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 Monsters everywhere ✝ Eames & Lys

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MessageSujet: Monsters everywhere ✝ Eames & Lys   Dim 14 Fév - 2:45

Eames & Lysandra

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Exceptionnellement, elle était toute seule dans l’appartement. Comme il faisait moche et qu’elle n’avait de toute façon pas envie de sortir, elle s’était enfoncé dans le canapé avec un bon livre. Elle avait rabattu le plaid sur elle et inévitablement, elle avait fini par s’endormir. Elle était constamment fatigué en ce moment. Si la nuit d’Halloween avait été perturbante, ce n’était rien en comparaison avec la Burns Night, qui lui avait laissé un souvenir assez marquant. Sur le coup, quand tout avait été terminé, elle n’avait eu plus qu’une envie… rentrer chez elle et dormir. Ce qu’elle avait fait. C’était la dernière fois qu’elle avait fait une nuit décente. Dès le lendemain, elle s’était rapidement rendue compte qu’elle était en permanence sur ses gardes. Dès qu’un de ses collègues faisait un mouvement trop brusque ou un bruit un peu trop fort, elle sursautait. Le nuit suivante, elle avait revécu toute ladite soirée en rêve. Il ne se passait plus une nuit sans qu’elle ne se réveille en sursaut dans des draps trempés de sueurs.

Non seulement elle dormait très mal à cause des cauchemars, mais en plus, elle commençait à appréhender le moment où elle allait devoir aller se coucher. La peur de refaire les cauchemars si elle s’endormait la tenait irrémédiablement éveillée. Elle qui n’avait jamais eu de problèmes de sommeil jusque là, elle se retrouvait à errer entre la cuisine et sa chambre à cinq heures du matin… en allumant toutes les lumières sur son passage, pour ne pas rester dans le noir. Elle avait essayé de se convaincre que ce n’était que temporaire, que son cerveau était toujours en train de traiter les événements. Sauf que ça faisait déjà presque trois semaines et elle ne voyait aucune amélioration notable. Son frère l’avait appelée hier, elle avait bien essayé de faire comme si de rien n’était, mais elle n’était pas une excellente comédienne. Surtout pas après la semaine épuisante qu’elle avait eu. Même son « J’ai juste eu une grosse semaine. » manquait terriblement de conviction.

La sonnette de l’appartement la réveilla en sursaut, interrompant de justesse un vampire qui fonçait à toute vitesse sur elle, tous crocs dehors. Elle se redressa d’un bond, en poussant un petit cri de surprise étouffé. Son livre chuta au sol dans un bruit sourd. Elle prit quelques secondes pour émerger, secouant la tête pour chasser l’image du vampire scotché à sa rétine, avant d’identifier ce qui l’avait réveillée. Il y avait quelqu'un derrière sa porte d’entrée. Elle déposa le plaid sur le dossier du canapé, ramassa le livre avant de se diriger vers l’entrée. Elle regarda à travers le judas pour constater que c’était son frère qui avait sonné. Avant d’ouvrir, elle jeta un œil à son reflet dans le miroir de l’entrée. Elle n’était pas exactement présentable. Elle portait un jogging et un gros pull en laine trop grand, la tenue idéale pour traîner à la maison le weekend. Mais ce n’était pas vraiment le problème. Elle défit ce qui restait de sa queue de cheval, pour en refaire une plus nette et tenta d’effacer les traces de mascara sous ses yeux avec son pouce. C’ était peine perdue. Elle renonça et ouvrit la porte.

- « Eames, comment tu vas ? Entre, je t’en prie. Désolée, je n’attendais pas de visites. »

La lumière du couloir, vive et blanche, lui fit plisser les yeux. La journée était déjà bien avancée et la lumière avait décru, juste assez pour que la pièce soit relativement sombre. Elle s’effaça pour le laisser entrer, puis referma la porte derrière elle et alluma la lumière dans l’appartement. De nouveau, celle-ci lui fit plisser les yeux. Comme ils se l’étaient promis, il avait gardé contact depuis leur première rencontre. Ils avaient échangés plusieurs messages et ils étaient allés dîner, deux mois plus tôt. Ce n’était pas la première fois qu'Eames venait, même s’il n’était pas resté longtemps la première fois. Il connaissait donc un peu les lieux, et elle le laissa ouvrir le chemin jusque dans le salon. Elle en profita pour frotter le dessous de ses yeux, en espérant qu’elle n’aggravait pas ses yeux de panda.
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MessageSujet: Re: Monsters everywhere ✝ Eames & Lys   Jeu 18 Fév - 18:41



