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 Échec et mat {ft. Adalyn

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MessageSujet: Échec et mat {ft. Adalyn   Jeu 18 Fév - 22:14



Échec et mat.
Adalyn &Eames.

J’avais passé une bonne partie de ma journée, et de ma matinée à ne rien faire. Chose assez étonnante chez moi, surtout quand on sait que je passe la plupart de mon temps à travailler. J’avais tout de même un peu trop tiré sur la corde, et c’était donc pour cela que j’avais décidé de prendre congé. Juste aujourd’hui. Ça me suffisait amplement, normalement. Dans le pire des cas, je pourrais prendre sans autre aussi le lendemain. Ce n’était pas ma coéquipière qui allait me dire quelque chose. Depuis la soirée à la Burns Night, je sentais comme un changement entre nous. Je ne saurais vraiment dire lequel, mais j’étais quasiment sûr qu’il venait de moi, ou du moins, que c’était de ma faute. Je lui avais fait voir un peu de toutes les couleurs depuis son arrivée ici, et depuis la soirée de gala, c’était devenu encore pire. Je m’en prenais à elle, comme ça, pour plusieurs raisons, selon moi justifiables. Surtout que, je n’étais pas censé me présenter à cette petite sauterie organisée par Athena O’Malley – la garce – mais voilà qu’elle voulait absolument que je vienne. Chose que j’avais quand même accepté, après plusieurs heures de réflexions. Et voilà que d’un elle m’entraîne dans un merdier come pas possible, et de deux, que la plupart du temps, elle m’a royalement ignoré. Ça m’apprendra à vouloir être sympa. Plus jamais. Dorénavant, soit on m’accepte comme je suis – ou alors les personnes qui savent vraiment comme je suis – soit … au revoir. Tout simplement. D’ailleurs, elle ne m’adressait même plus la parole. Ou presque plus. Bon, j’avoue, je faisais pareil, et que je le faisais déjà avant. On s’échange juste des banalités, et on parle quand on n’a pas le choix, comme quand on est sur le lieu d’un crime. Mais en dehors de ça, niet. Nada. De toute façon pour quoi dire ? Depuis le début j’ai eu de la peine avec elle, et malgré tout, j’avais quand même essayé de faire des efforts, mais voilà, j’en ai fini avec ces bêtises. Comme on dit, le naturel revient toujours au galop. Bref. Pour toutes ces raisons, ainsi que d’autres – comme des insomnies, des terreurs nocturnes, … - ont fait que je me prélassais tranquillement chez moi, profitant de mon duplex. Qu’est-ce qu’on y était bien tout de même. Il fallait vraiment que j’essaie d’arrêter de rester jusqu’à pas d’heures au bureau.

Vers la fin d’après-midi, j’avais décidé d’aller me prendre un bain. C’était rare … et la dernière fois que j’en avais pris un …Non, il fallait mieux pour moi que j’oublie à quand remontait la dernière fois et surtout le pourquoi. Juste avant d’aller faire couler l’eau, j’étais redescendu au salon, profitant de sortir cinq minutes pour me fumer tranquillement une cigarette, et de passer prendre une bouteille de whisky qui traînait dans le salon, depuis plusieurs mois. J’en revenais toujours à la même chose, encore et toujours. Je n’arrivais pas à m’en défaire. Traversant la cuisine, je pris un verre au passage, et je me dirigeais direction ma salle de bain. Ou l’eau était déjà prête. Je me glissais à l’intérieur, regardant par la baie vitrée le soleil déclinant la fin de la journée, un verre en main. Certains diront que je suis alcoolique, alors qu’au fait, non. J’ai bien le droit de me faire plaisir de temps en temps et de boire un petit verre quand je le veux. Ce n’est pas pour autant que je suis un alcoolique, et de toute façon, je n’en consomme pas assez pour en être un. Je me prélassais pendant une heure dans l’eau chaude, le whisky à mes côtés, contemplant l’extérieur, pendant qu’il s’était mis à pleuvoir. Je faillis même m’assoupir à un moment.

