout ce que je savais d’elle, c’était son prénom, ainsi que son nom de famille, grâce à ma recherche, qu’elle était propriétaire d’une boutique de gris-gris – bien évidemment – et sa nature de sorcière. Pour le reste, je ne savais pas grand-chose. Rien du tout à vrai dire. Et vice-versa. Je me sentais un peu plus à l’aise avec elle, comme si c’était le fait de se retrouver de nouveau dans ce lit, à deux – dans une situation différente certes – signifiait quelque chose. Même moi, je n’arrivais pas vraiment à y mettre les bons mots dessus. Sa vraie naturel, à elle, par contre, ne tarda pas à refaire surface. Elle disait qu’elle n’aimait pas improviser, sans vraiment comprendre pourquoi elle l’avait dit, mais en tout cas, elle s’était remise à parler. De sa magie. Tout compte fait, je me demandais si c’était une bonne idée. Je n’avais pas envie que le fait d’en savoir plus, sur son don, coupe cette espèce de magie qui avait pu s’installe rentre nous. A moins que je me faisais complètement des films, comme une fille. La tenant toujours tout contre moi, ma main dans ses cheveux, je la laissais parler, l’écoutant attentivement. Je n’avais rien à dire. Je ne connaissais pas assez bien le sujet concernant les sorciers pour l’interrompre. Plusieurs fois, je me retins de bâiller. Ce n’était pas que son discours ne m’intéressait pas, mais disons que la fatigue commençait à se faire sentir. Par contre, je ne voulais pas qu’elle pense que ce qu’elle disait ne m’intéressait pas. Loin de là.

J’arquais un sourcil quand elle me parla d’un chat noir. Quel chat noir ? Je n’en avais vu qu’un, un tricolore, qui devait certainement être Holmes, mais de chat noir … non. Pas que je m’en souvienne. Je ne voyais pas non plus pourquoi elle prenait cet exemple. C’était étrange, et elle n’en dit pas plus. Quand elle en arriva à son mal de tête, je la serrais un petit plus contre moi. En sorte de consolation. C’était la seule chose que je pouvais faire. Après tout, c’était elle la sorcière, et vu ce qu’elle devait vivre, je n’étais pas sûr que de simples médicaments fassent effet. Et moi qui me plaignait pour une simple blessure à la jambe. C’en était presque pitoyable. J’étais complètement impuissant face à son état. Au même moment qu’elle me posa sa question, j’avais failli sombrer. Du moins, j’avais fermé les yeux. Je les rouvris, la regardant. Quoi répondre exactement ? Je réfléchis un moment, me penchant encore plus contre la tête du lit. « Il faut déjà déterminer ce qu’est vraiment la normalité avant de pouvoir répondre ». Souvenirs d’anciens cours de psychologie suivis il y a bien longtemps. Etonnamment, je m’en souvenais encore. Ce cours avait particulièrement dû me marquer. « Hum … Je n’ai pas vraiment de réponse, j’avoue. Tu parles de la magie là ? Parce que … tout le monde se crée ce qui est normal pour lui et ce qui ne l’est pas. Je pense que c’est plutôt comment tu la conçois. Désolé, c’est un peu confus dans ma tête là, et la fatigue n’aide vraiment pas ». Par contre, à sa question suivante, je savais quoi répondre, sans trop me prendre la tête. Je lâchais un petit rire. « Effectivement, ce n’est pas normal pour moi. Mais pour toi oui, vu que tu vis là-dedans. Tu vois, tout est abstrait. C’est toi qui rédige les règles de la normalité ». Sans trop savoir pourquoi, je lui déposais un baiser chaste sur son front. « Allez, cette foi au lit.  Et c’est une obligation. Même toi tu dis que t’es fatiguée ». Je me décollais d’elle, manouvrant pour qu’elle finisse sous les couvertures.  Une fois qu’elle était dessous, je me glissais aussi à ses côtés, ce n’était pas une mauvaise idée de dormir quelques heures. J’enlevais tout de même mon pantalon juste avant de la rejoindre. « Je ne sais pas quoi t dire sinon … pour ce que tu entends … ça ne doit pas être simple tous les jours j’imagine, non ? », chuchotais-je. Je m’approchais juste un peu d’elle, la regardant, me penchant sur mes coudes, avant de lui déposer un baiser sur ses lèvres. « Cette fois-ci, au dodo Mai ». Je me mis dans une position correcte, avant de fermer les yeux. Faisant abstraction qu’elle dormait de mon côté du lit. Je devais vraiment être fatigué, car si elle répondit, je n’entendis aucune réponse. Morphée vint me chercher assez rapidement.

Chose assez étonnante depuis plusieurs semaines, et surtout après la soirée de la Burns Night, je ne m’étais pas réveillé une seule fois, ni fait un quelconque cauchemar. Une grande première. J’avais pu dormir paisiblement. Je me réveillais quelques heures plus tard, combien exactement je ne saurais dire, mais en regardant par la fenêtre, je remarquais que le soleil c’était couché. En sachant qu’elle était arrivée en début d’après-midi, et que maintenant, apparemment c’était le début de soirée, si pas déjà la nuit, c’est qu’on avait quand même dormi pas mal de temps. Elle dormait toujours d’ailleurs. Je me tournais vers elle, la regardant. Profitant de ce moment. Elle semblait si irréelle, couchée là dans mon lit, mais en même temps tellement fragile, belle, sereine. Et tellement bien. Je ne savais pas si elle entendait aussi ses voix pendant qu’elle dormait, et la voyant là, endormie, je n’osais pas la toucher, par peur de la réveiller. Je restais donc tranquillement à ses côtés, la regardant. Sans penser à la suite. Je ne savais vraiment pas comment me comporter quand elle se réveillera. Qu’est-ce qu’elle aimait ? Thé me semble, en tout cas, elle en avait bu un avant, mais pour le reste ? Aucune idée. Quand on passe une bonne partie de sa vie avec la même femme, une certaine s’installe et on connaît les goûts de l’autre, ce qu’elle aime faire, ce qu’elle n’aime pas, ainsi de suite, mais là … ce n’était pas le même cas de situation. Il fallait tout réapprendre.


