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 i'm glad to see you {Zéèv&Asher}

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MessageSujet: i'm glad to see you {Zéèv&Asher}   Jeu 18 Fév - 21:33



I'm glad to see you.

On était exactement le septième jour après la Burns Night. Je le savais parce que je n’étais pas près d’oublier cette maudite nuit. Je n’aimais déjà pas les soirées de cet acabit mais avec ce qu’il s’était passé ce soir-là, c’était mort. La prochaine fois, Seth se passerait de ma compagnie.
Il venait de partir pour une réunion et m’avait laissé seul à la maison. J’étais en train de faire les cent pas dans le salon, mon téléphone à la main. Comme d’habitude, il avait laissé des poches de sang à mon intention.
Il m’avait fallu approximativement deux jours pour que j’accepte de me nourrir à nouveau tout seul et non forcé par mon cher et tendre. Seth avait beau répéter encore et encore que ce n’était pas de ma faute, j’avais quand même participé à ce massacre. Et pas qu’un peu. Je revoyais sans cesse les moments où j’avais laissé ma soif me contrôler entièrement. Pas étonnant qu’on nous considère comme des monstres. Le pauvre type que j’avais massacré avec un pied de verre n’avait rien demandé. Pas plus que l’humain qui avait suivi, et encore celui d’après. Je m’en voulais même pour cette sorcière qui avait pris cette porte, que j’avais littéralement éjectée de ses gonds, dans la tête. A cet instant, j’avais peur.  J’étais en train de remettre les choix que j’avais fait en question. Ce n’était pas pour rien que Seth m’avait expressément demandé si j’étais bien sûr de ce que je faisais le soir où je lui ai demandé de me transformer. Etais-je vraiment prêt à continuer de prendre des vies ? Seth m’avait parlé d’un moyen de faire ça plus… proprement.  En trouvant des donneurs volontaires qu’il faudrait laisser en vie. Mais pour cette alternative, je devais me contrôler un peu mieux. Il m’avait également raconté une histoire à propos d’un vampire, qui pour se donner bonne conscience, ne s’en prenait qu’à des ordures de la pire espèce. C’était un peu l’équivalent de jouer à Dieu. Décider qui doit vivre ou mourir. Et puis, il fallait les trouver, ces ordures en question.

Mon état mental, pendant la semaine qui avait suivi cette soirée, laissait donc à désirer. Encore une fois, Seth avait dû me ramasser à la petite cuillère. Je commençais à me demander comment il faisait pour avoir une telle patience envers moi. Et ce qui l’avait poussé à me faire sa demande. Pour l’instant, j’étais clairement le boulet qu’il trainait derrière lui.  Il avait été jusqu’à congédier les personnes qui venaient me voir, leur expliquant que j’avais besoin de calme pendant quelques jours. Et parmi ces personnes, Zéèv. Dès qu’il avait appris pour la Burns Night, il s’était empressé de m’appeler et de m’envoyer des messages inquiets. N’étant pas tout à fait en état de lui répondre, j’avais vaguement répondu que je n’étais pas prêt à en parler. Cela n’avait nullement dérouté mon fleuriste d’ami qui était venu plusieurs fois dans la semaine pour demander de mes nouvelles, tombant sur Seth à chaque fois. Ce soir encore, il m’avait téléphoné. Et j’avais craqué. J’étais seul à la maison, malgré les « Mais oui, tu peux y aller, je vais bien » que j’avais sorti à Seth pour qu’il puisse faire ce qu’il avait à faire. Il avait une boîte de nuit à gérer et des responsabilités en tant que chef des Assaimites. Il ne pouvait pas tout laisser en plan parce que j’étais incapable de faire face. Alors oui, je lui avais dit que j’allais bien. Je ne lui avais pas menti, j’étais persuadé que je pourrais passer quelques heures seul sans devenir dingue. Mais il avait suffit d’un coup de fil de Zéèv pour me rappeler toutes mes angoisses. Donc oui, j’avais craqué et je lui avais demandé de venir.  Déjà, pour le rassurer. Et aussi pour ne pas rester seul trop longtemps. Il connaissait le chemin, de toute manière.