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Trois semaines, presque un mois, que la Burns Night s’était terminée. Les souvenirs, quant à eux, étaient toujours encrés dans ma mémoire. Comme des sangsues, ils ne voulaient pas me lâcher. Depuis cette soirée fatidique, j’avais redoublé la cadence au travail et j’y passais encore plus de temps qu’à la normale. De toute façon, je n’avais que ça à faire, me tuer à la tâche. Personne ne m’attendait à la maison quand je rentrais, le repas n’était pas préparé, le lit était resté froid … A quoi bon ? Le travail était tout ce qu’il me restait, surtout pour ne pas sombrer. Je deviendrais fou si je resterais à la maison, à tourner en rond, à ressasser cette soirée. C’était bien mieux ainsi. Ce n’était pas comme si je n’avais jamais dormi à mon bureau. C’était juste devenu quelque chose de normal. Les rares foi sou je passais à la maison, c’était principalement pour changer d’habits, quand même, et de passer sous la douche. Voir, de temps en temps, grignoter quelque chose. Et bien évidemment, dès que je le pouvais, et dès que j’avais assez de force, je m’occupais de Cujo, mon chiot Berger Allemand. J’avoue que ces derniers temps j’ai eu un peu tendance à le délaisser, pauvre de lui, alors qu’il n’a rien fait pour justifier ce comportement de ma part. Surtout que, selon moi, un animal est bien plus important, et civilisé qu’un être humain. J’essaie tout de même de passer le plus de temps possible avec lui, faisant de longues promenades en forêt, juste derrière chez moi, avant de le confier à ma charmante voisine, qui s’en occupe quand je ne suis pas chez moi. Si je continue à ce rythme-là, un de ces jours ce ne sera plus mon chiot mais bel et bien le sien. Une des seules choses qui n’a pas vraiment changer, c’est que je continue à être en contact avec ma demi-sœur, recroisée un peu par hasard, enfin pas vraiment, ici-même à Edimbourg. A la base, je n’étais pas vraiment partant, pour plusieurs raisons, mais je lui avais promis d’être là pour elle et de faire connaissance. Il faut dire que, quand je me suis fait foutre dehors de la maison par mon père, elle n’avait que quatre ans. Autant dire qu’on ne se connaît pas vraiment, mais au moins, jusqu’à présent, j’ai tenu mes promesses. Je lui écris ou l’appelle régulièrement, et de temps en temps, dès que l’emploi du temps le permet, on va boire un verre quelque part ou bien manger un morceau. Je l’avais d’ailleurs eue au téléphone la veille, et elle n’avait pas du tout l’air d’aller bien.

En ayant tout de même marre de poireauter devant mon ordi, submergé de paperasse, je décidais de sortir – j’avais bien assez d’heures supplémentaires pour me permettre de faire ce que je voulais, et encore, de toute façon, je ne leur laisserais pas le choix. La discussion d’hier soir me tournait toujours dans la tête, et je ne saurais vraiment dire pourquoi, peut-être tout simplement mon sixième sens, développé grâce à mon métier, mais je sentais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas fort. C’était donc tout naturellement que j’avais pris la décision de débarquer chez elle. La voir entre quatre yeux, lui demander ce qu’il se passait, et si possible, l’aider. Je n’’étais pas du tout le genre de personne qui venait en aide aux gens, sauf avec elle. En sortant du commissariat, je fis un petit détour par chez moi, embarquant au passage mon chiot. J’avais remarqué, en observant les gens, que les chiens aidaient toujours dans certaines situations, et je m’étais donc dit que si je le prenais avec moi, il ne pouvait pas faire de mal. Environ une demi-heure plus tard, j’arrivais chez elle. Tenant le chiot en laisse, j’attendais qu’elle vienne m’ouvrir. Espérant qu’elle soit là. J’aurais peut-être dû avertir de ma venue. Je ne dû pas attendre bien longtemps avant qu’elle vienne, effectivement, ouvrir la porte.