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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Lun 22 Fév - 23:08


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Il s'intéressait à moi. Enfin non, plus exactement il venait de dire qu'il s'intéressait à moi. Tu aurais du t'y attendre. Sauf que non, je ne savais pas à quoi m'attendre. Oui mais... oui mais non rien du tout. Je me mordis la lèvre, ne sachant pas trop quoi répondre. En plus, il se penchait vers moi... Je finis par lâcher un sourire, sachant de toute manière que ma nature bavarde finirait par reprendre le dessus. Nan ça m'étonne pas tant que cela. C'est... plaisant. Oui c'était plaisant de l'entendre me poser des questions. Et l'ensemble de son discours était plaisant. C'était pas stressant le mot que tu voulais utiliser. … C'était plaisant et stressant ? Mais vous savez comment je suis et... je sais pas où je vais avec Matt et ça me perturbe. Et je déteste ce genre de situation. Et... tout cela était un peu trop perturbant pour moi. Tu es facilement perturbée en ce moment. C'est pas faux. Mais vous savez où on va là ? Non. Bah voilà, et ça vous perturbe pas ? Bah... Temperance râle franchement mais tu la connais. Moi je trouve ça cool de faire les choses aux feelings parfois. Sans avoir tout prévu à l'avance. Merci du conseil Jazz. Je me mis à déblatérer sur la magie. Je me sentis tout de suite mieux. La magie c'est cool hein? Oui la magie c'était cool. Et c'était mon univers alors pour moi c'était plus simple. Ce n'est que quand je lui posais une question que je me rendis compte qu'il avait commencé à s'endormir. Merde. J'aurais du vérifier s'il s'était pas endormir avant de poser la question. J'écoutais sa réponse en souriant. Pour quelqu'un qui dormait déjà moitié c'était intéressant. Je préfère pas savoir à quoi ressemble la normalité si je rédige les règles. J'ai vraiment mais vraiment pas envie de savoir non plus. Tu parles. Si j'étais la normal, le monde se barrait en cacahuète. Tu exagères. Bah je sais que dans ma famille être orphelin est normal mais je suis quand même contente que ce soit la normalité que pour ma famille. Je sentis ses lèvres sur mon front et je souris. C'est quoi ça? Quoi quoi ? Toi qui souris quand il t'embrasse sur le front? On a pas négocier que vous commentiez pas tout ? Genre, Jazz elle a dit que c'était bien de pas trop savoir où on va. Alors laissez moi naviguer en eaux inconnues. T'es grave. Oui... Je me laissais faire quand il me glissa sous les couvertures. Un vrai bébé. Un bébé ça se tortille pas ensuite pour retirer son soutiens-gorge. Mais comme il était occupé lui-même à se glisser sous les couvertures, il le verrait pas. Et puis... non rien du tout. Je souris quand il me dit que ça devait pas être facile d'entendre ce que j'entendais. Et encore il savait pas pour vous tous qui squattaient ma tête. On s'habitue à tout avec le temps. Et là tu te dis que tu t'habituerais bien à lui qui t'embrasse innocemment comme ça? … Ferme là Temperance. En même temps, je sais pas trop ce qu'on essaye de faire là, tous les deux. Mais si jamais j'avais pas envie de m'habituer un peu à ça, au tant arrêter tout de suite non ? Pas faux. Je résistais à l'envie d'aller me blottir contre lui, ne voulant pas le déranger. Mais je n'eus pas trop le temps de réfléchir à tout ça que ma fatigue me rattrapa.

Je finis par émerger assez... lentement. Chose étonnante pour un réveil, il n'y avait pas de miaulement de chat pour me miauler dessus ou me lécher le visage parce qu'il s'ennuyait. Je ne mis pas longtemps à comprendre pourquoi y avait pas de chat : j'étais pas dans mon lit... Effectivement t'es pas dans ton lit. Et meeeerde ! J'aurais pu ouvrir les yeux mais j'avais pas envie. J'ai fait une connerie encore ? Tout dépend de ta définition de connerie ma chère. Un peu comme ta définition de normalité quoi. … Oh tout me revient d'un coup. Les derniers jours mais surtout les dernières heures. Et la situation, changeante, avec Matthew. C'est pas une connerie non ? C'est à toi de décider, pas à nous. Non Temp, dis rien. Merci Jazz. J'inspirais doucement avant d'ouvrir doucement les yeux. Je cherchais Matt du regard et j'eus pas beaucoup de mal à le trouver vu qu'il se trouvait dans le lit à côté de moi. Encore embrumée par le sommeil, je refermais les yeux. Merci. Pour... tout plein de chose à commencer par m'avoir forcer à rester dormir. Parce que... je me sentais tout de même mieux maintenant que j'avais dormi quelques heures de plus. Je crois même que j'avais un peu moins mal partout. Attend de te lever pour dire ça. Baaaaah, j'avais pas mal partout quand je respire contrairement à mon réveil de ce matin. D’ailleurs quelle heure il était ? Je rouvris les yeux pour me rendre compte qu'il faisait nuit. Sacrée sieste donc. Enfin au moins pour moi... Je t'ai pas gênée pour dormir au moins? Je m'en serais voulu n'est-ce pas. Parce qu'il avait besoin de repos, avec peut être plus d'urgence que moi. Tu avais besoin de repos. Bah... oui mais c'est pas une raison pour le gêner lui n'est-ce pas ? Et puis... et merde. C'était... Attend, tu est réveillée depuis seulement quelques minutes et tu arrives déjà à te poser des questions quoi? Parce c'est dans ma nature. Dis, tout à l'heure, je... Je poussais un soupire sans réussir à finir ma phrase. T'es con. Je sais. Rien, laisse tomber. Je me soulevais sur un coude pour aller l'embrasser doucement. Délicate tentative de détourner la situation du fait que tu sois une pas douée qui parle à tort et à travers. Oui tout à fait.


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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Dim 28 Fév - 22:48

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Je n’eus pas longtemps le loisir de contempler Mai dans son sommeil. A peine une quinzaine de minutes après mon réveil, elle ouvrit lentement les yeux. Rien ne transperçait son visage, mais je crus percevoir qu’elle était un peu perdue. Ce que je pouvais complètement comprendre. C’était toujours étrange quand on ne se réveillait pas chez soi, et quand on n’avait pas l’habitude. De nouveau, même réveillée, elle avait l’air toute fragile. Je dus retenir mon corps qui n’avait qu’une envie, me jeter sur elle pour la protéger du monde extérieur, mais je me retins de justesse. Pas sûr que ce soit le bon moment. Quoique, ça ne le sera certainement jamais. Pas avec une fille comme elle, avec laquelle, normalement, j’avais l’habitude de me battre. Elle n’avait certainement besoin d’aucune protection et encore moins de la mienne. Je restais un moment silencieux, émergeant aussi gentiment de mon sommeil, même si j’étais déjà réveillé depuis plus longtemps qu’elle. Ce fut d’ailleurs elle qui rompit le silence. Un seul mot. Merci. J’arquais un sourcil. Merci de quoi ? Je n’étais pas sûr de bien comprendre. Je plantais mon regard dans le sien, ne bougeant pas d’un pouce. J’étais censé me lever, mais je n’en avais juste pas envie. J’étais trop bien dans mon lit, au chaud. Surtout avec le temps qu’il faisait actuellement. Je n’en étais pas sûr non plus, mais il me semblait qu’il avait commencé à pleuvoir. Vive l’Ecosse. « Merci de quoi ? » murmurai-je. Il fallait que je ne me pose pas trop de question, je me connais trop bien, mais voilà que mon cerveau en décidait autrement. Il n’en faisait vraiment qu’à sa tête. Je m’étirais dans le lit, avant de changer de position. Je me mis sur le dos, contemplant un moment le plafond, avant de tourner la tête dans sa direction. Je secouais la tête à sa question. « Ne t’inquiète pas pour moi. Je suis solide. Mais pour répondre à ta question, non, tu ne m’as pas gêné ». Ma main vint gratter mon épaule, avant de retomber sur le matelas, frôlant au passage son bras. « Et toi, tu as bien dormi ? » J’allais ajouter que j’espérais que je ne l’avais pas top bousculé, mais je me retins. Il m’arrivait parfois de bouger un peu trop pendant mon sommeil, mais cette fois-ci, il me semblait que non. Du moins, j’avais l’impression de m’être réveillé dans la même position quand je me suis endormi. Ce qu’elle dit ensuite, me perturba. J’allais demander plus de détails, sauf que voilà, elle m’en empêcha. Petite futée, mais elle se trompait complètement sur moi. Cette fois-ci, je n’étais pas prêt pour la laisser faire. Je pouvais très bien être tout autant malin qu’elle. Bon, il faut bien l’avouer, je répondis quand même à son baiser, profitant tout de même, avant de la remettre à sa place, me soulevant, tout comme elle, aussi sur mes coudes. « Ne crois pas que cette fois-ci tu peux t’en tirer aussi facilement. J’ai compris ton petit stratagème et il ne marche plus sur moi ». N’ayant plus eu trop l’occasion de continuer mes entraînements, je me mis pour finir en position assise, appuyant mon dos contre la tête du lit. Je croisais les bras sur mon torse. « Alors ? De quoi tout à l’heure ? Je ne te laisserais pas partir avant que tu me dises à quoi tu pensais ».