Je tournai en rond, encore un peu, avant de finalement décider d’avaler quelque chose.  J’arrivais à me contrôler en présence d’humains mais dans l’état émotionnel où j’étais, il valait mieux prendre des précautions pour éviter tout craquage. J’avais déjà failli blesser Zéèv une fois. Je ne voulais pas que ça arrive une seconde fois. Il était suffisamment maladroit comme ça, à en juger les hématomes qui ornaient son visage certains jours, il n’avait pas besoin que j’en rajoute une couche. Il me disait qu’il se faisait mal en tombant dans les escaliers. J’espérais qu’il n’allait pas se rompre le cou à force.  Ceci dit, il était trop rapide pour ça et il avait de bons réflexes. Encore heureux, sinon j’aurais pu avoir sa mort sur la conscience à l’heure qu’il est.
J’étais encore perdu dans mes pensées, à ressasser les mêmes souvenirs de la Burns Night encore et encore quand la sonnerie me rappela à la réalité. Bordel. Je dissimulai ma poche de sang non terminée pour éviter que Zéèv ne tombe dessus par mégarde et je vérifiai que je n’avais pas taché les vêtements que je portais. Par sécurité, je fis un crochet rapide vers la salle de bains pour retirer les éventuelles traces de sang que j’aurais pu me faire. Zéèv savait que j’étais un vampire, mais quand même.
Deuxième coup de sonnette. J’étais presque arrivé à la porte. Je pris une grande inspiration – vieille habitude humaine qui avait la vie dure – avant d’ouvrir sur Zéèv. Je lui offris un sourire, forcé, avant de m’effacer pour le laisser entrer.
« Salut Zéèv. Entre. »
Je fermai la porte derrière lui et je me rappelai soudain que j’avais oublié de faire chauffer de l’eau pour le thé à la cannelle dont il raffolait. Super hôte, Asher, franchement.
« Merde, j’ai oublié le thé. Installe-toi, je vais faire chauffer de l’eau. »


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MessageSujet: Re: i'm glad to see you {Zéèv&Asher}   Dim 21 Fév - 23:59


   

   

Asher & Zéèv

   
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Une semaine. Une semaine entière que j’avais passée à avoir les larmes aux yeux dès que j’y pensais. Ça avait commencé au lendemain de la Burns Night. Je m’étais levé de bonne heure pour ouvrir la boutique. J’avais fait des pancakes. Judah n’était pas encore réveillé, mais je m’étais dit qu’il les mangerait plus tard. J’étais sorti, j’avais pris mon vélo, partant pour une journée normale de fleuriste. Sur le chemin, j’avais acheté le journal, comme je le faisais tous les matins. Je me souviens m’être arrêté net avant de remonter sur mon vélo en jetant un premier coup d’œil sur la une. Un titre du style Horreur à la Burns Night. Je m’étais plongé dans l’article pour apprendre qu’un groupe sectaire radical avait séquestré les malheureux convives dans la salle et perpétré un véritable massacre. La nouvelle m’avait rendu malade. Choqué, au bord des larmes, j’étais retourné à l’appartement pour le dire à Judah et pour appeler mes amis qui devaient s’y être rendus. Judah m’avait lancé de retourner au magasin, parce que j’allais sans doute avoir beaucoup de boulot dans les prochains jours… Il avait toujours les mots pour réconforter, oui. J’avais téléphoné pendant une heure ou deux pour vérifier que tout le monde était bien en vie, les yeux rouges, mon jumeau me traitant de pleurnichard toutes les trois minutes environ. Dans la journée, j’avais pu voir certains de mes amis, qui n’avaient que quelques égratignures, heureusement. Puis, il y avait Asher. Il ne répondit pas immédiatement à mes messages et mes coups de fil, ce qui ne fit que m’inquiéter. J’avais insisté, peut-être un peu trop, et il m’avait finalement répondu qu’il ne se sentait pas prêt à en parler. Je comprenais. Mais je voulais le voir, m’assurer qu’il allait bien. Du coup, je ne rompis pas le contact, renvoyant un petit message par-ci, par-là, et j’étais même passé chez lui et Seth quelquefois, en rentrant de la fleuristerie, le soir, pour tenter de le voir. Seth m’avait systématiquement dit qu’il avait besoin d’être seul encore quelques jours. Du coup, je lui laissais juste une petite composition florale, histoire d’égayer sa nuit. Parce que je ne pouvais pas faire grand-chose d’autre.