« Bi … ça peut aller », répondis-je en haussant les épaules. Effectivement, mn sixième sens ne m’avait pas abandonné, ni trahi. Lysandra faisait peur à voir. Elle n’avait pas l’air d’être dans son assiette. « Je ne te retourne pas la question, je pense déjà connaître la réponse ». Je la pris quelques instants dans mes bras, simple réconfort avant de m’écarter et de la regarder un quelques secondes. « Ne t’excuse pas. J’aurais pu t’appeler aussi. Et … », je désignais le chiot à mes pieds, qui remuait la queue. « J’espère qu’il ne dérange pas ? » Je n’étais jamais venu ici avec lui, et de ce fait, je ne savais pas s’il avait la permission de rentrer. Ne voyant aucune réaction de sa part, j’optais pour un oui et je rentrais à sa suite. Me dirigeant directement vers le salon. Dans le pire des cas, je l’aiderais à nettoyer si vraiment il faisait une bêtise, ou s’il laissait traîner des poils partout. Je me laissais tomber sur le canapé, j’irais me chercher quelque chose à boire dans un moment, tandis que Cujo se couchait à mes pieds. Je fis signe à Lysandra de venir vers moi. « P’tite sœur », je faillis m’étrangler, ce genre … de remarque ne me ressemblait pas du tout. « Dis-moi, qu’est.-ce qui t’arrive ? Déjà hier j’ai entendu à ta voix que quelque chose n’allait pas, et c’est d’ailleurs pour cette raison que je suis venu te voir. Je … », je m’interrompis un moment, prenant une grande inspiration. « Désolé, j’suis pas doué pour ce genre de situation, mais sache que je suis là, si tu en as besoin ». Bon, j’avoue, j’avais oublié de dire que, je devais certainement faire peur aussi, quoique, moins qu’elle toutefois. Je n’étais pas habillé comme à mon habitude, laissant mes costards à la maison, et surtout, j’avais eu la flemme de me raser depuis trois – quatre jours.


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MessageSujet: Re: Monsters everywhere ✝ Eames & Lys   Dim 21 Fév - 9:30

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Elle avait conscience qu’elle faisait sans doute peur à voir, avec son mascara qui avait coulé, aggravant franchement ses cernes. Une chance qu’il y ait cette merveilleuse invention qui s’appelait le maquillage. Même si elle pouvait difficilement cacher le fait qu’elle était épuisée en permanence, elle pouvait au moins éviter d’avoir une tête de zombie pour aller bosser. Elle haussa les épaules en soupirant, avant d’accepter gracieusement l’étreinte. Les câlins, ça avait beau ne pas être spécialement leur truc, à tous les deux, elle ne pouvait pas nier qu’il y avait des moments où ça faisait du bien. Elle serait même bien restée dans ses bras quelques secondes de plus. Elle le regarda sans comprendre. Que quoi ne la dérangeait pas ? Ce n’est qu’en voyant l’adorable petit chiot qui suivit Eames dans le salon qu’elle comprit de quoi il parlait.

- « Oh non, du tout. Je ne savais pas que tu avais un chien, il est adorable. »

Elle s’approcha doucement de lui, testant sa réaction, avant de s'accroupir pour lui caresser la tête et le petit chien lui lécha la main, ce qui la fit sourire. Bien qu’elle soit une fille de la ville, elle adorait les animaux. La seule raison pour laquelle elle n’en avait jamais encore adopté, c’est bien parce qu’elle venait de se poser relativement récemment. En revanche, elle avait beau ne pas connaître son frère tant que ça, elle ne l’imaginait pas vraiment avoir le temps pour s’occuper d’un animal de compagnie. D’après ce qu’elle avait compris, il était plutôt du genre qui dormait au bureau. Elle s’assit sur le canapé à côté de lui, basculant la tête en arrière.

- « J’ai connu des nuits meilleures, pour ainsi dire. »

Elle ne développa plus. D’abord parce qu’elle n’était pas du genre qui se plaignait sur son sort… et en plus, elle ne savait pas franchement par où commencer. Revivre ses cauchemars quand elle était réveillée, donc pendant les seuls moments où ils lui foutaient la paix, ça la branchait pas plus que ça. Elle posa sa tête sur l’épaule d’Eames, sans rien ajouter. Elle s’en fichait bien qu’il ne soit pas doué pour ce genre de situation, le fait qu’il soit venu, qu’il s’inquiète, parlait de lui-même.

- « Comment tu fais, toi ? »

Sa voix est à peine plus élevée qu’un murmure, mais dans l’appartement terriblement silencieux, on l’entend parfaitement bien. Consciente que sa question est un peu trop cryptique, elle cherche ses mots avant de continuer.

