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 Can i help you ? ✝ Douglas & Johan

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MessageSujet: Can i help you ? ✝ Douglas & Johan   Lun 8 Fév - 5:30

Douglas & Johan

can i help you ?
Plus que deux heures. La pendule perchée au dessus de la porte indiquait avec une précision relative que la nuit était déjà bien avancée, soit quatre heure du matin. Comme à chaque fois qu’il levait le nez dessus, Johan remarqua qu’elle penchait légèrement sur la gauche. Il soupira, regarda dans le couloir — désert — avant de déposer son café sur le comptoir et se tira une chaise juste en dessous. Une fois perché dessus, il rectifia l’angle de l’horloge et satisfait, s’apprêta à redescendre. Tiens, c’était drôle comme le couloir avait l’air différent vu d’un angle inhabituel. Il soupira une nouvelle fois. Bon Dieu que ça pouvait être long le temps, lorsqu’on avait rien à faire. Il rangea la chaise, reprit son café et retourna dans la salle de repos, où il avait abandonné son livre. Mais même avec ça, il commençait à trouver le temps long.

Il y avait des jours où les urgences croulaient sous le monde, particulièrement les jours de pleines lunes, par un mystère encore non élucidé. Et certaines nuits — comme aujourd’hui — où il ne se passait rien. Comme si toute la ville décidait de se synchroniser. Il avait bien faire un bandage à un gamin qui était tombé de son lit vers minuit et diagnostiqué une belle angine à une femme, visiblement hypocondriaque, sur le coup de deux heures du matin. Depuis… rien. Il avait envoyé les infirmières de garde, qui cumulaient plusieurs services, dormir en attendant, craignant qu’elles fassent une overdose de café. La seule autre personne réveillée était le secrétaire, assis derrière l’accueil à l’autre bout du couloir, mais que Johan n’appréciait pas particulièrement. Il était taciturne et avait visiblement un grain contre lui.

Johan était un habitué des gardes de nuit, pour la simple et bonne raison qu’il était volontaire. Il dormait peu de toute façon et si ça pouvait soulager ses collègues qui avaient une famille, des enfants en bas âges, des belles-mères, etc… cela ne le dérangeait pas. Cela l’avait rendu extrêmement populaire dans le service, malgré qu’il vienne d’arriver et tout le monde connaissait son nom. On venait le voir au moins une fois par semaine pour échanger une garde, vu qu’il refusait rarement. Bien évidemment, il y avait certaines nuits où on ne le voyait jamais. Mais comme il s’arrangeait toujours pour être original dans les excuses, personne ne semblait avoir fait le lien. Le plus probable était que personne ne connaisse l’existence son espèce, tout simplement. Il récupéra son livre dans la salle de repos et décida d’aller s’installer derrière le comptoir pour changer. Le silence était assez imposant. Il aurait même pu être assez sinistre, si Johan ne savait à quoi il ressemblait dans la journée. Aussi, rien n’était jamais vraiment silencieux pour lui. Il captait le cliquètement des touches du clavier de l’ordinateur du secrétaire, la respiration — parfois chaotique — des patients dans les chambres du dessus, le ronronnement des machines, le grésillement des néons, etc…

Il était en train de chercher le passage de son livre où il s’était arrêté tout à l’heure, quand il entendit quelqu’un qui entra dans le hall des urgences. La voix désagréable du secrétaire accueillit le nouvel arrivant, ce qui agaça Johan. Le manque de sommeil, l’ennui et la bêtise — surtout la bêtise — avait tendance à le rendre irritable ! Il était arrivé trop récemment pour se permettre la moindre réflexion à propos d'un autre employé, mais ça le titillait méchamment. Il déposa son bouquin sur le comptoir, avant de s’avancer vers le comptoir d’accueil. Un jeune homme, visiblement dans un sale état était penché sur le comptoir… il semblait pas de bonne humeur. Il sentait l’odeur familière de son espèce. Il se racla la gorge, interrompant le secrétaire dans sa lancée.