Bref. J’avais passé une semaine affreuse, à inventer des scénarios catastrophes. Peut-être qu’Asher avait été défiguré ? Peut-être qu’il avait eu un bras coupé ? Quand je ne tournais pas en rond dans l’arrière-boutique, je tournais en rond à l’appartement. Judah en devenait dingue. Irritable de nature, il me gueulait de cesser ça tout de suite, et ça finissait en course-poursuite avec des conséquences pas très sympas pour les murs et les meubles, parfois quelques bleus pour ma pomme, mais il n’avait pas réussi à m’atteindre trop violemment ces derniers jours. Après sept interminables journées, un soir où j’appelais Asher pour la énième fois, il me dit enfin que je pouvais venir le voir. Il ne dut pas me le dire deux fois, j’étais déjà dans l’escalier, parti trop vite pour que Judah ait pu ne serait-ce que me demander des comptes. Je ne pris pas mon vélo. Je courus. Peu importe les kilomètres, j’allais plus vite à pied qu’à vélo, même si j’arriverais à bout de souffle. Parvenu à la porte, reprenant mon souffle – je devais avoir l’air d’avoir couru un marathon –, je sonnai. Personne ne vint. Il n’avait pas entendu ? Attends, les vampires ont une ouïe super-développée, non ? Ou alors il était vraiment lent pour se déplacer. Pas comme moi. Asher était encore un trop jeune vampire pour que ses mouvements soient aussi rapides que les miens. Cela m’avait sauvé la vie, d’ailleurs. Merci Darius de m’avoir fait subir des entraînements extrêmes et traumatisants. J’appuyai une seconde fois sur la sonnette. Pas vraiment parce que je m’impatientais, plutôt parce que cela me stressait qu’il ne réponde pas. La porte s’ouvrit. Je l’observai tout en entrant comme il m’avait invité à le faire, alors qu’il m’avait adressé le sourire le moins naturel qui soit. Un sourire presque douloureux. Je me sentis mal. J’avais déjà les yeux un peu trop humides. Mais je me voyais mal me mettre à pleurer, c’était plutôt lui qui en avait besoin. Je ravalai donc mes sanglots et adoptai un air réconfortant. Il avait toujours deux bras, deux jambes, deux yeux. Pas de cicatrice géante au beau milieu du visage. Cela me calma un peu. Lorsqu’il m’expliqua qu’il avait oublié le thé, je le suivis à la cuisine au lieu d’aller m’asseoir dans le salon. Je n’avais pas envie de le laisser tout seul là, j’allais donc l’aider à faire le thé. Après tout, je connaissais les lieux pour y avoir déjà été accueilli à plusieurs reprises. Jouant de ma vitesse – c’était agréable de ne pas se contrôler parfois –, je préparai un plateau avec deux tasses et mis la bouilloire à chauffer avant qu’il n’ait le temps de réagir. « Tu prends quelque chose ? Tu peux boire du sang, ça ne me dérange pas. » Je ne voulais surtout pas qu’il se sente obligé de faire quoi que ce soit en tant qu’hôte après les événements qu’il avait vécus. C’était plus fort que moi, j’étais mort d’inquiétude à scruter son expression. Je ne résistai pas trente secondes avant de le prendre dans mes bras. « Je suis tellement heureux que tu n’aies rien. Je m’étais imaginé plein de trucs atroces. J’en ai fait des cauchemars. » En plus des traditionnels cauchemars liés à mon enfance. C’est dire comme j’avais peu dormi cette semaine. Je m’écartai au bout d’un moment, en entendant l’eau bouillir, pour ne pas le mettre trop mal à l’aise. En versant l’eau dans ma tasse avec le sachet de thé à la cannelle, un détail me revint. « Oh non. » Je me retournai vers lui, attristé. « J’ai oublié tes fleurs chez moi. » Judah en profiterait à sa place. Judah ne savait pas profiter de la beauté des fleurs. Je le regardai encore un peu, la tête penchée sur le côté, je devais ressembler à un chiot. « Tu… Tu vas bien ? » J’avais conscience que c’était la question la plus stupide qui soit, mais je ne savais pas quoi dire d’autre. Asher n’allait pas bien, je pouvais le dire rien qu’à cause du sourire qu’il m’avait fait en entrant. Mais peut-être qu’il n’avait toujours pas envie d’en parler.                                    
   