- « Je veux dire, tu as dû en voir des trucs pas moches, avec ton boulot. Comment tu gères ? Je peux pas m’empêcher de les revoir, tous ces corps, étendus par terre, immobiles et couverts de sang. Et les vampires, et les lycans, qui font un massacre. J’ai beau savoir qu’ils n’étaient pas en possession de leurs moyens, ça me colle la trouille de savoir qu’ils sont capables de ça. »

Une partie de son cerveau savait qu’ils n’étaient pas des tueurs de sang froid, mais l’autre partie continuait de regarder les gens de travers dans la rue et se méfiait de tout le monde.
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MessageSujet: Re: Monsters everywhere ✝ Eames & Lys   Dim 21 Fév - 22:18



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A peine installé dans son canapé, je lui souris timidement. « Il ne me semble pas que je t’en avais parlé ». Pendant un court instant, je me maudis d’être un mauvais frère. Jusqu’à présent, je n’avais jamais eu besoin de jouer ce rôle, et, si elle n’était pas apparue comme par enchantement dans ma vie, je ne devrais toujours pas le jouer. Certes, je savais que j’avais une petite sœur, mais ayant dû l’abandonner alors qu’elle était seulement âgée de quatre ans, c’est un peu comme si elle n’existait pas. Nous n’avions pas grand-chose en commun, sauf notre père, et nous n’avons rien partagé ensemble, contrairement à d’autres familles. Mais étant donné que je m’étais promis de changer les choses … Il y avait encore du chemin à faire pour ma part, et encore beaucoup de chose à dire sur moi, qu’elle ne savait pas. Ça ne venait pas naturellement. Il ne fallut pas longtemps avant qu’elle se penche vers le chiot et qu’elle lui caresse la tête, lui remuant la queue, tout content qu’on s’intéresse à lui. Je ne pus m’empêcher de sourire encore plus. « Ma parole il t’aime déjà ».  Dès l’instant suivant, nous rentrâmes dans le vif du sujet. Elle s’assit à mes côtés, penchant sa tête en arrière, me disant qu’elle avait connu des nuits meilleures. Sur ce point, je ne pouvais pas la contredire. Tout était plus simple, ou presque, avant la Burns Night.

Je tournais la tête dans sa direction. C’était quand même mieux quand on regardait notre interlocuteur en face. « Rassure-moi, tu ne prends rien pour dormir ? Ou bien tu as recours à des médicaments ? », lui demandais-je en grimaçant. Je n’avais rien de particulier contre les somnifères, mais je n’étais pas adepte de ce genre de consommation. On en devenait vite accro, et une fois qu’on commençait à s’en servir, il était difficile de ne plus en avoir recours pour s’endormir tranquillement. C’était un cercle infernal. Je me justifiais tout de même. « Si tu en prends, je ne vais pas te juger. C’est juste que … je ne suis pas vraiment ami ami avec ce genre de pratique, surtout que … je pense qu’il doit bien y avoir d’autres moyens, plus naturel, pour que tu t’en sortes ». Malheureusement, je n’avais rien à lui proposer. En tant que sorcier, je me disais qu’il devait bien exister quelque chose pour l’aider à mieux dormir, à arrêter de faire des cauchemars, mais n’étant pas très doué dans ce domaine, je ne pouvais pas en dire plus. Je n’avais pas vraiment eu l’occasion de m’intéresser plus que tant à ma vraie nature. Elle me demanda ensuite comment je faisais. Très bonne question. De nouveau, je n’avais aucune réponse toute prête à lui fournir. J’haussais les épaules, pendant que Cujo s’était couché, en boule, à ses pieds. « Sincèrement, je ne sais pas. Même si je sais que ce n’est pas bien pour moi, je passe beaucoup de temps au travail, pour oublier cette soirée. Pour ce qui est de dormir … disons que je n’arrive pas à dormir plus que quelques heures, sans me réveiller en sueur ». Je n’aimais pas me montrer faible, mais en sa présence, ça sortait tout seul. C’était surtout pour lui montrer qu’elle n’était pas seule dans cette galère, et qu’on pouvait se soutenir les deux. « Et de temps à autre, j’arrive à y faire abstraction. Ne me demande pas comment, mais j’y arrive ». Oui bon. L’alcool aidait aussi. Et le fait de prendre du V.