- « Bonjour, je suis le docteur Klaant. »

D'habitude, ses bonnes manières l'empêchait de couper la parole à quelqu'un. Mais quand il était passé quatre heure du matin, qu'il s'ennuyait et que les gens se montraient mal aimable... il avait tendance à laisser derrière lui les bonnes manières.
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MessageSujet: Re: Can i help you ? ✝ Douglas & Johan   Dim 21 Fév - 15:24

Une goutte d'iode ruisselle le long de son front, perle à son arcade sourcilière puis vient s'écraser sur la rutilante carrosserie lie-de-vin de la vieille Chrysler que Mister Gatling, éminent collectionneur, lui a confiée. Douglas se recule, le pinceau à la main. A l'accoutumé, il aime plus que de raison jouer les carrossiers : dégainer son attirail de peintre, sentir l'odeur du polish lui emplir les narines, et puis se fendre de la même précision qui peut animer la main du maquettiste, à l'heure de faire disparaître les marques vandales. D'habitude, il éprouve un plaisir purement artistique lorsqu'il s'agit de rendre, à ces machines témoins des balbutiements de l'automobile, leur lustre d'antan. Aujourd'hui pourtant, la tâche lui est pesante.

Douglas attrape une chiffonnette de microfibres pour s'éponger le front et la nuque. Avogadro, plus vif que l'éclair, bondit de l'établi à l'épaule de l'homme pour émoustiller sa peau fiévreuse de ses vibrisses inquiètes. Du bout de l'index, le mécanicien appose une petite caresse sur le crâne minuscule de son rat. Il se sent vertigineux, brûlant, et cette douleur cuisante qui lui pourfend l'abdomen... S'éloignant de la Chrysler sur sa chaise à roulette, Douglas baisse les yeux vers son abdomen bandé. Précautionneusement, il déroule la gaze pour découvrir une blessure qui suinte les poisons, abondant de sécrétions blanches et visqueuses. Il l'a vue hier, pourtant, et elle ne lui semblait pas aussi abjecte. Il fronce du nez à l'odeur infecte qu'émane les tissus mutilés.


"Eh bordel..." Siffle t-il entre ses crocs.

Il y a une semaine, à la sortie d'une pleine lune, il s'est réveillé avec cette taillade. Ses souvenirs sont diffus, embrouillés. Parfois, en rêve, les flashs d'une chasse intrépide lui reviennent. D'entre les brumes bleutées de ses songes se dressent les andouillers puissants d'un cerf dominant. Il entend les répercussions de son galop fou et de son brâme torturé par la peur. Douglas est circonspect... Aurait-il pu décemment, seul, prendre en chasse pareil bestiau ? Si ce sont bien les cornes du cervidé qui lui ont laissé ce prégnant souvenir, ne doit-il pas s'estimer heureux d'avoir échappé à la vision de ses intestins déversés à ses pieds, ou doit-on dire à ses pattes ? Le loup-garou esquisse un sourire jaune. D'ordinaire, des multiples blessures qu'il récolte au lendemain de ses métamorphoses, il se remet plus ou moins bien et garde à tout casser quelques cicatrices anodines. Cette fois ci, le mal semble plus profondément enraciné... Un frisson brutal remonte sa colonne vertébrale. Le rat lui mordille le lobe de l'oreille.


"Aoutch ! C'est bon... J'ai bien reçu le message." Lâche Doug à l'adresse de son rat. "Mais je vais aller consulter demain... T'as vu l'heure ?"

Et ce disant, il observe plus en avant sa blessure dont l'exsudat blanchâtre continue de sourdre généreusement. C'est vraisemblablement une infection purulente... Le jeune loup hésite, puis avec le concours de son rat qui s'impatiente, continuant de le mordiller, se décide à réagir. Se sentant fiévreux, il opte pour la voiture plutôt que pour la moto. Une BMW fournie en gadgets et options abracadabrantesques. Il a enfilé un vieux blue jean rapiécé et une chemise au blanc passé qui fleure bon l'infernale boucane des pots d'échappement. Arrivé aux admissions des urgences de l'hôpital général, Douglas tombe face à face avec un secrétaire à la mine patibulaire qui lui ferait presque croire qu'il a confondu la morgue avec les urgences. Il règne un calme plat.

"Bon... Vous avez bien vos papiers, hein ? lui lâche t-il, indolent.
- Euh... oui.
- Passez-moi vos papiers alors... Qu'est ce qui vous amène ?
- J'ai mal au ventre. Je me suis bles...
- Avez-vous mangé quelque chose d'avarié ?
- Non, enfin peut-être, mais ce n'est pas la question... Je me suis bless...
- Bien sûr que si, c'est la question. C'est l'épidémie des gastro, en ce moment, pfff... d'ailleurs vous allez me faire le plaisir de vous laver les mains...
- Non mais j'ai pas de gastro. Je me suis juste ouvert le vent...
- Vos présomptions ne vous empêchent pas de vous laver les mains. Moi je parie que vous avez une gastro...
"