Après quelques instants, je m’assis au bord du lit, prenant mon visage entre mes mains. Courage. Je dus m’appuyer sur mes bras pour réussir à me mettre debout. Je n’avais plus spécialement mal, mais je sentais toujours ma jambe tirer quand le muscle était encore froid. Je ne pris même pas la peine d’enfiler quelque chose. Après tout, j’étais chez moi, et j’avais comme l’impression que Max n’allait pas rentrer ce soir. Tant mieux. Et puis bon, on venait de dormir ensemble et … elle m’avait déjà vu dans mon plus simple appareil. Je me penchais vers elle, la tirant délicatement par les bras. « Allez, debout la belle au bois dormant. A moins que tu veuilles continuer à dormir ? ». Je me tenais devant elle, au côté du lit. La regardant. J’haussais les épaules. Je n’avais vraiment plus l’habitude. Disons plutôt que je ne l’avais jamais eu. Je n’avais jamais été doué dans ce genre de situation, même plus jeune, et quand on a l’habitude de vivre plus de dix ans avec la même personne, ça devient une sorte de routine quotidienne. « A moins tu veuilles boire quelque chose ? Un thé ? Si je me souviens bien … ».  C’était en tout cas ce qu’elle avait bu en arrivant chez moi, un peu plus tôt dans la journée. Du moins, si ma mémoire ne me jouait pas des tours. « Pour ma part, je vais me faire un café. Tu sais ou me trouver si jamais ». Je me tournais, sur le point de partir, avant de m’arrêter et de me retourner vers elle. « Si tu as besoin de te laver, la salle de bain et à ta disposition ». Attend, je venais vraiment de lui proposer ça ? Okay. Ça ne tournait pas rond dans ma tête. « Enfin … fais comme chez toi, à moins que tu veuilles rentrer plutôt dans ton appartement ». Pour tout avouer, je n’attendis pas sa réponse avant de me diriger vers la cuisine. Inconsciemment, je n’avais pas envie de l’entendre. Je me mis donc à la tâche, préparant mon café, regardant dehors, la ville d’Edimbourg, illuminé par les lumières de la rue et de certains bâtiments. Il n’était qu’environ dix-neuf heures, mais le soleil s’était déjà couché depuis longtemps. Et bien évidemment, le temps ne voulait pas changer.

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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Jeu 3 Mar - 22:59


We're not good at being civilized


J'avais refermé mes yeux quand la voix de Matthew parvient à mes oreilles, finissant au passage de me tirer du sommeil. Bon matin délicate jeune fille. Toi Marcus, quand tu commences comme ça ça n'annonce rien de bon. Nan mais je me demande bien ce que tu vas répondre à Matt du coup... je rigole. Attend c'est pas la matin hein ? J'ouvris à nouveau les yeux et tournant simplement la tête je pus voir que non, il faisait nuit. J'avais pas dormi aussi longtemps que ça tout de même. Je souris donc à Matthew parce que... bon ok, Marcus a raison je ne sais pas vraiment ce que je vais répondre à ça. Merci de m'avoir forcer à me reposer? Je ne pouvais pas ignorer l'intonation de question dans ma voix et quelque chose me laissait croire qu'il s'en rendrait compte aussi. Avec un peu de chance il fera comme s'il avait rien entendu. Ou pas... Enfin, je lui demandais s'il avait bien dormi et surtout si je ne l'avais pas gêné dans mon sommeil. Je me serais sentie pas mal coupable de l'avoir gêné alors qu'il devait avoir au tant, si ce n'est plus, besoin de sommeil que moi. Manquerait plus que je lui ai donné un coup dans la jambe. Ca serait tellement ton genre de faire ce genre de gaffe! Mais il me rassura en me disant que je ne l'avais pas gêné. Je retenais une remarque par rapport au fait qu'il disait être « solide ». Tu te demandes s'il sera aussi solide si tu tapes sa jambe non valide? Hum... Sadique. Roh puis j'ai eu l'occasion de vérifier qu'il est solide hein ! J'espère que tu parles de quand vous vous cogniez sur la tronche. Ouuuuui ? Oui, bien dormi. Je souris. Pas de chat pour me marcher dessus ou me lécher la tronche, pas de frères pour se payer ma tronche au réveil. J'avais rarement aussi bien dormi. Genre t'as des sœurs aussi. Ouais mais mes sœurs se moquent pas de moi quand j'ai les cheveux qui partent en vrille le matin. Que Pablo.. Pauvre Liam et Gwenaël, être associés à Pablo. Ouais bah... pauvre moi surtout. De les avoir comme fratrie ou de commencer à poser une question que tu n'arrives pas à fini? Les deux. Mais bon, comme il me le faisait remarquer la méthode de l'embrasser pour me taire était maintenant découverte. Pffff ! Ca marche toujours sur moi... Heureusement que tes propres méthodes pour te taire marche sur toi. Mais je pense qu'il trouve que tu essayais de détourner l'attention. Oui aussi mais... Je soupirais en le regardant croiser les bras et je me laissais retomber sur le lit. Tu aurais du t'en douter. Pas ma faute si je case sans réfléchir. T'es sure de ce que tu viens de dire là? Faites chier. J'ai mille questions qui me passent par la tête là mais je ne saurais même pas par laquelle commencer. Rien ? Et à partir de maintenant je tourne la langue sep fois dans ma bouche avant de parler. Je posais un grand sourire sur mon visage, pas convaincue que ça suffise à écarter le sujet. T'as des questions mais avoue que tu es pas sure de vouloir connaître les réponses. Temperance, s'il te plait. Nan avoue! Oui merde ! Je suis pas sure de vouloir connaître les réponses. Je suis pas sure de les avoir non plus.