La surprise dut se voir sur mon visage. Adalyn. Ma coéquipière se tenait devant mon porche. Qu’est-ce qu’elle foutait là elle ? Personnellement, la voir seulement au boulot, m’allait très bien. « Adalyn ». Je soupirais. « Qu’est-ce que tu fous là ? », demandais-je un peu sèchement, sans vraiment m’en rendre compte. C’était devenu une habitude. Je repris mes esprits assez vite. Si elle était là, c’est qu’elle devait avoir une bonne raison, je fis un pas de côté, lui désignant l’entrée. « Rentre seulement », proposai-je d’un ton plus calme. « Tu dois être trempée avec ce temps ». Je grimaçais. Elle n’avait pas choisi le bon jour pour sortir. Une fois la porte franchie, je lui désignais de la main le salon, ou la cuisine, à elle de choisir et je refermais derrière elle. Cujo, mon chiot, qui dormait à l’étage, descendit rapidement les escaliers pour venir accueillir la nouvelle arrivée. « Je t’offre quelque chose ? » C’était la moindre des politesses. Attendant sa réponse, je m’appuyais sur le premier meuble venu, la fixant. « Alors ? Je te manquais autant que ça pour que tu viennes me voir jusqu’ici ? » Un sourire narquois se dessina sur mes lèvres.

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MessageSujet: Re: Échec et mat {ft. Adalyn   Dim 28 Fév - 20:57


Eames & Adalyn

Échec & mat.
Depuis plusieurs jours, Adalyn se disait qu’elle devrait bien confronter Eames à un moment ou un autre. Depuis la Burns Night, il existait une tension entre eux, et l’amitié fragile qu’ils avaient réussi à tisser au fil du temps semblait bien être histoire ancienne. Ils arrivaient toujours à bien travailler ensemble – honnêtement, ils formaient une équipe parfaitement efficace, parce qu’ils se complétaient à merveille – mais comme ils étaient carrément surchargés au boulot, ils n’avaient pas eu l’occasion de trop discuter de tout ce qui s’était passé. Ce qui s’était passé à la soirée, mais également ce qui s’était passé entre eux. Fini, les pauses cigarettes ensemble, ou le repas du midi partagé au petit restaurant en face du commissariat. Fini les petites blagues auxquelles Eames ne riait pratiquement jamais. Ils n’échangeaient presque plus aucun mot, les seules phrases prononcées étaient celles réellement nécessaires au travail. Et pour être parfaitement honnête, la situation attristait profondément Adalyn, qui s’était attachée à son collègue au fil du temps. Elle savait exactement à quel moment leur relation avait pris cette tournure empreinte de malaise : après la Burns Night. C’était elle qui l’avait poussé à venir à cette soirée, et au final, elle n’avait pas pu échanger ne serait-ce qu’un seul mot avec lui, vu la tournure des événements. On ne pouvait lui en vouloir, disons que lorsque la salle est remplie de lycans et de vampires prêts à vous sauter à la gorge, on a d’autres priorités que d’échanger des banalités entre collègues. Elle aurait évidemment pu lui parler à la fin de la soirée, lorsque les choses s’étaient enfin calmées. Mais elle avait rapidement quitté la soirée en compagnie d’Ewen, histoire de bien profiter du fait d’être toujours en vie…