Le médecin de garde fait irruption pile poil au moment où Douglas caresse l'idée de tordre le coup au gratte-papier qui tient le bureau. Malgré sa fièvre, ses sens aiguisés lui rapportent une odeur familière. Son regard croise celui du médecin, dont l'aura est teintée de la sauvagerie qui colle à la peau de ses pairs. Peu à l'aise avec sa nature qu'il garde secrète, Douglas feinte ne rien remarquer, et se contente de suivre sans piper mot le médecin jusque dans la salle d'examen. Il n'est pas détendu. Il a toujours évité les hôpitaux comme la peste, exécrant ces murs au blanc mortifère et ces odeurs antiseptiques qui piquent les naseaux. Il s'essaie alors à détendre l'atmosphère, plus pour lui-même que pour la blouse blanche.

"Vous venez de sauver la vie à votre secrétaire."
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MessageSujet: Re: Can i help you ? ✝ Douglas & Johan   Mer 2 Mar - 3:15

Douglas & Johan

can i help you ?
Il observe le jeune homme, qui a sans aucun doute identifié son odeur aussitôt qu’il s’est approché. Il l’observe rapidement, tout en notant certains détails. C’est un gamin d’une vingtaine d’années, tout au plus, et même s’il essaye de rien en montrer, il n’a clairement pas l’air en grande forme. Il est blanc comme un linge et il sue beaucoup trop pour que ce soit normal. L’odeur très forte de peinture dont il irradie bloque d’abord les sens de Johan, avant qu’il n’arrive à identifier le sang séché et l’huile de moteur. Elle est tellement forte qu’il n’y a pas besoin d’avoir des sens surdéveloppés pour la capter. Sans perdre une seconde de plus avec le secrétaire, qui continue son monologue tout seul, il montre la direction de la salle d’examen à son nouveau patient. Il n’a pas l’air particulièrement à l’aise, comme la majorité des gens dans les hôpitaux sans doute. Même s’il est d’un naturel avenant, la blouse n’aide pas spécialement à mettre les gens à l’aise. Il apprécie la tentative de détendre l’atmosphère, qui lui arrache un franc sourire.

- « Oh, je n’aurais pas dû intervenir alors. »

Il se retient de justesse de lever les yeux au ciel. Ce type est un abruti fini, mais il ne peut pas y faire grand chose. A son grand regret. Il reprend rapidement son sérieux et, tout en se détournant pour se laver les mains, donne les instructions.

- « Bien, enlève ton tee-shirt et allonge toi, s’il-te-plaît. »

Il grimace en voyant le bandage improvisé. Rien que ça ne présageait rien de bon. Heureusement que le gamin réparait des voitures et pas des êtes humains, parce qu’il était doué que pour l’un des deux, visiblement. Avec délicatesse, il retire la gaze imbibée de sang et de pus. Non seulement la blessure est très visiblement infectée, mais elle a l’air passablement profonde. La peau a été arrachée et même s’il est difficile de dire par quoi elle a été causé, Johan est presque certain que c’est un autre animal qui a fait ça. Ceci dit, ça ne ressemble pas à une griffure ou une morsure. Il fait un rapide calcul, la pleine lune était il y a une semaine.

- « C’est pas joli, tu aurais du venir beaucoup plus tôt, voir même tout de suite. Je présume que cette blessure date de la dernière pleine lune. Est-ce que tu te souviens de ce qu’il s’est passé ? »

Il adopte instinctivement un ton sévère et presque moralisateur, sans qu’il ne sache si c’est son côté protecteur envers ses pairs ou tout simplement son côté médecin qui parle. Il allait falloir nettoyer la blessure et, en fonction des dégâts, envisager de faire quelques points de suture. Bref, rien de bien agréable en somme. Être un lycan apportait certains avantages non négligeables, notamment la capacité de soigner plus rapidement qu’un être humain, mais ils n’étaient pas non plus des super-héros et parfois, un coup de pouce de la médecine était nécessaire. Johan jeta ce qu’il restait du bandage à la poubelle, avant de rassembler son matériel.