Je le sentis plus que je ne le vis sortir du lit. Inconsciemment je tournais la tête vers lui pour le regarder. Check sa jambe! Et après c'est moi la maman poule ? Vous êtes pas mieux les gars... Mais bon, il a l'air de tenir debout donc j'en déduis qu'au moins c'est pas pire que tout à l'heure. Logique, t'as lancé un sort. Oui mais bon, avec la magie, on peut jamais non plus être sur à 100%, et vous le savez très bien. Je haussais les sourcils en l'entendant me qualifier de belle au bois dormant. Ok... on va passer sur l'étrangeté de la chose. Moi je trouve ça mignon. Toi, tu trouves tout mignon Jazz. Nan, la Burns Night j'ai vraiment pas trouvé ça mignon. Pas faux. Oui je me lève. Je roulais des yeux comme une gamine en disant cela. Il pouvait pas savoir que je préférais attendre un peu parce que je craignais les douleurs que le fait de me lever aller raviver. Mais en même temps... si ça se trouve ta sieste atténuera la douleur? Ouais ou pas... Leur voix recommencent à se faire plus forte alors je pense que les douleurs vont suivre. Je retiens à peine un soupire qui se transforme en son d'approbation quand il me proposa de prendre un thé. Théééééé... Petit son pas fort qui sortir de ma bouche avec une voix de gamine. T'es pas totalement réveillée toi hein. Du thé ! On dirait un enfant à qui on promet du chocolat. Pfff, abusez pas ! Mais j'aime le thé, encore plus quand je suis encore en train d'émerger du sommeil. Je me redressais dans le lit pour finir en position assise, posant une main dans mon dos pour l'étirer. Sauf que la suite de ses paroles me firent buguer, si bien que je remarquais même pas qu'il quittait la pièce. Quoi? Il est plus là... Hein quoi ? Mais meeeeerde ! Pourquoi il me propose sa salle de bain ? Fin il te demandais surtout si tu comptais reste un peu plus. Euh... bah du coup, là je pense que je vais vraiment devoir faire le tri dans mes questions et les lui poser non ? Ouais. Et merde.

Je soupirais encore un coup et sortais du lit, frissonnant que mes pieds touchèrent le sol. Merde encore, pourquoi je tiens encore moins bien debout que lui ? Parce que finalement ce que tu fais subir à ton corps est pire nan? Vos gueules. Je jetais un regard à mon jean posait par terre et soupirais. Pfff, il faisait pas si froid que ça nan ? Et au pire... Au pire, y a Max. Ouais bah Max m'a déjà vu en petite culotte donc rien à foutre. Enfin, y a peut être quand même Max. Oui et alors ? Je vais pas rester enfermée dans sa chambre à cause de la probabilité que sa coloc soit là. Je n'eus pas trop de mal à retrouver le chemin jusqu'à leur cuisine, pièce principale, le tout en essayant de coiffer mes cheveux des mains pour que ça ressemble à peu près à quelque chose. Enfin pourquoi ça ressemble pas trop aux résultats d'un passage de tempête surtout. J'ai faim en plus... J'attrapais sur la table la tasse dans laquelle j'avais pris du thé en arrivant ici tout à l'heure puis je rejoignais Matthew dans la cuisine. Je posais la tasse sur le premier plan de travail que je trouvais et m'approchais de lui, alors qu'il me tournait le dos, probablement entrain de se faire un café. Je posais doucement, pour pas le surprendre, une main sur ses côtes et aller appuyer ma tête sur son épaule. Confortable? Tout à fait. Me hissant sur la pointe des pieds, j'allais lui glisser quelques mots à l'oreille. Ca va ta jambe? J'ai presque cru que tu allais être mignonne et romantique là... Désolé de te décevoir Jazz mais tu me connais, tu devrais pas être surprise de ça. Bon, du coup, il a dit que je pouvais prendre un thé n'est-ce pas ? Je mis de l'eau à chauffer tout en me mordillant la lèvre. Pose tes questions avant d'exploser. Faut que je formule mes questions pour ça et... T'es pas douée à ce jeu. Je suis même toujours perdante oui. On trouve pas moins douée que moi pour ce genre de choses. Je m'appuyais contre le mur, une tasse de thé chaud dans les mains et levais le regard vers Matt qui me regardait déjà. Genre comme si... il attendait que je dise quelque chose. T'es silencieuse depuis trop longtemps. Je passais une main dans mes cheveux. Quand je vais rentrer chez moi, qu'est-ce que... je... fin... roh bordel! Ah bah ça c'est de la question réussite effectivement. Plus clair on fait pas. La ferme. Je lui fis signe de la main d'attendre, prenais une grande inspiration avant de me relancer. Qu'est-ce qui va se passer ensuite? Beaucoup plus claire comme question déjà. Et s'il avait pas la réponse ? Je veux dire, moi même j'en sais rien. Probablement parce que je sais pas ce qu'il veut qu'il se passe après et du coup je sais pas. Mais si je sais pas peut être qu'il ne sait pas non plus. Et que... Bah déjà si tu lui disais ce que toi tu as envie qu'il se passe ça l'aiderait peut être à répondre. Ouais mais voilà je crois que je suis pas tout à fait certaine de ma réponse. On s'en moque? Et comment je formule ça moi... Je... j'ai pas envie que ça s'arrête là. C'est pas trop pourri. Tu aurais pu faire pire. Merci... Bon, je me découvre soudain une envie de cotempler mes pieds et ma tasse de thé assez impressionnante n'empêche. Et... et si sa réponse me plait pas ? T'as envie qu'il réponde quoi? Je sais pas ? T'es chiante aussi ! Tu pourrais pas savoir un peu? Je suis une sous douée de la relation humaine, je sais. Mais voilà c'est... roh puis ça se fait pas de poser des questions comme ça ? Comment je peux lui demander d'y répondre alors que j'en serais incapable. Désolé... C'est juste que j'ai envie de savoir... Parce qu'il y aurait peut être un ou deux trucs que tu devrais lui dire si vous vous revoyez. Ah ? Que tu es à la tête d'un coven tout juste né? Je serais à sa tête quand le coven se sera réuni d'abord. Que tu as non seulement un frère jumeau, bien que vous ayez déjà abordé le sujet tout à l'heure, mais aussi quatre autres frères ? Histoire qu'il pense pas à autre chose. Ca c'est un bon point. Surtout si j'oublie encore mon téléphone dans l'affaire...


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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Sam 12 Mar - 21:16

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Un sourire débile accroché aux lèvres, tournant le dos à la cuisine, je préparais mon café, tout en attendant l’arrivée de Mai, si, bien sûr, elle allait me rejoindre. Depuis qu’elle avait prononcé le mot « thé » d’une façon gamine, je n’arrivais pas à m’en défaire. De mon sourire donc. C’était quand même impressionnant comme elle arrivait à me surprendre de jour en jour. Non pas que je vivais avec elle, loin de là. C’était même plutôt l’inverse, car, en tout et pour tout, on s’était réellement vu que trois fois. Sans compter les fois où on se battait, mais ça ne rentrait pas dans le même registre.  Environ dix minutes plus tard, effectivement, Mai m’avait bel et bien rejoint. Elle vint s’approcher de moi, doucement, et posa sa main sur mes côtes, tandis qu’elle posait sa tête sur mon épaule. J’essaie de rester de marbre, mais mon corps tout entier subit un choc électrique au contact de sa main. J’avais oublié à quel point cela pouvait être agréable et je commençais à me maudire, tout en me demandant comment j’avais pu m’enfermer sur moi-même pendant cinq ans, ne sortant que pour le boulot et évitant la gente féminine comme la peste. Après tout, j’avais bien le droit de vivre et j’étais persuadé que c’était le souhait de ma femme. Enfin bon, ce qui était fait était du passé. Il fallait que j’arrête de regarder en arrière et que je me concentre sur le présent, sans trop en attendre pour la suite. Je tournais la tête vers elle, hochant la tête. « Ma jambe ? » J’avais presque oublié que j’avais été blessé, et qu’il a quelques heures je souffrais encore le martyr. « Euh … elle va bien, enfin je crois. En tout cas, je ne ressens plus rien ». C’était un bon point. Tout compte fait, la magie avait du bon. Je chuchotais un léger « Merci ». Ce n’était pas trop mon genre de demander de l’aide, alors remercier la personne qui m’a aidée, encore mois. Mais là, c’était différent. « Et toi ? Ça va mieux ? » C’était la seule chose que j’avais trouvé à dire. Et non, apparemment je ne m’étais pas amélioré niveau conversation. Fallait y remédier, un jour peut-être. Je n'avais pas vraiment le choix.