J’hochais la tête. Effectivement, depuis le début de ma carrière, j’en avais vu des choses pas très belles. Il y avait vraiment de tout. Quand on est tranquillement assis sur son canapé, à regarder une quelconque série policière, on a souvent tendance à se dire qu’on arriverait à gérer ce genre de cas, que ce n’est pas si choquant que ça en a l’air. Détrompez-vous. La réalité est bien différence de la fiction. Très différente. Et il ne faut pas oublier l’odeur. Je pris un petit moment avant de lui répondre, réfléchissant bien à ce que j’allais dire. « Oui, j’ai vu des choses bien moche dans mon métier, et c’est mieux pour toi que je ne t’en parle pas.  Je ne veux pas aggraver ton cas. Et … je n’ai pas de recette miracle. C’est avec le temps que j’ai réussi à passer outre. Et encore maintenant, ce n’est pas facile tous les jours. Tu crois avoir tout vécu, tout vu, mais au fait non. Tu tombes toujours sur quelque chose de nouveau. Après, je dirais que oui, contrairement à toi, j’ai peut-être l’avantage d’être habitué aux massacres d’humains, mais je ne dirais pas par-là que c’est forcément plus simple à gérer. Tout ce que je peux te dire, c’est que ça passera avec le temps ». Du moins, je l’espérais pour elle. « De par notre nature, depuis tout petits nous baignons dans ce monde surnaturel. Je n’ai appris l’existences des lycans et des vampires bien plus tard, faisant des recherches par moi-même, mais dans ma tête, si les sorciers existaient, les autres aussi. Sans le savoir, on en côtoie tous les jours. Et jusqu’à présent, il ne me semble pas qu’il y a vraiment eu d’attaques de ce genre. Ce qui s’est passé là, c’était une première, et comme tu dis, ils n’étaient pas en pleine possession de leurs moyens ». J’haussais les épaules. Je n’étais pas vraiment sûr que ce que je disais allait la rassurer, mais je ne savais vraiment pas comment m’y prendre. « Je ne sais pas quoi te dire ni te faire encore plus peur. Mais si vraiment, essaie de prendre constamment une arme sur toi pour te protéger. Comme tu l’as si bien dit, ils n’étaient pas eux-mêmes. Avec les lycans, tu ne risques rien, tant que tu évites les soirs de pleine lune. Et pour les vampires … et bien … éviter peut-être certains endroits la nuit ? ». Vraiment. Je ne savais pas. Je passais un bras autour de ses épaules, la consolant comme je le pouvais. Je regardais un instant autour de moi. « Sinon, tu en as parlé à ta colocataire ? Enfin, si mes souvenirs sont bons … Et si quelqu’un dort avec toi, ça change quelque chose ? ». Sans vraiment attendre de réponse, je me levai, la fixant. « Je vais chercher quelque chose à boire. Reste seulement assise. Tu veux quelque chose ? »

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MessageSujet: Re: Monsters everywhere ✝ Eames & Lys   Mer 2 Mar - 3:00

Eames & Lysandra

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Elle hocha la tête, en souriant et observant le petit chien, qui sage comme une image, se coucha aux pieds de son maître. Même s’ils n’étaient que des étrangers l’un pour l’autre, quelques mois auparavant, elle aimait son frère de plus en plus, au fur et à mesure qu’ils apprenaient à se connaître. C’était un peu bancal et maladroit, en général, comme eux, mais ça leur ressemblait bien.

- « J’adore les animaux et en général, ils me le rendent bien. »

Bon, elle avait bien quelques souvenirs de griffures et morsures, mais rien de grave jusque là. Elle ne répondit pas tout de suite à sa question, grimaçant en retour. Non, les médicaments, ce n’était pas trop son truc et elle balaya les explications de Eames d’un geste de la main. Elle avait compris où il voulait en venir et elle partageait son point de vue, en grande majorité. Tant qu’elle pouvait s’en passer, elle essayait.

- « Je ne prend rien pour l’instant, mais j’ai bien peur que je ne vais pas pouvoir tenir longtemps à ce rythme. Je t’avouerais que je suis pas une grande fan des médicaments non plus, mais il faut bien reconnaître que ça peut aider. »

Elle marqua une pause, se demandant si elle devait élaborer sur les recherches qu’elle menait depuis quelques jours. Le sujet de la magie ne lui venait toujours pas naturellement, comme cela l’avait longtemps été avec Skyla. Il lui fallait du temps pour s’habituer à l’idée qu’on pouvait soudainement discuter ouvertement de quelque chose avec une personne d’un sujet qu’on avait toujours gardé strictement secret. Mais peut-être qu’il pouvait l’aider, après tout.