Les jours s’étaient écoulés sans qu’Adalyn ne fasse quoi que ce soit pour remédier à sa situation avec Eames, mais aujourd’hui, en constatant son absence au boulot, elle avait décidé d’agir. Elle ne pouvait tout simplement plus supporter ce nouveau malaise qui lui rappelait trop ses premiers jours au commissariat d’Édimbourg. C’est pourquoi, en fin d’après midi, elle se retrouve chez Eames, à cogner avec énergie à sa porte. Il ne semble pas particulièrement ravi de la voir, ce qui ne l’étonne pas. Au moins, il lui propose d’entrer, ce qu’elle fait sans se faire prier vu le temps qu’il fait à l’extérieur. Ses vêtements et cheveux sont trempés, elle meurt de froid. « Merci. », dit-elle simplement une fois à l’intérieur. « Je prendrais bien une tasse de thé… ou de l’eau, tout simplement. » Rien de mieux qu’un thé pour se réchauffer, mais elle ne veut pas embêter Eames. Un sourire naît sur les lèvres d’Adalyn lors du dernier commentaire d’Eames. « Honnêtement… oui. » Son sourire se transforme en un petit rire timide alors qu’elle retire sa veste trempée. « T’inquiète, je peux survivre à une journée sans toi au boulot. Mais c’est vrai que tu me manques. » L’un des avantages de la personnalité d’Adalyn, c’est qu’elle ne tourne pas longtemps autour du pot lorsqu’elle a quelque chose à dire. Elle est venue ici dans un but précis, et n’a pas l’intention de faire languir Eames plus longtemps que nécessaire avant de le lui dire. « Il me semblait que nous avions appris à nous connaître, même à s’apprécier… Avec tout ce qui s’est passé, après cette descente à la banque, je pensais que nous étions amis. » Peut-être même un peu plus? Il y avait eu ce premier baiser, échangé après la nuit qu’il avait passé chez elle. Et répété à quelques reprises dans les heures qui avaient suivi, lorsqu’il était parti de chez elle, puis après qu’elle ait été tirée… Ils n’avaient pas renouvelé l’expérience, mais ils avaient passé pas mal de temps ensemble pendant la convalescence d’Adalyn, et si aujourd’hui elle commençait à éprouver des sentiments pour un autre homme, il y avait réellement eu un moment où elle avait envisagé un avenir avec Eames. Dans tous les cas, même si une romance était désormais exclue entre eux, elle en était venue à le considérer comme un ami, et elle en savait pas du tout comment réagir face à la distance qu’il avait imposé entre eux. « J’ai juste envie que ça revienne comme avant. Avant la Burns Night. », finit-elle par avouer, se mordant la lèvre inférieure suite à cet aveu.


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MessageSujet: Re: Échec et mat {ft. Adalyn   Lun 29 Fév - 23:09



Échec et mat.
Adalyn &Eames.

Ne voyant aucune réaction immédiate de sa part, je me dirigeais à la cuisine, Adalyn sur mes talons. Après tout, je venais de lui demander si je pouvais lui offrir quelque chose, et c’était le meilleur endroit pour cela. Je me postais à côté de la cuisinière, attendant une de ses réponses. Elle hésitait entre une tasse de thé ou de l’eau. Vu son état, j’optais plutôt pour du thé, s’il m’en restait dans mes placards. J’en doutais fort, mais après avoir fait les fonds de tiroirs, je trouvais ce que je cherchais. Je me tournais vers elle, hochant la tête. « Vu ton état, un thé plutôt ». Je lui montrais ma trouvaille. Du thé noir. Ce n’était pas grand-chose, mais au moins, ça avait le mérite d’être du thé. « Désolé, je n’ai pas autre chose ». Je mis en route la bouilloire pour faire chauffer l’eau, tandis que je me préparais un café. Je n’étais pas vraiment thé, et du café, actuellement, j’en avais bien besoin. J’avais encore le dos retourné quand elle reprit la parole. Honnêtement oui ? Elle me parlait de quoi là ? J’avais déjà perdu le fil de mes paroles. Ça commençait bien. Je levai les yeux au ciel, me tournant vers elle le temps que tout soit prêt. Je n’allais tout de même pas lui tourner le dos pendant plusieurs minutes. C’est à ce même moment que je compris de quoi elle parlait. Elle devait certainement faire référence au fait que je lui avais dit qu’elle n’arrivait pas à se passer de moi. Je fus tout de même surpris, maintenant que j’avais réussi à recaser sa réponse dans le bon contexte. Comment je devais le prendre moi ? Et je ne comprenais vraiment pas. J’étais tout ce qu’il y avait de plus désagréable avec elle, surtout depuis la Burns Night, et je lui manquais ? Je restais complètement abasourdi et je ne répondis rien du tout. J’étais … déconcerté. Heureusement pour moi, mon café était prêt ainsi que son eau. Je retournais donc à mes besognes, sortant deux tasses de l’armoire au-dessus de moi et je les remplis. Je vins déposer la sienne, avec le sachet de thé à l’intérieure, tout en posant la mienne pas loin. J’allais ensuite chercher le sucrier ainsi qu’un berlingot de lait. Je ne savais pas comment elle aimait son thé, et autant qu’elle fasse le reste elle-même. Je m’assis en face d’elle, essayant de boire mon café encore trop chaud. Je n’avais encore rien dit. J’essayais tout simplement de digérer ses paroles, tout en sachant que, si on continuait sur ce sujet, on allait se lancer sur un terrait minet. La seule chose que je trouvais à dire, sur le moment, fut : « Tu n’es pas trop mouillée ? Avec toute cette pluie … Si tu veux, je peux te prêter une de mes chemises, ou pull. Certes, ce n’est pas à ta taille, mais tu serais au sec ». Taggle Eames. Je l’avais dit que la situation allait s’empirer. Je ne savais vraiment pas ce qu’il m’avait pris de dire ça. J’hochais ensuite la tête, résigné. « Bon. J’ai bien entendu ce que tu m’as dit, mais tout d’abord, je pense plutôt qu’il faut qu’on parle. Je crois que je te dois des explications, et peut-être que, tu comprendras mieux ». Je me levai, ma tasse dans la main. « Mais pour cela, je pense qu’on sera mieux confortablement assis au salon. Ça risque d’être long. Viens ». Je lui fis signe de me suivre, et juste avant d’aller m’affaler sur mon fauteuil, j’allais chercher la bouteille de whisky. J’avais besoin de force, et sans cette boisson, je n’étais pas sûr de pouvoir dire tout ce que j’avais sur le cœur.