Je me poussais de quelques pas pour la laisser préparer son thé. C’était quand même étrange cette situation. Qu’elle se serve déjà toute seule, dans ma cuisine. Comme si … Non rien. Il ne fallait pas que j’y pense. Je dardais mon regard un moment sur elle, la contemplant de haut en bas. Pas mal sa tenue. Enfin, pour le peu qu’elle avait sur elle, et de ce côté-là, je ne pouvais rien dire. J’avais tout autant eu la flemme de m’habiller qu’elle. Regardant rapidement l’heure, c’était presque improbable que Max débarque comme ça, à l’improviste, même si c’était aussi chez elle aussi. Elle devait certainement être chez quelqu’un, comme souvent ces temps-ci. Je reposais mon regard sur la jeune femme en petite tenue dans ma cuisine. J’avais toujours un peu de peine à croire, mais non, c’était bien réel. Je me grattais la tête, d’un air gêné. « Désolé, je n’ai pas pensé à aller chercher des croissants. Je … Rien. Laisse tomber ». Je n’avais plus l’habitude, mais je ne voulais pas le lui avouer. Et pour le reste, je ne voulais pas remettre sur le tapis que l’autre soir, elle était partie sans rien demander en retour. On en avait déjà vaguement discuté. Ça s’arrêtait là. Voyant qu’elle voulait me dire quelque chose, je regardais un instant mes pieds, silencieux, avant de poser mon regard sur elle. Attendant que quelque chose vienne.

La suite, je ne l’avais pas vu venir. Heureusement que je n’étais pas en train de boire au même moment, sinon j’aurais tout recraché. J’essayais de garder un air impassible, ma main crispée sur ma tasse, ne la lâchant pas du regard. Mon cœur battant la chamade. Elle me faisait quoi là ? Au fond de moi, j’étais complètement tétanisé. Certes, je me posais les mêmes questions qu’elle, mais … je ne pensais pas qu’elle allait lancer la discussion là-dessus. Je fermais les yeux un instant, l’écoutant attentivement, retenant ce qu’elle me disait, cherchant des réponses au plus profond de moi, avant de les rouvrir. C’était dans ce genre de moment où l’envie de fumer revenait. Malheureusement, ou plutôt heureusement, je n’avais plus de paquets qui trainaient chez moi. Une foi qu’elle eut finie, enfin que je supposais qu’elle en avait terminé, je regardais dehors. Le regard dans le vide. Je ne savais pas quoi dire, et j’essayais de retarder le moment où je devais, invariablement, lui répondre. Prenant une grande inspiration, je me tournais légèrement vers elle, soutenant son regard, enfin, j’essayais du moins. « Qu’est-ce que tu entends exactement par-là ? » Je jouais ouvertement au con. J’avais très bien compris de quoi elle voulait parler, mais je voulais juste esquiver. Quoique, ça allait être compliqué. J’haussais les épaules. « Bah, quand tu rentres chez toi, je ne sais pas moi. Tu continues comme avant ? », je souris légèrement, avant de reprendre mon sérieux, m’approchant un peu d’elle, lui prenant la main dans la mienne. « Sérieusement. Je … Je ne sais pas quoi te répondre. Je n’ai pas envie de te décevoir, mais en même temps, je ne sais pas non plus ce que tu veux. Peut-être, si tu m’en dirais plus … Mais pour répondre clairement à ta question, j’aimerais bien le savoir aussi ». Je pris une gorgée de mon café, qui avait tiédit entre temps, avant de poursuivre. « Si je pouvais, je te répondrais bien volontiers, après tout, on est les deux adultes et non plus des adolescents, et … normalement, on ne tourne pas autour du pot pendant longtemps. Mais là, personnellement, je n’ai pas non plus de réponse. C’est pour cela que je ne peux pas t’en donner une. En tout cas pas une réponse précise ». J’avais juste l’impression de dire n’importe quoi. Mon cerveau s’était déjà fait la malle. Merci quoi. Jamais là quand il faut. Je fermerais de nouveau les yeux, me concentrant, reprenant une grande inspiration. « Par contre, ce que je peux te dire, c’est que … malgré tout, je commence à m’attacher à toi. Ne me demande pas comment ça se fait, je n’en ai aucune idée, surtout après tout le temps qu’on a passé à se battre ». Un rictus s’afficha sur mes lèvres, repensant à cette période de notre vie. Mon dieu, que les choses pouvaient évoluer en peu de temps. « Oui, je commence à m’attacher à toi, comme je viens de le dire, à t’apprécier de plus en plus mais …j’ai bien peur de devoir te décevoir. Je n’ai pas de réponse précise à te donner. Pas maintenant en tout cas. Tu me prends un peu au dépourvu là et … pour tout t’avouer, je suis un peu perdu depuis quelques temps. Je ne dirais pas que tout c’est nouveau pour moi mais en quelque sorte oui. Je n’ai plus l’habitude et … » Bref, tais-toi Matt. Tu t’enfonces. « Je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire. C’est pour ça que j’avais dit qu’on pouvait essayer … c’était une façon détourné de dire ce que je pensais ». Je n’avais toujours pas lâcher sa main et je bus à nouveau une gorgée de mon café. Je regardais furtivement dehors avant de poser mon regard sur elle. J’allais dire autre chose, mais je me retins, ne voulant pas la vexer. Elle ne voulait pas que s’arrête, mais je n’étais pas sûr d’avoir bien compris quoi, étant donné que rien n’avait vraiment commencé. On avait juste couché ensemble une fois, c’est tout. D’ailleurs, normalement, je ne pensais même pas la revoir. Comme quoi, des fois le destin faisait bien les choses. J’haussais les épaules. « Donc … je ne sais pas ce que tu veux vraiment, ou ce que tu attends de moi. Mais je peux te proposer qu’on essaie quelque chose ? Je ne sais pas moi … Surtout que, faut pas l’oublier, on ne connait pas grand-chose l’un de l’autre. Si ça se trouve, tu n’arriveras pas à me supporter plus d’un jour ». Cette fois-ci, je me tus pour de bon. Je ne savais pas quoi dire, encore plus confus qu’avant. Je vidais d’un trait le reste de mon café, avant de reposer la tasse sur le comptoir. Je m’approchais encore plus d’elle, et lâchant sa main, je la pris dans mes bras. Posant ma tête contre la sienne, déposant au passage un baiser sur son front. Je lui chuchotais alors à l’oreille. « Ecoute, ce que je te propose, c’est que, si tu veux, tu restes ici ce soir. Voir comment les choses se passent et peut-être, en apprendre un peu plus ? Surtout pour ne pas avoir de mauvaises surprise », et je savais de quoi je parlais « Je me suis vraiment attaché à toi mais … réflexe naturel d’auto-défense, je n’ai pas envie de me casser la gueule, surtout après … » Je ne finis pas ma phrase. Mais je pensais au décès de ma femme. Je savais pertinemment ce qu’on pouvait ressentir à la perte d’un être cher, et je ne voulais pas vraiment le revivre. Pas de sitôt en tout cas. Pour faire court, j’avais peur de l’inconnu, comme un ado pré pubère.