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MessageSujet: Re: i'm glad to see you {Zéèv&Asher}   Mar 1 Mar - 22:24



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Le thé, ce n’était pas vraiment mon truc. Déjà, je n’en voyais pas l’utilité. C’était fade et ça n’avait pas le moindre goût. De l’eau chaude, en somme. J’étais incapable de faire un thé buvable, malgré les efforts qu’avait déployé Seth pour m’apprendre. Je savais juste mettre de l’eau à chauffer, chose qui était à la portée de n’importe quel abruti venu.  J’étais capable de faire des cocktails très compliqués, retenant des recettes par dizaine, de la plus simple à la plus compliquée, mais faire un thé parfait ? Ce n’était même pas la peine de me demander. Soit je laissais trop infuser, soit pas assez…  Aussi, quand Zéèv me suivit dans la cuisine et prit les choses en main, j’aurais presque pu lâcher un soupir de soulagement. A peine le temps de dire « whisky » qu’il avait déjà mis l’eau à chauffer et préparé un plateau. Speedy Gonzazéèv. Oui, ce surnom était nul. Et il avait fallu que j’explique à Zéèv que ça venait d’un cartoon. Mais ça m’était resté et à chaque fois que je le voyais faire usage de sa super vitesse, j’y pensais.
Quand il me demanda si je voulais quelque chose, ajoutant que ça ne le dérangeait pas de me voir boire du sang, je secouais lentement la tête. J’avais bu suffisamment. Je me contenterais d’un thé, puisqu’il avait gentiment préparé deux tasses. Même si je n’en raffolais pas particulièrement. C’était drôle parce que dans mon cercle de fréquentation, c’était moi qu’on qualifiait de petit chiot avant que Zéèv débarque. Il était plus vieux que moi de six ans et pourtant, on aurait pu le prendre pour un enfant dans sa façon d’agir. Zéèv était clairement la personnification de l’innocence. Il n’y avait qu’à le voir arranger les fleurs de sa boutique avec soin ou sa façon maladroite d’aborder un sujet.  Le voir en train de me demander si je voulais boire quelque chose, dans la maison où je vivais, sans doute dans le but de m’éviter un effort inutile alors que c’était moi qui l’avait invité… C’était du Zéèv tout craché.