Je m’installais enfin sur mon fauteuil, comme une masse, un peu plus loin qu’Adalyn. Je me penchais en avant, posant mes bras sur mes genoux, buvant de temps en temps mon café, avant qu’il ne refroidisse trop. La bouteille de whisky sera pour plus tard. « Tout d’abord, ce que tu dois savoir, c’est que je n’ai rien contre toi personnellement. C’est juste que … j’ai été un peu pris au dépourvu. En résumé, j’ai appris ta venue le jour-même, autant dire que je n’ai pas vraiment eu le temps de m’y faire, surtout psychologiquement ». C’était parti. « Je pense que tu as dû remarqué que dès le départ, entre nous, ça n’allait pas très bien. Ce que tu ne sais pas, par contre, c’est qu’avant toi, j’avais eu un autre coéquipier. Qui était devenu un ami ». Je restais un moment silencieux, repensant au bon vieux temps. « Et oui, je parle de lui au passé, tout simplement car il est mort pendant qu’on allait s’occuper d’une histoire banale. Nous étions en train d’intervenir au domicile d’un couple, dont le mari était devenu franc fou, et lui a tiré dessus. Il est mort instantanément ». Je bus une autre gorgée de mon café, réhydratant ma gorge qui était devenu sèche, rien qu’en me souvenant de ce qui s’était passé. « C’était environ six mois avant ton arrivée. Disons que je m’étais surtout habitué à être seul, et surtout que, au moins, si quelque chose se passait moi, c’est moi seul qui ramasserait les conséquences ». Je basais la tête, omettant volontairement que ce jour-là, c’était entièrement de ma faute. Je ne l’avais pas assez couvert, disant que la voie était libre, et voilà qu’une seconde après il s’écroulait par terre. Encore maintenant, je n’arrivais pas à me débarrasser de cette culpabilité. « Je n’ai pas envie de revivre la même chose ». Je murmurais presque, n’étant pas sûr qu’elle l’entende. « Ensuite. Parlons-en de la Burns Night. Comme tu le sais, je ne voulais pas y aller, au début, mais tu m’as en quelque sorte harcelé pour que j’y mette les pieds, et je suis venu ». L’amertume était encore présente et je n’osais pas la regarder. « Je savais que je n’aurais pas dû, et en effet, dès que j’y ai mis les pieds, tout est parti à vau-l’eau. Résultat final : carnage total ». Je vidais d’un train mon café, rapprochant de moi la bouteille de whisky, mais la gardant fermée. Je soupirais, continuant mes explications. « L’année passée, à Halloween, j’avais accepté d’aller à la soirée annuelle, organisée par la ville. Erreur. Très mauvaise erreur. Tu étais encore à Londres à ce moment-là, mais on devait tous venir déguisé et … un peu comme à la Burns Night, la soirée à tourner au vinaigre. On est devenu nos déguisements. Autant te dire que c’était la joie parmi nous ». Ouais bon, ce n’était peut-être pas une très bonne idée non plus de se déguiser en Jack l’Eventreur aussi, mais c’était tout ce que j’avais sous la main. « Voilà donc une autre raison du pourquoi je ne voulais vraiment pas aller à cette fichue soirée, et oui, au fond de moi, je te tiens pour responsable. Si tu n’aurais pas insisté, j’serais certainement resté tranquille chez moi ». Tout en sachant que bon, à la fin, c’était de ma faute, étant donné que j’avais tout de même décidé d’y aller. « Et … que pour finir, résultat des courses, tu voulais absolument que je vienne, mais que m’as en quelque sorte complètement snobé ». Je me tus un instant. J’avais la gorge sèche.  