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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Lun 14 Mar - 1:05


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Je ne pus m'empêcher de sourire quand j'entendis l'interrogation dans sa voix alors que je le demandais comment allait sa jambe. Et on peut savoir pourquoi tu souris ? Parce que ça veut dire qu'il n'est pas entrain de souffrir si non il n'aurait jamais eu cette interrogation dans la voix. Et tu te dis que c'est un peu grâce à ton tour de magie de tout à l'heure alors tu es contente. Je suis contente qu'il souffre pas parce que je suis un être humain et... bon d'accord je suis un peu contente pour moi aussi. Et il ressentait plus rien qu'il disait alors laissez moi être contente d'abord ! Et il te remercier. Heureusement qu'il me tournait le dos si non il aurait pu me voir rougir et... j'avais pas vraiment envie de lui expliquer pour là tout de suite maintenant. Ma relation à la magie ça serait pour une autre fois, si autre fois il y avait. Je me contentais de l'embrasser sur l'épaule, profitant de cette proximité que j'avais moi même créer. Je souris quand il me demandait comment moi j'allais. Il doit te croire dans la souffrance total vu ton état de toute à l'heure. Tu veux dire quand j'ai failli lui sauter dessus ? Oui je suis sure qu'il me trouvait parfaitement dans la souffrance à ce moment là. Avant qu'il te force à aller dormir. Bon d'accord... J'avais juste besoin de dormir un peu du coup... oui ca va. Je finissais par me décoller de lui pour me servir un thé. Le thé c'était sacré après tout. Toi et ton thé franchement... Sachant que tant que je serais pas sortie de chez lui, je prendrais rien d'autres pour ma tête qui commençait déjà me faire mal et non plus pour tous mes muscles douloureux...  je considérais qu'avoir au moins le thé, c'était sacré. Et puis vous savez bien que j'allais être de mauvais poil si je n'avais pas mon thé alors pourquoi vous vous moquiez de moi ? On se moque pas... Mon cul... Je souris quand il parla d'aller chercher des croissants. Je vois pas pourquoi tu t'excuses et... les croissants c'est pas le matin normalement ? Venant de la fille qui a des horaires comme les tiens c'est assez drôle que tu lui dises ça... Oui mais il ne sait pas que je fais plus souvent de nuits blanches que de nuits pleines... Quoique je commence même à dormir la nuit... Bref, il connaît pas mes habitudes étranges, il sait donc pas que je peux manger des croissants à n'importe quelle heure... Je peux manger à n'importe quelle heure de toute manière. Mon thé prêt, je m'appuyais contre... bref je m'appuyais contre quelque chose et le regardais qui regardait vers le bas. Je ne pus m'empêcher d'apprécier la tenue, n'étant pas beaucoup plus couverte. Arrête de mater. Je fais ce que je veux ? Oui oui... Et au moins, quand je fais ça, je me tais.

Sauf que je ne m taisais pas très longtemps non plus. Je lâchais un bombe et je vis bien à son visage qu'il ne s'y attendait pas. Pourtant du peu qu'il te connaît, il devrait s'y attendre. Justement c'était aussi et surtout ça le problème. C'était qu'on se connaissait pas. Je veux dire à part tout à l'heure, est-ce qu'on c'était déjà réellement parler avant ? Pas la peine de répondre, je connais déjà la réponse. Alors pourquoi... Pourquoi j'avais envie de l'embrasser dès que je le voyais ? Pourquoi j'appréciais tellement le peu de conversation qu'on avait quand on en avait ? Tu es sure que je dois répondre ? Non parce que Marcus va faire une blague déplacée et Temperance va être mauvaise foi mais moi... Vas y dis le Jazz... Comme ça si tu as raison je ne pourrais pas dire que je le savais pas. Tu as pas eu besoin de beaucoup plus de temps pour t'attacher à lui. … Ca me tue de le dire mais tu as peut être vrai. Et c'est pas comme si y avait pas eu un précéd... La ferme ! Ca par contre, c'est pas vrai et surtout j'ai pas envie de l'entendre et... pourquoi il me demande ce que je veux dire par là ? Il te charrie je crois. Ah oui, il me charrier. Continuer ce que je faisais avant de venir ? Emmerder Ewen ? Tout à fait dans mes cordes... Mais ce n'était pas ça la question que je lui avais posé et... ce n'était pas la réponse que j'avais espérer non plus. Tu espères quoi? Je ne sais pas vraiment mais quelque chose qui me fasse savoir un peu plus où j'étais, où on en était... Je frissonnais en sentant sa main accrocher la mienne mais je me laissais faire ayant entendu le mot « sérieusement » sortir de sa bouche et me disant que j'allais donc avoir le genre de réponse que je voulais entendre. Et c'était qu'il ne savait pas tellement non plus. Qu'il voulait savoir ce que moi je voulais. Ca m'étonne pas... Que si j'arrive pas à savoir sans savoir ce qu'il veut, il n'arrive pas à savoir sans savoir ce que je veux ? Oui c'était pas si étonnant même si ça devenait problématique. Je souris quand il nous qualifia d'adulte et non d'adolescent, retenant fortement un commentaire à ce sujet. Te la joue pas à la Pablo, tu as pas cinq ans. Oui mais je suis tout à fait capable de me comporter comme une gamine, surtout quand je suis dans cet état de fatigue. Mai... Mais bon... quitte à faire une remarque, peut être que de parler du sujet que j'avais bien gentiment balancer sur le tapis serait mieux. Beaucoup mieux, tellement mieux! Elle est peut être pas précise mis ça me convient comme réponse. Mieux n'est-ce pas ? Oui. Et vous êtes tous d'accord, c'est presque un rêve.