Sans m’en rendre compte, je m’étais mis à jouer avec le piercing que j’avais à l’arcade sourcilière et qui avait – sans surprise – été une source de conflit entre mon père et moi. Je devais avoir l’air complètement perdu car sans prévenir, Zéèv me prit dans ses bras. Je me félicitais d’avoir pris soin de m’envoyer la moitié d’une poche de sang avant qu’il arrive. Même si je doute que je l’aurais mordu, surtout après la semaine que je venais de passer, j’estimais qu’on n’était jamais assez prudent quand on était un vampire depuis aussi peu de temps que moi.
En l’entendant dire à quel point il était heureux de voir que je n’avais rien, je manquai de lâcher un rire amer. Moi, oui, j’étais entier. Ce n’était pas le cas de certains invités de la Burns Night dont le seul crime avait été de croiser ma route après ce maudit sortilège. Heureusement que Zéèv n’était pas là, ce soir-là. Il n’aurait pas supporté d’assister à un tel massacre. Je savais que la violence le rendait malade.
Je me sentais donc obligé de le rassurer.
« Je vais bien. J’ai connu mieux, certes. »
Quoi ? Je n’allais pas lui dire que j’avais juste envie de m’allonger dans un coin en position fœtale pour les cent prochaines années à venir, non ? La Terre continuait de tourner. Et je n’étais pas censé pleurer alors que j’avais énormément de sang sur les mains. Et si je lui racontais la soirée en détail, il allait faire davantage de cauchemar. Je ne savais même pas si je pouvais lui parler du sortilège. La version officielle était que c’était un groupe d’illuminés qui avait séquestré les convives. Forcément, ils n’allaient pas raconter que des vampires et des loups-garous étaient soudain devenu complètement barge à cause de Bitch O’Malley et de son gang de connards finis à l’urine. Je me serais bien passé de la rencontrer, celle-là, d’ailleurs. Je n’avais pas oublié le regard qu’elle nous avait lancé, à Seth, Aileen et moi, ni la facilité avec laquelle elle nous avait cloué au sol. Sale garce. Les mauvaises langues diront que je l’avais mal pris. Et elles auraient raison. Bien sûr que je l’avais mis pris. Quelle question.
La bouilloire se mit à siffler. Ce bruit m’arracha un léger sursaut et je m’écartai de Zéèv. J’étais vraiment un vampire en carton. Vraiment. Sursauter à cause d'une bouilloire... Je me tournai vers mon ami, dont l’inquiétude pouvait se lire sur les traits. Je lâchai sur le ton de la plaisanterie.
« En tout cas, ça me conforte dans mon idée. Les soirées mondaines, ça craint. Et je ne suis pas prêt de remettre les pieds dans l’une d’elle. »


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MessageSujet: Re: i'm glad to see you {Zéèv&Asher}   Sam 26 Mar - 20:23


   

   

Asher & Zéèv

   
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Il allait bien. Je n’étais pas très convaincu. Connaître mieux, ce n’était pas difficile avec ce qu’il avait vécu. N’importe qui aurait connu mieux que d’assister au massacre d’innocents par une secte d’illuminés complètement barjots. Je fronçai légèrement les sourcils, comme si ça allait m’aider à lire à travers lui – ça serait bien pratique d’entendre les pensées des gens, en fait. Peut-être que non, au final, je ne saurais pas quoi en faire, et je me sentirais sans doute d’autant plus en détresse moi-même de ne pas pouvoir résoudre tous les problèmes personnels auxquels les autres pensaient tous les jours de leur vie. Je me sentais déjà assez mal et perdu en voyant l’air absent d’Asher. Ma propre détresse, c’était de ne pouvoir rien faire pour l’aider, pour qu’il aille mieux. J’irais m’acheter un livre sur la psychologie et les chocs post-traumatiques en rentrant. Sur le moment, je n’insistai pas davantage, même si je le scrutais de mes grands yeux bleus inquiets, comme cherchant une réponse qui ne viendrait jamais à mes interrogations. J’étais le premier à ne pas pouvoir parler de mes ennuis ouvertement, alors j’étais bien incapable de forcer la main à Asher pour qu’il se confie là-dessus. Le nombre de fois que je lui avais raconté que j’étais tombé ou que je m’étais cogné à un meuble pour expliquer les ecchymoses qui ornaient ma peau. Elles ne pouvaient pas vraiment passer inaperçues, mon teint naturellement pâle les mettait en valeur et je n’étais pas assez expert en maquillage pour dissimuler un coquard. Heureusement, Asher n’avait pas conscience que mon don, en théorie, m’évitait tout type de maladresse. En tout cas, je me rattrapais trop vite si jamais je me trébuchais par exemple, et je ne m’étais donc jamais blessé en chutant. Je n’osais pas imaginer la réaction d’Asher s’il savait, si je lui avouais que Judah, quand je le mettais en colère, était violent. De sa violence sadique et mesquine toute naturelle qui faisait qu’il se montrait assez patient pour me prendre par surprise histoire que je n’aie pas le loisir de fuir. Il avait appris à le faire au cours des entraînements de Darius, bien sûr, et lorsque j’arrivais à m’échapper, sa rage n’en était que plus forte la fois suivante. Mais je ne parvenais pas à lui en vouloir. Et ça, Asher ne le comprendrait probablement pas. J’étais à peu près certain que si je le lui disais, il voudrait que je déménage et que je demande une ordonnance restrictive contre mon jumeau. Je ne pourrais jamais faire ça. Et puis, si Judah me voulait vraiment du mal, je n’aurais pas que de simples bleus, mais plutôt des os broyés. Voilà pourquoi je ne le présenterais jamais à Asher.