- « Bon, je vais nettoyer la blessure déjà. Quand j’y verrais un peu plus clair, on verra s’il faut te recoudre. Par contre, ça risque de piquer. »

Mais bon, s'il avait déjà réussi à tenir avec la douleur d'une blessure infectée pendant une semaine, il ne se faisait pas trop de soucis quant à ses capacités de résistance.
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MessageSujet: Re: Can i help you ? ✝ Douglas & Johan   Mar 29 Mar - 22:48

Laissant derrière lui le guichetier des urgences non sans éprouver un véritable ravissement, Douglas se retrouve rapidement dans le huis clos de la salle d'examen. Sa nervosité est évidente. Il se triture inlassablement les doigts et balaye l'espace comme les instruments de torture disposés sur la paillasse par de prompts mouvements oculaires. Du haut de ses vingt ans, on ne peut plus désarmé face à la maladie et la souffrance, le louveteau tâche de se donner un peu de courage, se raccrochant à l'air débonnaire du praticien. Il obtempère sans broncher et se défait de son tee shirt, estampillé à l'effigie d'un groupe de hard rock. A l'endroit de la plaie, l'étoffe est imprégné de sanie à la fragrance fétide. Le simple frottement du tissu contre la périphérie de la plaie lui donne matière à esquisser une grimace qui n'a rien à envier aux masques tribaux de l'Afrique profonde.

"Atch..." Lâche t-il sans desserrer la mâchoire. "J'aurais du venir plus tôt... Généralement, ça finit toujours par cicatriser. Et en plus j'ai pas mal de boulot qui m'attend demain, je peux pas vraiment me permettre de jouer les souffreteux." Ajoute t-il en ronchonnant.

A plat dos sur le brancard d'auscultation, l'adolescent se laisse faire. Ses yeux ne quittent pas le visage du médecin alors que celui-ci détaille la blessure, guettant une expression qui pourrait révéler la grièveté ou la bénignité de son état. Mais le professionnel ne laisse filtrer nulle émotion digne d'interprétation, et voilà Douglas plongé dans une angoisse sourde et froide. Après un silence viennent les questions du médecin, dures. Et c'est au tour de son patient de se montrer taiseux, visiblement embarrassé à l'idée de confier ses mésaventures dans l'arrière pays. D'une main tiède, il se gratte un instant la nuque, criblée de perles de sueur, avant de masser douloureusement l'une de ses tempes. Le simple fait de remuer ces souvenirs cuisants semble lui torturer les méninges. Il se sait piètre menteur.


"Je... Je me suis battu avec un cerf. Un gros mâle. Il m'a écharpé le ventre avec ses andouillers. Une vraie brise d'été." Lâche Douglas dans un sarcasme qui lui maquille un air désinvolte. Inutile de préciser qu'alors, il n'avait rien du gamin plaisantin qui sied à cette heure. Il avait par ailleurs tous les atours d'une Bête particulièrement féroce et incontrôlable, comme peut l'être l'âme d'un fauve sanguinaire prisonnier d'un jeune étudiant, émérite pour ce qui est de nier sa nature sauvage. "Je crois qu'il est mort..." Ajoute t-il tièdement, histoire de redorer quelque peu le blason de son ego malmené."Mais dans mes souvenirs, on peut dire qu'il s'est payé une sacrée prospérité."

Comme si cracher le morceau l'avait en partie soulagé, Douglas s'installe plus confortablement sur le brancard, croisant ses bras derrière sa nuque.

"Pour le reste... Mes souvenirs sont confus. Je ne sais même pas comment j'ai fait pour regagner mon domicile... Peut-être que quelqu'un m'a trouvé dans les collines, ou peut-être que j'ai battu la campagne à moitié sonné... Allez savoir. A l'avenir, j'essaierais de faire attention..." Dit-il sans certitude, se sentant un peu impuissant. Un instant, il lève les yeux et croise le regard de son pair loup bien au-delà de celui du médecin. Il détourne aussitôt la tête, laissant glisser une oeillade faussement enchantée sur les ustensiles stériles prédestinés à lui triturer la peau. "Vous pouvez y aller. Je ne suis pas douillet." Et les innombrables fronces imprimant sa peau, témoignant d'anciennes brûlures récoltées au contact des pots d'échappements bouillants ou de blessures aux origines plus absconses viennent authentifier ses dires.

Douglas se crispe légèrement en sentant le rat, embusqué de la poche de son jean, poindre du museau dans l'air aseptisé de la pièce.

"Avogadro... Reste où tu es." Chuchote le fils érudit précipitamment, se doutant que la vermine n'est pas la bienvenue au palais du désinfectant. Comme pour excuser l'irruption de son petit compagnon hirsute, il tend un sourire d'excuse au médecin. "Je vous assure qu'il a depuis longtemps abandonné les défilés des égouts. Il ne bougera pas..."
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