Me retenant de me pincer pour ponctuer mes pensées, que Matthew ne pouvait définitivement pas suivre, je me tus vu qu'il reprit la parole. Pour me dire... qu'il commençait à s'attacher à moi. Même si je devais avouer être prise de court, je ne pus retenir la réaction physique qui fut de sourire en entendant ça.  Je... je ne savais pas quoi répondre. Rien. Je ne savais pas non plus ce que je devais penser de ça. Que c'est réciproque? Non ça je risquais pas de le dire. J'aime bien me battre moi... Tu trouves rien de mieux à dire ? Mais je sais pas ! Je panique, tu crois vraiment que je sais ce que je vais dire ? Et mince, j'avais dit que je devais tourner sept fois la langue dans ma bouche avant de parler. Roh... Tu crains. Je sais... J'inclinais la tête sur le côté quand il me dit qu'il avait peur de me décevoir. De quoi il parlait ? Déjà, pour te décevoir, s'il doit faire pire que... Temperance, c'est vraiment pas le moment de ramener ce genre de sujet sur le tapis mais... Je devais lui dire que je me prenais au dépourvu ? Qu'il n'avait en aucun cas à s'expliquer de tout ça ? Non, j'arrivais justement pas à parler pour dire ce genre de chose et si c'était pour sortir une autre connerie, au tant ne rien dire à vrai dire. Je tentais encore de trouver quoi dire quand je sentis sa main quitter la mienne. Ca me fit l'effet d'un electrochoc. Je... je crois que je vois ce que tu veux dire et... j'ai pas de réponse précise non plus. Je suis totalement paumée. Inutile de préciser que c'était quelque chose d'assez récurent chez moi. Et encore une fois, il parla d'essayer quelque chose. Ce qui moi me faisait peur, me faisait paniquer... même si on sait que tu paniques depuis le début de cette conversation... c'était que je n'étais pas sure de comprendre ce qu'il voulait essayer. Même si je me contentais de hocher la tête pour approuver sa proposition. J'avais... pas peur qu'il me déçoive comme il l'avait suggérer mais j'avais peur de me laisser avoir une nouvelle fois. J'avais peur de tout foutre en l'air sans savoir ce que je foutrais en l'air. J'avais peur que tout ne se passe pas comme sur des roulettes sauf que je savais que tout ne se passerait pas comme sur des roulettes. Ce n'est jamais le cas. Oui mais tu peux essayer. Et puis, il avait raison : il me supporterait pas bien longtemps.

Je portais ma tasse de thé à mes lèvres, tentant réellement de rassembler tout ce que j'avais en tête pour formuler une réponse qui ne ferait pas que nous amener encore plus de question. Mais soudain, il fut juste devant moi. Je n'eus que le temps de poser ma tasse avant que ses bras se referme sur moi et je lâchais un petit soupire. Je souris quand il m'embrassa sur le front et écoutait la proposition qu'il vient me murmurer à l'oreille. Rester ici ce soir ? De toute façon je doutais que Ewen compte réellement sur moi. Il préparait à manger avant que tu partes... Qu'il sera tout à fait capable de manger seul ou que je mangerais plus tard. Ewen était un grand garçon et à vrai dire, tant que j'envoyais bien un message à ma mère pour la rassurer, personne d'autre ne saurait que je n'étais pas chez moi. Et même si quelqu'un le savait... Tu en as rien à faire? Après... ne pas avoir de mauvaise surprise. Je ne mords la lèvre. J'en avais un certain nombre de mauvaise surprise même si je comprenais très bien pourquoi il disait cela. Après tout, il m'avait parler de sa femme et je ressentais assez la peur de me casser la tronche dans ce... truc pour comprendre. Encore une fois, tout n'est pas obligé de mal se passer Mai... J'allais doucement poser mes lèvres sur les siennes pour office de réponse, un petit baiser doux. Ils sont mignons. La ferme. Puis j'appuyais mon front contre le sien, me tenant à moitié à lui et à moitié au mur derrière moi. J'avais pas spécialement de bouger là. Je suis une mauvaise surprise. Je me décollais légèrement de lui pour pouvoir le regarder. C'est peut être pas la meilleure chose à dire sur toi pour commencer. Si je devais faire la liste des choses qu'on aime pas apprendre à mon sujet... ça serait long. Par contre, apprendre un peu plus au sujet de quelqu'un... je sais faire. Je tentais de sourire mais j'étais un peu trop sérieuse là. Pas de mauvaise surprise. Alors y avait tellement de chose à dire mais j'en voyais deux assez grosse pour commencer. Ma famille. Aidan. Et j'étais pas spécialement sure de vouloir balancer tout ça sur le tapis. J'ai six frères et sœurs adoptifs, ça entraîne. C'est une façon comme une autre de lancer le sujet tu sais... Oui comme une autre. Mais maintenant que j'étais partie sur le sujet... c'était le moment où jamais. Et... J'inspirais un grand coup, voyant bien à son visage qu'il avait compris que c'était maintenant la mauvaise surprise. J'ai été mariée d'où que j'ai pas le même nom de famille que ma fratrie... Enfin Ewen c'est différent, on a été séparé à la naissance surtout. Ce qui peut être mieux qu'il le sache que ton frère jumeau et toi n'avait pas le même nom de famille. Et comme ça j'ai même détourner le sujet. Et que t'as oublié de lui dire que techniquement, tu es toujours mariée vu que les papiers du divorces... Fermez là. Et je suis plus mariée, plus à mes yeux. Plus aux nôtres! Si ça peut éclairer sur l'origine de mes mécanismes d'auto défense à la con. Quant au fait que je sois une sorcière, je crois qu'au moins on a fait le tour de ce sujet là. Je souris. C'était vrai que dans notre cas, ça aurait pu faire une sacré mauvaise surprise. Très très mauvaise. Oui puis j'imaginais bien comment apprendre qu'il était de la HTC aurait pu aussi se tourner en mauvaise surprise pour moi. Je sais que c'est pas ça qui fait que tu connais quelqu'un mais bon... tu sais que tu viens quand même de lui balancer la majeur partie des informations sur ta vie ? Entre ça et tout à l'heure. Oui je savais. Je glissais à nouveau ma main dans la sienne, attendant le moment où tout cela aurait fait son petit chemin et qu'il réagira. Toutefois, avant qu'il ne le fasse, je glissais ma bouche jusqu'à son oreille et lui fis à mon tour une proposition. On peut aller s'asseoir ? J'ai peut être menti sur le juste besoin de dormir un coup pour que tout aille bien. Tu sais que ça suffira pas à détourner son attention de tout ce que tu lui as dit? Ah nan mais le but là est surtout de poser mon cul quelque part plus qu'une histoire d'attention sur un sujet.



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MessageSujet: Re: We're not good at being civilized (matthew)   Dim 27 Mar - 1:03

We're not good at being civilized.
If you tell me we are impossible to be together, then i will do something impossible to prove you wrong. Δ R.M. Drake.