Mon inquiétude redoubla quand Asher sursauta à cause… du sifflement de la bouilloire ? Je n’aimais pas non plus l’air pensif qui avait précédé, comme s’il revivait les événements de la Burns Night mentalement, mais sans rien laisser paraître. Je réalisais comme toujours que je ne pouvais pas faire grand-chose pour l’aider, et ça me rendait triste et énervé contre moi-même. Il fit une plaisanterie, sur le fait que les soirées mondaines craignaient, et j’eus un petit sourire, bien que l’amertume derrière ces paroles était assez évidente. Je me demandais comment Seth avait réussi à embarquer Asher à une soirée pareille, mon ami n’était vraiment pas du genre guindé et fan des trucs solennels de ce type. Non, il préférait me traîner dans des bars obscurs et bruyants où on pouvait rigoler tout haut sans subir le courroux des regards des autres. « C’est dommage, ça t’allait bien le costume. » Bon, il n’avait pas l’air des plus à l’aise dedans, je m’en souvenais bien, mais il était classieux quand même. Je pris ma tasse de thé puis me dirigeai vers le salon – oui, je connaissais parfaitement la maison –, où l’on s’installa. « Et Seth, ça va, il n’a pas été blessé ? » Vu le caractère de Seth, je le voyais difficilement être blessé, ou en tout cas être blessé sans faire de carnage par la suite. Enfin, je supposais que les vampires de l’assemblée n’avaient pas dû se faire trop attaquer, du moins les membres de la secte ne devaient pas avoir prévu les pieux et les couteaux en argent… En fait, je me posais beaucoup de questions. Ce qui avait été dit dans la presse était assez expéditif et étrange, et sachant que des êtres surnaturels étaient présents dans l’assistance, je ne comprenais pas comment le massacre avait pu se perpétrer. Enfin, à ce point-là. « Vous avez dû sauver beaucoup de monde tous les deux, avec vos pouvoirs. Heureusement que vous étiez là, quelque part. » C’était bien moi, ça, chercher du positif dans tout, même les trucs les plus monstrueux. J’avais simplement du mal à y croire, que des humains soient capables de cela. Je ne comprenais pas. Je voulais que le monde soit rempli d’arc-en-ciel et de fleurs, oui. « Même si j’aurais préféré que tu n’y sois pas. J’ai cru mourir quand j’ai lu ça dans le journal. » Je baissai les yeux en buvant une gorgée de mon thé, grattant mon épaule de ma main libre, dans un réflexe de gêne. Je grimaçai au contact d’un bleu que j’avais là, parce que Judah m’avait poussé contre un mur. C’était rien, j’étais habitué. Il fallait juste que j’arrête d’oublier les endroits où j’en avais pour éviter d’y toucher. Je n’étais pas spécialement masochiste. « Tu veux qu’on aille se promener ? Pour te changer les idées ? » Bon, peut-être qu’il ne voudrait pas sortir, aussi. « Ou on peut rester à l’intérieur et regarder un film, comme tu veux. »                                  
   
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MessageSujet: Re: i'm glad to see you {Zéèv&Asher}   Lun 28 Mar - 23:59