- « Je cherche des méthodes plus... naturelles, si je peux dire. Enfin, magiques quoi. Pendant les insomnies, je potasse les bouquins que j’ai réussi à trouver sur le sujet. J’ai déniché une composition de sachet magique pour éloigner les mauvais rêves et favoriser le sommeil, mais ce n’est pas vraiment mon rayon de magie, en temps normal. Je ne suis pas sûre d’avoir tout fait correctement. De toute façon, la dernière fois que je suis passée à la boutique, ils attendaient toujours de recevoir la dernière herbe dont j’ai besoin donc je dois attendre encore un peu avant de pouvoir tester son efficacité. »

Elle se blottit contre le canapé, appréciant autant son confort rassurant que sa chaleur, tout en écoutant avidement sa réponse. Bien qu’elle doute que personne ne puisse s’habituer à gérer ce genre de situation, elle imaginait néanmoins qu’avec le temps, il devenait plus simple de gérer les conséquences des horreurs qu’on était amenée à voir. Pour sa part, en tout cas, elle était très loin de cet état-là. D’autant qu’elle n’avait jamais vraiment eu l’impression de nager dans le surnaturel depuis toujours. Ses pouvoirs s’étaient développés sur le tard et même si elle en avait beaucoup parlé avec son père, tout était resté très théorique. Et elle aurait nettement préféré que ça le reste. Le confort de l’ignorance était sans contexte plutôt intéressant à son goût. L’idée de transporter une arme lui arracha un franc sourire. Une arme. Elle, avec une arme. Elle avait bien une bombe à poivre, qui traînait quelque part dans l’appartement et qu’elle avait surnommé affectueusement Marcel, le camionneur. Mais au delà du fait que c’était très probablement illégal, elle ne se voyait pas franchement se balader avec une arme sur elle. Elle était de toute façon incapable de s’en servir correctement.

- « Tu oublies que je suis journaliste, pas policière. J’ai bien une bombe à poivre, mais je ne serais pas me servir d’une arme, même pas d’un couteau. »

Elle l’admirait un peu, son frère. De là où elle se tenait, il lui semblait indestructible. Un rocher au milieu d’une tempête. Elle-même avait simplement du mal à regarder la télé, ou à lire les actualités mondiales sans éprouver de la compassion et une profonde empathie pour tous les gens touchés par les catastrophes et les horreurs du monde. Elle ne savait pas mettre de la distance entre elle et les choses. Et même si ça n’était pas vraiment considéré comme un défaut par les gens en général, elle trouvait que savoir prendre du recul pouvait servir, dans la vie. Elle fit la moue, tout en essayant d’imaginer où pouvait bien être Skyla à l’heure actuelle.

- « On en a parlé un peu, mais je ne savais pas tellement quoi dire. Et puis, je crois qu’elle est assez occupée avec ses propres problèmes en ce moment. Pour ce qui est de dormir, je suis seule… donc je dors seule. »

Depuis une semaine ou deux, Skyla était de plus en plus souvent à la maison, mais elle avait l’air plus occupée que jamais. Lys avait vaguement essayé de lui tirer les vers du nez, sauf qu’elle n’avait pas réussi à apprendre grand chose. Elle espérait simplement qu’elle n’était pas en train de se mettre dans une situation dangereuse… ce qui, connaissant Skyla, n’était pas gagné. Moins elle parlait, moins c’était bon signe.

- « Je veux bien un verre d’eau, merci. Sinon, je crois qu’il y a des boissons fraîches dans le frigo et… pour ce qui est de l’alcool, placard en haut à gauche. »

Il n’y avait pas une collection de bouteille digne d’un bar, mais elles avaient de quoi faire une soirée improvisée sans être à court. Pourvu que quelqu’un pense à ramener de quoi mélanger avec tout cet alcool. Bizarrement, c’était principalement de ça qu’il manquait toujours. Elle attendit qu’il revienne s’asseoir pour reprendre la discussion, songeant à quelque chose qu’elle n’osait pas prononcer à voix haute.