Me passant une main dans les cheveux, je me demandais à quoi tout cela rimait. Comment on en était venu sur ce sujet, comment ça se passera par la suite, et pleins d’autres choses. Elle m’avait complètement pris au dépourvu avec ces questions, et de ce fait, j’étais encore plus perdu que d’ordinaire. Pourquoi elle voulait savoir tout ça, exactement ? Tant de pourquoi et dont je n’avais aucune réponse. Comme je lui avais répondu, ou du moins essayé, je n’en avais aucune idée. C’était trop confus dans ma tête pour que je lui donne une réponse précise. Perdu serait plutôt le terme exact. Je savais que je l’appréciais bien, sinon, elle ne serait plus dans ma cuisine actuellement et je ne lui aurais pas proposé de faire un petit somme chez moi, mais selon moi, ça s’arrêtait là. Je ne voulais tout simplement pas m’avouer qu’il y avait plus. Je n’en avais pas envie. Je n’avais pas la prétention de dire que je connaissais la vie, même à mon âge, contrairement à certains qui avaient passé par plus d’obstacles que moi, mais, en quelque sorte, depuis la mort de ma femme, le monde avait arrêté de tourner. À mes yeux, il n’y avait qu’elle, et pendant de longues années, rien que le fait d’en regarder une autre, était une sorte de trahison. Encore maintenant, même si je m’étais plus ouvert, de temps en temps, cette culpabilité refaisait surface. Et je n’avais tout simplement pas envie de revivre la même chose. Elle m’avait été enlevée trop tôt, et j’avais juste peur que ça recommence. Comme un cercle vicieux. Je n’avais pas encore cette capacité de m’en foutre de tout et de vivre au jour le jour, comme certains, qui s’en foutaient complètement s’ils perdaient l’être aimé du jour au lendemain, avant de se lancer tête baissée dans une autre relation. Je n’étais pas de ce genre-là. Des fois, je me disais que j’aurais dû être comme eux, profiter de la vie, et de tout simplement arrêter de m’inquiéter pour un oui et pour un non. Alors non. Actuellement, je ne voulais pas y penser. Je ne voulais tout simplement pas me l’avouer qu’il y avait autre chose. Je n’avais pas envie de revivre ce qui s’était déjà passé, il y a cinq ans. Surtout quand on connaît tout ce qui se passe à Edimbourg. C’est peut-être puéril à dire. Et j’avais surtout l’impression de me comporter plus comme un adolescent qu’un adulte. Tout compte fait, je n’étais peut-être pas encore prêt. Ou alors, j’avais besoin d’en savoir plus sur elle, sur ses réelles intentions. Ce qu’elle avait en tête. Plus facile à dire qu’à faire. Jusqu’à présent, je ne savais pas grand-chose sur sa vie. Ni elle de la mienne. Sauf ce qu’on s’était déjà dit. Perdu dans mes pensées, je l’écoutais tout de même. Sans rien dire. Je n’avais aucune réponse préconçue. Rien ne me venait. A sa dernière remarque, j’hochais la tête. Je vidais d’un train café, me faisant violence pour ne pas en rependre un ni me servir un verre d’une boisson un peu plus corsée. Il fallait que je garde les idées claires, même si, dans mon cerveau, c’était un champ de bataille.

Je me dirigeais donc vers le salon, Mai sur mes talons, avant de me laisser tomber sur le fauteuil. Et maintenant ? Il fallait bien que je dise quelque chose. Mais quoi ? Déjà que je n’étais pas doué, mais alors là … c’était encore pire. Je fixais un moment, le regard dans le vide, le mur en face de moi, avant de me tourner légèrement vers la jeune femme. « Tu veux te reposer encore un peu ? » Je faisais référence à sa dernière remarque, ne sachant pas encore quoi dire exactement. Je pris ensuite une grande inspiration. « Je ne sais pas quoi dire. Désolé. Comme dit avant, je suis assez perdu depuis quelques temps et … Comme tu le sais, je ne suis déjà pas très fort en communication, alors imagine maintenant ». Je souris légèrement, gêné. Mais bordel, qu’est-ce qu’il me prenait ? C’était comme si j’avais perdu toute ma confiance en moi. Envolée d’un coup. J’haussais les épaules, plus pour moi-même qu’autre chose, me mordillant la lèvre. Je fermai les yeux un instant, prenant ma tête entre mes mains. J’en avais presque oublié à quel point les relations hommes – femmes pouvaient être compliquées. Au moins, quand on passait notre temps à se battre, tout était plus simple et on n’attendait rien l’un de l’autre. Tandis que là, la donne avait changée. « Tout compte fait, c’était beaucoup plus simple quand on se cassait la gueule ». Aucune question. Aucune réponse. Rien de rien. Juste de la pure baston. Pourquoi toujours compliquer les choses quand on pouvait faire simple ? Ça devait être dans la nature humaine, je ne voyais pas autre chose. Arrêtant de regarder dans le vide, je me tournais vers elle, croisant les bras. « Il a réussi à te supporter, ton mari ? », demandai-je en lui tapant sur l’épaule. C’était plus pour rire qu’autre chose, ou essayer de détendre l’atmosphère, tout en sachant pertinemment que ce n’était pas forcément la meilleure façon de faire. J’étais tout le contraire d’elle. Quand j’étais gêné, je me murais dans le silence, au lieu de parler continuellement.

Voilà ou on en était. Face à un mur, en quelque sorte. Chacun ne sachant pas ou il voulait aller exactement. Le gros dilemme. Et il ne me semblait pas que c’était du genre à Mai de déballer ce qu’elle avait sur le cœur. En tout cas pas sur ses sentiments, quels qu’il soit. Et pour ma part, je ne me sentais pas encore prêt. C’était peut-être idiot à dire, mais c’était comme ça. Je ne pouvais pas changer du jour au lendemain, d’un claquement de doigt. Comme je le lui avais déjà dit, on pouvait toujours essayer, ça ne coûtait rien, même si … il y avait toujours comme résultat l’échec. Faire un peu plus ample connaissance, car avant qu’on en parle ce soir, je ne savais pratiquement rien d’elle. Sauf qu’elle avait un frère et … c’était à peu près tout. Ha oui. Que c’était une sorcière aussi. C’était tout de même le comble. Moi chasseur, elle sorcière. Sans trop réfléchir, je la pris instinctivement dans mes bras, posant sa tête sur mon épaule, m’affalant encore plus sur le fauteuil, posant mes jambes sur la table basse du salon devant nous. Je pris une grande inspiration. On n’avait pas avancé d’un pouce. « Je ne sais pas où tout cela nous mènera, ni si ça nous mènera quelque part, mais, on ne peut pas dire qu’on sache beaucoup de choses l’un de l’autre, et surtout, tu n’as vu qu’une infime partie de moi », je m’interrompis un instant, plantant mon regard dans le sien, lui caressant doucement ses cheveux. « Comme tu le sais très bien, depuis l’autre soir, je suis donc chasseur, et, même si il nous est interdit de chasser les sorcières, je ne suis pas, comment dire ? Très tendre avec l’espèce surnaturelle. Ce que tu as pu apercevoir à là Burns Night, ce n’était rien comparé à ce que je suis capable de faire réellement, avec les armes adéquates. Surtout que, dans le passé, j’avais été sniper pendant quelques années. Ce qui facile grandement ma tâche. Donc … », je secouais la tête. « Je ne suis pas sûr que tu veuille quelqu’un comme moi dans ta vie. C’est très dangereux, et, oui, je pourrais faire des efforts, mais pour l’instant, je ne suis pas sûr que j’en sois capable. Pas après ce qu’il s’est passé et que je sais qu’Edimbourg peut-être en danger à tout moment. Que d’autres personne peuvent mourir. Toi. Je ne me le pardonnerais jamais de n’avoir rien pu faire ». Je me taisais. J’en avais peut-être trop dit, sans le vouloir. Je la serrais contre moi, lui déposant un baiser sur le front. Des fois, il valait mieux se taire. Les gestes comptaient beaucoup plus que des mots.

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