Je me levai, pour me dégourdir les jambes, et j’allais chercher deux verres, au cas où elle en voudrait aussi, avant de retourner m’asseoir et de me servir. Jusqu’à présent, je ne l’avais pas encore regardé. Enfin si, à la cuisine, mais depuis que nous étions au salon, pas encore. Je continuais sur ma lancée, comme si je n’arrivais plus à m’arrêter. « Troisièmement, si je me comporte d’une façon aussi exécrable, c’est tout simplement pour te protéger. Tu ne vas certainement pas me croire, mais pourtant, c’est bel et bien le cas. Tu ne me connais vraiment pas Adalyn. Pas comme tu le penses. Et c’est pour cela que je préfère me comporter ainsi, envers certaines personnes. Simple protection ». Je vidais d’un trait mon verre avant de me reservir, mais ne le touchant pas. Je me levai à nouveau, allant m’accouder vers le rebord de la fenêtre, que j’avais ouvert, et je m’allumais une cigarette. « Je sais très bien ce que tu dois te dire, et que tu ne comprends pas. Certes, on a découvert qu’on avait les mêmes gênes dans notre sang, qu’on était tous les deux des sorciers, mais … tu ne connais en rien mon pouvoir ni de quoi je suis capable. Loin de là ». Je n’allais pas jusqu’à lui raconter que j’avais failli tuer ma belle-mère, alors que j’étais seulement âgé de quatorze ans. Involontairement, étant donné, qu’à cette âge-là, je n’avais pas encore conscience de ce que j’étais vraiment. Peut-être que je lui en ferais part, un jour, mais là, j’en avais déjà trop dit. « Je cache une part très sombre en moi et c’est mieux pour toi, ou les autres, que tu t’en tiens éloignés ». Je n’avais pas bougé de ma place, et entre temps, mon chiot était venu se coucher aux pieds de la jeune femme.  « Voilà. Je n’ai plus rien à dire. Et j’en ai certainement trop dit déjà. Tu sais tout maintenant, ou presque. Je comprendrais tout à fait que tu veilles partir ». Mais, au fond de moi, est-ce que je le voulais vraiment ? C’était la première fois que je m’ouvrais de cette façon à quelqu’un. Il fallait bien que ça sorte un jour ou l’autre, mais j’avais je n’aurais pensé que c’était face à elle. Peut-être quelqu’un d’autre, mais … rien que le fait d’y penser, cela me faisait toujours mal. Je n’avais plus aucune nouvelle d’elle depuis environ six mois. Comme si elle avait disparu de la surface de la terre. D’ailleurs, je n’arrivais même pas à dire son nom. Je croisais les bras, déposant pour la première fois mon regard sur elle. « Si vraiment, je peux essayer de faire des efforts, mais je ne garantis rien du tout. Je ne suis pas prêt de changer du jour au lendemain, et même avec toute la volonté du monde, je n’y arriverais pas ». J’étais bien comme j’étais, et soit on m’acceptait ainsi, soit … au revoir. Il n’y avait pas d’autres solutions.

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