- « Skyla est absente pour le week-end. Est-ce que ce serait trop te demander de rester dormir ? Je veux dire… ça ne la dérangera pas de laisser sa chambre. Je… je ne proposais pas qu’on dorme dans le même lit. C’est pas…. c’est pas que je veux pas, mais… »

Elle s’arrêta brusquement, plus embarrassée que jamais. C’était tout simplement sorti tout seul, et à partir du moment où elle avait commencé à parler, elle n’avait plus été capable de s’arrêter de parler. La fraction de silence qui suivit sembla soudainement peser lourd et elle ne se sentait pas bien maligne. Elle prit son verre d’eau, se concentrant dessus pour oublier la gêne.
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MessageSujet: Re: Monsters everywhere ✝ Eames & Lys   Sam 26 Mar - 18:15



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Lysandra &Eames.

Me calant encore plus confortablement dans le canapé de ma sœur, mon chiot à nos pieds, je l’écoutais parler, sans l’interrompre. Si j’avais bien appris quelque chose à l’Académie de police, c’était de ne jamais, au grand jamais, interrompre quelqu’un qui avait commencé à parler. Certes, la situation était tout autre, je n’étais pas en plein interrogatoire, attendant avidement des aveux, mais avec Lysandra. Quoique, je gardais tout de même le silence, ne voulant pas la brusquer. Si elle avait besoin de parler, il n’y avait rien de mieux que le silence, et de ne surtout pas la brusquer. J’hochais de temps à autre la tête, étant d’accord sur certains points avec elle, rassuré qu’elle pensait exactement la même chose que moi sur les médicaments. C’était déjà un bon point. Voyant passer presque tous les jours des gens se défonçant à ce genre de substance, je connaissais parfaitement la réaction qu’ils avaient sur les gens. Je n’avais nullement envie que ma sœur prenne ce chemin. Pour son bien. Elle était encore jeune et je n’avais pas envie qu’elle se bousille la vie pour si peu. Bon. J’avoue. Je n’avais pas vraiment mon mot à dire là-dessus. Je consommais bien du V. depuis quelque temps. J’avais bien réussi à décrocher à un moment donné, mais … plusieurs choses, dont la Burns Night, ont fait que j’avais rechuté de plus belle. Je n’en étais pas fier, même pas du tout. Mais voilà. Les choses étaient ainsi et maintenant que j’y étais de nouveau jusqu’au cou, c’était plus dur de s’en sortir. Rien qu’avec la cigarette. J’avais qu’à regarder le nombre de fois que j’avais dit que j’arrêterais, sans jamais l’avoir fait. Reprenant le cours de la discussion, Elle venait de me dire qu’elle ne savait pas utiliser une arme, ni même un spray au poivre. Ce n’était pourtant pas compliqué, selon moi. Je ne lui demandais pas non plus de se trimballer avec un flingue à longueur de journée. Déjà que ce n’étais pas vraiment légal. Je gardais sa remarque dans un coin de ma tête, pour y revenir plus tard, écoutant la suite. Avant de lui répondre, j’avais juste besoin de prendre quelque chose à boire. Je n’étais pas sûr de réussir à tenir longtemps la discussion, surtout si on parlait de la Burns Night plus qu’autre chose, sans avoir un verre avec moi. D’alcool ou du non alcool. Ça m’était complètement égal au final. Par contre, fallait juste que je fasse attention à ma consommation. Je m’étais levé, me dirigeant vers la cuisine, connaissant la disposition des pièces de son appartement étant déjà venu ici quelques fois, tout en lui proposant si elle voulait aussi quelque chose à boire. En effet, sa réponse de tarda pas. Elle voulait un verre d’eau, la suite, par contre, je ne m’y attendais pas du tout. Je restais un moment ébahi, ne bougeant pas de ma place. J’avais bien entendu ce qu’elle venait de me dire ? Qu’elle voulait que je reste dormir chez elle ? Tout le week-end ?