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La petite remarque de Zéèv sur mon costume m’arracha un sourire.  Qu’est-ce que j’avais détesté Seth pour m’avoir obligé à porter ça. Il voulait à tout prix que je le mette et que je me pavane avec lui. N’importe qui me connaissant savait que j’avais ce genre vêtement en horreur et que j’étais bien plus à l’aise dans mes fringues habituelles. A ma connaissance, Seth était la seule personne réussissant à me faire retirer mes piercings ainsi que mes bracelets à clou et à laisser mon éternelle paire de rangers à la maison. En règle générale, je préférais amplement porter mes tee-shirts de groupe  ou de film. Seth avait sa collection de costumes hors de prix, moi, j’avais ça. Réussir à me faire porter autre chose, c’était un exploit qu’il fallait saluer. Et mon fiancé était très fort à ce jeu-là.
Je me souvenais la tête que j’avais faite quand Seth m’avait montré l’ensemble qu’il m’avait acheté, exprès pour la Burns Night. Et je me souvenais aussi comment ce costume avait terminé. Couvert d’un sang qui n’était pas le mien. C’était à pleurer.

Je venais à peine de me laisser tomber sans la moindre grâce sur l’un des sofas quand Zéèv me demanda si Seth n’avait pas été blessé. Là, sur le coup, je dus me retenir de lui rire au nez. On parlait de Kenway, quand même. Et puis si Zéèv connaissait vraiment la vérité, il n’aurait pas posé cette question. Le terrain sur lequel allait cette conversation devenait effroyablement glissant et je devais faire attention à ne rien laisser échapper qui pourrait donner à Zéèv un indice sur la façon dont cette soirée s’était réellement déroulée. Avec une expression neutre, je secouai la tête.
« Non, Seth n’a pas été blessé. Il se porte comme un charme »
Autre évolution notable de ma personne depuis que je fréquentais Seth. Mon vocabulaire. Je me surprenais à utiliser des expressions dont je ne me serais probablement jamais servi sans lui. J’avais toujours eu tendance à balancer le premier mot grossier qui me passait par la tête, n’hésitant pas cent sept ans pour appeler un chat un chat. Manquerait plus que je me mette à apprécier le thé, tiens. Ce qui n’était pas près d’arriver.  J’avais toutes les difficultés du monde à avaler une gorgée de celui qu’il y avait dans ma tasse sans grimacer. Mais au moins, ça me donnait l’air d’être quelqu’un de normal. Mais le thé, ça me faisait le même effet que de boire du tru:blood.
Et quand Zéèv émit l’hypothèse que Seth et moi avions du sauver des gens avec nos pouvoirs surnaturels,  j’hésitai franchement à prendre un coussin, le mettre sur ma tête et hurler de toute mes forces, comme la petite fille dans Lilo & Stich. A la place, je hurlai quand même, mais intérieurement. Ahah, Zéèv… Trop pur pour ce monde de brute. Je ne méritais pas d’avoir un ami pareil. S’il n’était pas là, en train de s’inquiéter pour mon état mental, je me serais probablement mis en position fœtale pour pleurer des larmes de sang. Ça aussi, c’était un désavantage considérable de ma nouvelle condition. Mes émotions étaient exacerbées, comme si je revivais ma puberté. Je les contrôlais un peu mieux, à présent, mais j’avais toujours un énorme travail à faire.