Une fois à la cuisine, je suivis ses instructions. Je pris un verre dans une étagère que je remplis avec une bouteille d’eau qui se trouvait dans le frigo, pour elle. Quant à moi, qui à la base était parti aussi sur un verre d’eau, je me dirigeais plutôt vers le bar qu’elle m’avait indiqué. J’y dénichais une bouteille de whisky, déjà entamée, que je me servis, avec des glaçons, dans un verre. Je ne connaissais pas spécialement sa colocataire, même si son nom me disait vaguement quelque chose, mais au moins, je savais qu’elle avait de bon goût en matière d’alcool. Je revins au salon environ dix minutes plus tard, ayant pris le temps de réfléchir aussi. Je m’affalais à nouveau sur le fauteuil, posant son verre devant elle, sur la table basse, portant le mien à mes lèvres. Je fis craquer les jointures de mes doigts, tournant mon visage légèrement vers elle. J’espérais surtout ne rien oublier de ce qu’elle m’avait dit, étant donné que je ne lui avais pas encore vraiment répondu. J’hochais la tête. « C’est bien. Que tu ne prennes pas de médicaments. Si tu y arrives, évites-les », j’haussais les épaules. « M’enfin, après tout, tu fais comme tu veux, je ne suis pas ta mère ». Je laissais passer un silence, rejetant l’image de ma belle-mère de ma mémoire. La harpie. « Mais c’est bien que tu as décidée de te tourner vers des remèdes plus naturels. Et si tu n’es pas sûre de faire les choses correctement, tu ne peux pas lui demander de te fabriquer elle-même le mélange ? Ce ne serait pas plus simple ? » Elle devait certainement parler de Mai. Du moins, c’était la seule personne que je connaissais qui tenais une boutique qui vendait des objets magiques. Et qui était par ailleurs une sorcière elle-même. Depuis cette fameuse soirée, on avait malheureusement dû révélé notre vraie nature, et ce n’était pas vraiment pour me plaire. Je repris une gorgée de mon verre, gratouillant quelques secondes la tête de mon chiot, qui s’était assoupi. « Lys’, je ne te demande pas de te balader avec un pistolet, et d’ailleurs, à part la police, c’est pas très légal, mais je sais pas moi … On ne sait jamais par les temps qui courent. Je n’aimerais pas qu’il t’arrive quelque chose ». Je me surprenais moi-même de la remarque que je venais de lui faire. Décidément, je n’étais pas le même en sa présence qu’avec les autres, et j’avais certainement dû réussir à mettre ma rancœur de côté. Quoique. « Si tu veux, je peux t’apprendre à te défendre, ou, à te servir d’une arme. Comme tu veux ».  J'haussais les épaules.

Je me mordis la lèvre inférieure, avant de poursuivre, sans essayer d’être trop brusque. « Ecoute … ta proposition, je ne sais pas trop si je peux l’accepter. Je … » Je ne suis pas doué pour les relations familiales ? Pas besoin de le dire, elle le savait certainement. « Tu sais très bien que je souhaite que ton bonheur, que tout se passe bien pour toi et que tu n’as pas peur, mais voilà, je n’ai pas ce pouvoir. Même si je resterais ici, ce week-end avec toi, je ne suis pas sûr que tu te sentirais forcément mieux. De mon point de vue. Et tu sais très bien que je ne suis pas du tout doué pour les relations humaines en générales. Consoler les gens et tout ce qui va avec, ce n’est pas du tout mon fort ». Je m’interrompis, prenant mon verre dans la main, buvant une gorgée, avant de le faire tourner doucement. « Je ne peux rien te garantir. Avec le boulot que j’ai en ce moment, je ne passe pas beaucoup de temps à la maison. J’ai plutôt élu domicile au bureau, et de ce fait … je ne sais pas si je pourrais rester ici avec toi. Du moins, pas la journée. Et après … » Je secouais la tête. « Je ne sais pas. J’aimerais bien pouvoir te répondre concrètement, mais tu m’as pris un peu au dépourvu là et je ne sais pas quoi te dire ». Je faisais un très mauvais frère, ça, au moins, j’en étais certain. Je pris une grande inspiration. « Tu ne me connais pas du tout, ou presque pas. Et ce que tu sais de moi, ce n’est qu’une partie de l’iceberg. Il y a un part très sombre en moi que je suis sûr, tu ne préfères pas connaître. Et je ne veux pas non plus que tu fasses la connaissance avec elle. Vraiment pas. Tu ne sais pas de quoi je suis capable et je préfère t’éviter des ennuis. Pour que ça aille bien pour au moins quelqu’un de la famille ». Je ne savais plus ce que je disais, et je ne savais plus quoi dire non plus. Tout s’embrouillait dans ma tête. « Je sais, je t’ai promis de faire des efforts, et selon moi, j’en ai fait quelqu’un tout de même, mais là, ce que tu me demandes … C’est peut-être encore trop tôt. Je peux essayer de faire quelque chose, je ne garantis rien du tout par contre. Avec mon boulot et tout … rien n’est jamais sûr ». Je me levai, me plaçant vers une fenêtre du salon, regardant dans le vide. « Je suis désolé ».
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