J’avais envie de dire la vérité à Zéèv. Toute la vérité, y compris le moment où, non, je n’avais pas sauvé des gens, mais je les avais sauvagement massacré. J’aurais pu le faire, en plus. Le problème était que… C’était Zéèv. La personnification de l’innocence et de la bonté et que lui balancer comme ça en pleine tête que j’avais tué des personnes qui n’avaient rien demandé, c’était le meilleur moyen de lui donner davantage de cauchemar. Et je ne voulais pas qu’il me regarde différemment. Parce que oui, j’étais devenu un vampire, mais j’étais toujours le même. J’étais toujours Asher.  Un Asher qui se nourrissait de sang humain et qui ne vieillirait plus, certes. Mais ce n’était qu’un détail, ça, non ? Voilà que je me mentais à moi-même. C’était dingue, ça. Rien de tel qu’une Burns Night qui tourne mal pour me faire me remettre en question. Connasse d’O’Malley.
« Oui… Enfin… Disons qu’on n’a pas vraiment eu le temps de comprendre ce qu’il se passait. Seth et moi étions dans une autre salle… »
En train de faire un massacre chez les membres de Prima Lux avec Aileen Livingston. Mais ça, c’était comme le reste. Il valait mieux que Zéèv ne le sache pas. Il valait mieux qu’il s’en tienne à la version officielle et que je fasse mon possible pour qu’il ne s’en écarte pas. J’étais en train de lui mentir mais c’était mieux comme ça. Surtout que l’autre garce qui était responsable de tout ça était encore quelque part dans la nature et qu’il restait des membres de son coven. Quitte à faire un massacre, ça aurait été pas plus mal qu’on les tue tous, ceux-là. Parce que bon… Après l’échec cuisant qu’elle avait eu l’autre, un échec dans lequel Seth, Aileen et moi étions en partie responsable parce que notre irruption involontaire avait permis de les déstabiliser suffisamment pour que les sorciers n’ayant rien à voir avec Prima Lux puissent trouver un contre-sort pour calmer tout le monde, il était évident qu’ils allaient chercher à se venger. Enfin… C’était comme ça que je voyais les choses. Peut-être étais-je simplement paranoïaque à cause de cette maudite soirée et dans ce cas-là, tant mieux. La paranoïa, ça maintenait en vie.
Zéèv aurait préféré que je ne sois pas présent à cette soirée. Moi aussi. Mais à le voir me dire qu’il avait cru mourir en lisant le journal, mon instinct protecteur envers lui reprit le dessus et j’eus très envie de le rassurer du mieux que je pouvais. Le voir s’inquiéter ainsi pour moi me faisait me sentir tellement coupable de lui mentir. Je fus à deux doigts de craquer et de lui avouer la vérité pour la quinzième fois depuis qu’il était arrivé mais je tins bon. Zéèv devait ignorer ce qui s’était vraiment passé. Zéèv ne devait pas savoir.
Je jetai un œil à l’horloge qui trônait sur l’un des murs avant de me tourner à nouveau vers lui.
« Je préférerais rester, si ça ne te dérange pas. D’ailleurs, attends, j’ai un truc pour toi ! »
Je venais tout juste de m’en rappeler. Je posai la tasse sur la table en me redressant et avançai jusqu’à l’imposante bibliothèque de Seth. Je l’avais posé là, sans le ranger, parce que le rangement n’avait été mon fort, comme pouvait en témoigner ma chambre quand je vivais encore chez mon père. J’avais mis la main dessus par hasard et je l’avais gardé de côté pour Zéèv. Je savais qu’il profitait de son temps libre pour combler ses lacunes en ce qui concernait la culture populaire. Je me tournai vers lui, un boitier de DVD dans la main. C’était un vieux film d’horreur des années 80. Cela m’avait l’air d’être un bon navet, mais c’était parce que pour moi, tous les films d’horreurs étaient les mêmes,  c’est-à-dire sans réel intérêt. Je sais que ça a l’air étrange, mais je n’avais jamais aimé ça. Avec Gidéon, on en avait pourtant regardé des tas, à la recherche de celui qui nous fileraient des cauchemars.  Et à chaque fois, je ressortais de ces heures de visionnage avec l’impression d’avoir perdu mon temps.
« C’était dans mes affaires chez mon père, Max me l’a rapporté un peu avant la Burns Night, avec deux ou trois autres. Je voulais te le donner et j’ai oublié. »
Je regardai la boite avant de me diriger vers mon ami.
« C’est une histoire de loup-garou, c’est tout ce que je sais. Enfin, ça et le fait que ce film soit considéré comme un classique. Après, pour le reste, je te laisserais te faire ton opinion dessus. Je ne l’ai jamais vu et ce n’est pas le genre de film qui m’intéresse.»



I feel the darkness blanket over me.   Seems like forever I've been paralyzed.
What is the reason you have come to beckon me ?
I feel the energy rush through my veins.


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